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  • African Cities Insights I La ventilation naturelle : une arme invisible, mais tellement efficace !

    < Back La ventilation naturelle : une arme invisible, mais tellement efficace ! Odyssées d’Architectures (Agathe Belot & Mathieu Jaumain) Cet article met en lumière la puissance de la ventilation naturelle comme solution low-tech pour lutter contre la surchauffe des bâtiments, alternative aux climatiseurs énergivores et mal intégrés. Historiquement utilisée dans les médinas du Moyen-Orient et adaptée par le modernisme tropical africain, cette méthode exploite des ouvertures stratégiques pour favoriser le renouvellement de l’air et évacuer la chaleur. Des projets contemporains, tels que celui en Tanzanie, démontrent également son efficacité en réduisant significativement la présence de moustiques et le coût de construction. La ventilation naturelle, simple à mettre en œuvre, offre ainsi une réponse durable et économique aux défis climatiques. De plus en plus de machines contrôlent la température de nos bâtiments et pourtant certains systèmes low-tech sont redoutables pour lutter contre la surchauffe ! La ventilation naturelle est l’un d’eux et mériterait d’être généralisée. Les climatiseurs sont devenus une réponse trop facile à de mauvaises conceptions architecturales. En plus d’être esthétiquement difficiles à intégrer, ils sont très énergivores. Leur popularité est paradoxale puisqu’il est aujourd’hui aisément possible de s’en passer avec une ventilation naturelle. Cette dernière est utilisée depuis des siècles. Elle remonte à la construction des premières villes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Le principe en est relativement simple : sur les faces les moins exposées au soleil se trouvent de larges ouvertures alors que sur celles qui sont les plus exposées, de petites fenêtres sont placées en hauteur. L’air chaud ayant une densité (et donc un poids) plus faible que l’air froid, monte naturellement, s’évacue par la petite ouverture et crée ainsi un courant d’air permanent. Dans la médina de Marrakech il est encore possible de visiter une partie de l’une des premières universités au monde, la Merdersa Ben Youssef, datant du XIIIe siècle, où un bassin d’eau au milieu du grand patio permet de créer un effet venturi et de rafraîchir de quelques degrés la température. C’était le lieu de prédilection des étudiants pour réviser. Les climatiseurs ont envahi les façades de Dakar, Sénégal, 2023 par Odyssées d’Architectures La ventilation naturelle a aussi été au centre d’un mouvement architectural né dans les villes africaines pendant la colonisation : le modernisme tropical. Les colons s’établissant sur le continent voulaient construire des édifices copiant ceux qu’ils connaissaient en Europe avec des styles et des matériaux identiques. Mais les architectes se sont rapidement rendu compte qu’il fallait adapter leurs habitudes constructives pour réaliser des bâtiments confortables dans de telles températures. De 1942 à 1960 Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew imaginèrent ainsi de nombreux édifices au Ghana et au Nigéria alliant style moderniste et ventilation naturelle. La plupart de leurs constructions sont encore utilisées actuellement telles qu’elles ont été pensées. Si Francis Kere, vainqueur du Pritzker Prize en 2022, est connu pour ses conceptions low-tech dans des villages reculés d’Afrique, d’autres architectes utilisent aussi la ventilation naturelle. Ainsi, le travail de John McAslan + Partners a permis de diminuer de 3 degrés la température dans les classes de plusieurs villages au nord du Malawi en utilisant des matériaux disponibles localement et avec un design simple pour pouvoir être mis en œuvre facilement par les villageois. On pourrait encore citer le projet de Insitu Architectes au Sénégal qui s’inspire du fonctionnement de la termitière pour ventiler l’église de Nianing, ou encore les projets de Mick Pearce au Zimbabwe comme le Eastgate Center et le Temple Indu de Harare datant des années 1990. Ingvartsen Architects_The Star Home Project_Mtwara, Tanzanie_2022_Photo/ Julien Lanoo Modernisme tropical, Musée national du Ghana, Accra, Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew, 1957 En plus de diminuer la température dans les bâtiments, les courants d’air permettent de chasser les moustiques. Alors pourquoi ne pas remplacer nos vitrages par des moustiquaires ? C’est l’idée qu’Ingvartsen Architects a développée pour The Star Homes Project. Dans plus de 50 villages au sud de la Tanzanie, un modèle de maison est répliqué et monitoré pour tester son efficacité à différents emplacements dans une même région. Après bientôt un an, les résultats sont déjà impressionnants. En construisant de manière compacte, mais avec un étage (chose rare dans cette région), la cuisine au rez-de-chaussée et les chambres au-dessus, et en recouvrant plus de la moitié de la façade par des moustiquaires, la diminution du nombre de moustiques est estimée à plus de 80% par rapport aux maisons traditionnelles. Des résultats très encourageants dans la difficile lutte du pays contre la propagation de la malaria. L’ambition d’Ingvartsen Architects est d’ensuite proposer ce modèle au gouvernement en tant que logement social, car en plus, son coût de construction est très faible. Alliée à des protections solaires ou à un petit bassin d’eau ou encore à des matériaux naturellement isolants, comme la terre, la ventilation naturelle est redoutablement efficace et même indispensable pour diminuer la température à l’intérieur des édifices. Outre ses qualités thermiques, elle permet de chasser l’air vicié et de réduire la présence de moustiques en assurant un renouvellement constant de l’air dans les espaces. C’est une stratégie qui peut s’appliquer partout, avec n’importe quel matériau de construction, dans tous types de bâtiments, mais surtout à un très faible coût, en plus d’être facile à mettre en œuvre. Sa seule exigence est d’être considérée en amont de la construction pour qu’elle soit optimale et judicieusement intégrée aux besoins des utilisateurs. Previous Next

  • AIN Videos Podcasts I Innovation et Tradition : La Vision Africaine de Taman Mhoumadi pour le Climat

    Taman Mouhadi, consultante et artiste, souligne l'importance de solutions locales et l'engagement de la jeunesse africaine face aux enjeux climatiques urgents. < Back Innovation et Tradition : La Vision Africaine de Taman Mhoumadi pour le Climat Taman Mhoumadi Taman Mhoumadi, alias Tamaha, artiste polyvalente et consultante en dérèglement climatique, met en lumière la perception erronée que le changement climatique est un sujet exclusivement occidental. Soulignant la vulnérabilité particulière des pays africains aux impacts climatiques, elle cite l'érosion côtière au Sénégal et les perturbations agricoles comme exemples flagrants. Taman insiste sur la nécessité d'une meilleure compréhension et acceptation du dérèglement climatique pour intégrer climat et développement durablement. Malgré les faibles émissions historiques de l'Afrique, elle appelle à l'action face aux projections futures, voyant dans les défis climatiques une opportunité d'innovation et d'emploi, notamment pour la jeunesse. Elle prône l'utilisation de solutions existantes adaptées aux réalités africaines, de l'agriculture ancestrale à la construction durable, tout en soulignant le rôle crucial des artistes dans la communication et l'éducation sur les enjeux climatiques.

  • African Cities Insights I Talensi traditional houses in Ghana

    < Back Talensi traditional houses in Ghana Talensi traditional houses in Ghana are centered on the design and construction of homesteads, promoting their indigenous cultural identity and demonstrating the value of social ties. The construction process involves men constructing and roofing structures, with women covering them. The Talensi community combines innovation, local knowledge, and resources to create low-cost, sustainable communities. The standardized construction schedule ensures transparency and reliability, promoting sustainability and reusability of traditional materials. The traditional building of Talensi is principally centered on the design and construction of homesteads. The architectural circular form of these traditional buildings, its homogenous layout, choice of construction materials, and process promotes their indigenous cultural identity, stands as an embodiment of the value of social ties, represents a substantial projection of hierarchical relations that make up a family or clan. Talensi is an area in the Upper East region of Ghana in West Africa, culturally and administratively termed Talensis. House Building among Talensi is guided by a solid sense of kinship, characterized by a cooperative effort by the clan to which a person belongs. Tengzug village, Nothern Ghana photo by imb.org Traditionally, the homestead is identified as a Talensi man’s focus, source of interests, prime initiatives, deepest emotional connections, values, shelter, and esteem of life. Talensi’s view on house construction is that men put up structures and roof them while women cover the structures for habitation, but the contribution of women is not counted, though the entire construction process involves members of varied ages, social standing, skills, and genders. The fusion of innovation, local knowledge, and resources promotes low-cost and sustainable communities tailored to their specifications. The traditional houses of the Talensi are circular with flat roofs although in recent years there has been the introduction of rectangular forms. The buildings are constructed with mud. Wall construction usually includes hand-molding kneaded laterite into standard spherical sizes and using the balls to construct the wall layer by layer. Finishing also involves a standardized process of plastering the wall surfaces with a mixture of mud, cow dung, and juice from boiled empty locust bean tree pods. The juice acts as a stabilizer, hardener, and waterproofing. As a standard schedule, traditional Talensi construction normally happens in the dry season between December and April. This period is without rainfall and the entire construction process, from site preparation to wall and floor finishing, is planned in this period. The need to standardize the construction schedule within this period is further strengthened by the fact that most traditional construction participants are farmers and would be engaged in farming in the rainy season. The standardized scheduling in the dry season is transparent and understood by all participants, thereby enhancing the reliability of the commitment of the entire team to planned activities for projects. This tends to stabilize the flow of construction activities within the planned duration. Sustainability through the indigenous building culture of Talensi is environmentally friendly associated with less generation of waste. This fundamentally stems from the recyclability and reusability of traditional materials. Another dimension focuses on the ability of the traditional building materials to merge back into the natural environment when they are not in use. Previous Next

  • African Cities Insights I The Pedestrian's Plight: Walking as an inconvenient mobility option in Abuja

    < Back The Pedestrian's Plight: Walking as an inconvenient mobility option in Abuja Mohammed Lawal Shaibu In Abuja, Nigeria's capital, walking is a common mode of transportation, yet the city's design and policies make it inconvenient and unsafe for pedestrians, particularly for marginalized groups like the poor, disabled, elderly, and children. The city's car-centric planning, including separate land use zones and limited public transportation, forces residents to rely on cars to access essential services. To improve walkability, Abuja must prioritize mixed land use, increase intersection density, establish functional public transit, enhance streetscapes, and enact pedestrian-friendly policies. Understanding the factors affecting walkability, such as land use, urban compactness, circulation, public transit, streetscape, and management policies, is crucial. Implementing measures to enhance walkability not only improves urban mobility but also promotes equity and inclusivity. Despite its challenges, Abuja has the potential to become more walkable through proactive urban planning, policy enforcement, and community engagement, ultimately leading to a more sustainable and inclusive city. Like many other African cities, walking is a primary mode of transport for most trips in Abuja, Nigeria’s capital city. However, the conditions for walking are inconvenient due to the character or state of the city’s land use plan, urban compactness, circulation plan, streetscape, and urban management policies. This excludes social groups such as the poor, disabled, aged, and children from enjoying urban mobility and requires urban citizens to own or use a car to fully access their rights to the city. In order to enhance walking conditions, the city needs to reduce its car dependency by addressing the factors that improve walkability. These include embracing mixed-uses for urban compactness and diversity as opposed to separating residential from non-residential land uses, promoting high intersection densities to reduce travel distances and offer multiple route choice, ensuring functionality in public transportation, enhancing the quality of the street, and introducing pedestrian-friendly urban policies. Research-based efforts to emphasise the urgent need for inclusive and sustainable urban mobility in Abuja should be echoed and applied in practice to improve the lives of people who live and work in the city. Aerial landscape view of Abuja City Business District, by Tayvay on shutterstock_1439458676 "Walking, but not walkable: just another African city." Before the development of Abuja, every city that existed in Nigeria had been formed – even as a small town – by socio-economic forces like markets and culture. As Bertaud (2018) puts it, such cities had their original order without design before the intervention of physical development plans. Abuja is different; it is the first city in Nigeria that was developed from scratch in line with a master plan. Its original order followed a blueprint designed between 1976 and 1979. In the preface of his influential book, Cities for People, Gehl (2010) assert that city planning during that period (from the 1960s to 2000s) was problematic because it largely ignored the human scale, manifesting drastic consequences that would not be recognized until much later. Abuja’s planning was no different; it largely followed western car-centric patterns that require the urban population to own or use a car in order to fully interact with the city (Shaibu & Adebayo, 2022). In African cities, over 70% of the urban population walk as a primary transport mode to access essential services, much higher than the global average of about 40% (UNEP & UNHSP, 2022). While this is often for a lack of choice, it implies that African cities are essentially walking cities despite the car-centric urban patterns in cities like Abuja and unfavourable and dangerous walking conditions in other Sub-Saharan African cities (Halias, 2020). It is therefore essential for such cities to rethink their approach to urban planning and management by prioritising walking (and cycling) as a convenient urban mobility option. To do this, existing features and elements in Abuja that make walking inconvenient for the pedestrian should be improved through urban planning decisions. These have been repeatedly stated in different mediums to emphasise the urgent need to pursue sustainable urban mobility for the city (Nigerian Urbanism, 2023; Shaibu, 2022; Shaibu & Adebayo, 2022). Aerial view of downtown Abuja, Nigeria, by Leandry Jieutsa from an image taken from Google Earth 2022 "Abuja must understand car-dependency and walkability, then drive towards the latter." Car-dependency and walkability can be said to be inversely proportional. Quite a number of progressive cities have made efforts at reversing car dependency – a situation when reliance on private vehicles is high because it is the most favoured and convenient form of urban transport. This is typically done through the introduction of multiple means, elements, or factors that support and encourage non-private car transport such as walking, cycling, and public transportation by making them safe and convenient, thus fostering walkability. To prioritise walking in Abuja, it is important that the key factors that determine its level of car-dependency or walkability are understood. Dan Burden, one of the most popular figures in the walkability movement globally, listed eleven (11) factors that affect walkability; they are the location of facilities, adequacy of walkways, connectivity, street orientation, density, street speeds, aesthetics, land use, affordability, and neighbourhood schools (Burden, 1992). Several other authors have developed similar lists with overlapping elements that apply to Abuja. Lived and practical urban planning experience in the city, as well as literature review on walkability, suggest that the factors most relevant to Abuja are its land use plan, urban compactness, circulation plan, public transportation systems, urban streetscape design, and urban management laws/policies. Abuja’s land use plan distributes primary facilities for commerce (retail shops and neighbourhood markets), education (nursery, primary, and secondary schools), employment (office buildings), health (primary health centres and clinics), and recreation (children’s playgrounds and other parks) separately from residents, affecting proximity, connectedness, and urban compactness. This makes residents have to travel longer distances to access the services within those facilities. Its circulation plan within districts mostly follow curvilinear and cul-de-sac patterns, while cross-intersections that offer more route choices and shorter walking distances are highly discouraged. The city has no functional public transport system in operation after a ban of mini-buses in 2013, a collapse of the replacement urban mass transport scheme with metro buses in 2018, and a discontinuation of the city’s only urban rail line in 2020 after just two functional years. Most of the city’s streets lack elements like street furnishing, signages, and paved uninterrupted sidewalks that make up complete streets. Lastly, urban management policies such as the closure of pedestrian access to commercial lots as a traffic management solution worsens the pedestrian’s plight. "Aiding the pedestrian’s plight is inclusive planning." The separate distribution of facilities, curvilinear road network, absence of public transportation, incomplete streetscapes, and short-sighted urban policies in Abuja imply that the life of an urban resident who does not have or cannot use a private car is made infinitely more difficult. Such residents fall into four main social groups that are excluded from fully enjoying convenient urban mobility. These are the poor (who cannot afford private cars), the disabled (who are wheelchair bound or blind and require help from able-bodied persons), the aged (who are not advised to drive after a certain age, could be wheelchair bound, and find harsh vehicle noises unfriendly), and children (who are not allowed to drive and at high risk of pedestrian injury and death). Enhancing walkability in Abuja is therefore about equity and inclusivity which are important sustainable development principles that accord high consideration to disadvantaged people. Abuja, by macdavis-johnson on unsplash, November 2021 "Still, the people are walking. Help them walk better." Despite the realities of Abuja, walking remains common for first and last mile intermodal transport especially in parts of the city where commercial motorcycles (okada) and tricycles (keke-NAPEP) are not allowed to operate. Abuja needs to intentionally enhance the highlighted factors that affect its walkability so as to make walking better by improving safety and convenience for pedestrians. The primary way to achieve this as emphasised by Jacobs (1961) is to plan land uses within walking distances of each other through mixed uses for more compact and diverse cities. Abuja needs to ensure that detailed plans for districts yet to be developed have sufficient provision for mixed-use plots within neighbourhoods. The current practice of allowing different kinds of uses along a mixed-use corridor, yet separate uses for every plot along that corridor, is a flawed approach. Instead, mixed use plots should allow different uses on different floor levels or different areas within one plot provided that the uses are compatible and complementary. Within already developed districts, particularly in Phase I of the city, efforts should be put towards densification through mutually beneficial partnerships between current property holders and housing developers as was historically applied in the Athens polikatoikias system (O'Sullivan, 2020). Densification of Abuja’s urban core will present other socio-economic benefits such as improved tax base per land area, better utilisation of existing infrastructure, and allowance for community parks with potential for increased social capital. It is also necessary to address the disinclination to cross-intersections in neighbourhood designs. The conventional grid street pattern that is prominent in cities like Barcelona, Chicago, and New York is considered to best facilitate walking because of its high intersection density which offers more route choices and shorter walking distances (Campoli, 2012). With such a pattern, pedestrians are more likely to walk along a straight line, have three possible directions to go on approaching an intersection, and can permeate through city blocks more frequently. Radial circulation patterns in historic African towns and cities also have high intersection densities with primary streets running to the central palace, market, and religious centre and circling secondary streets that repeatedly cross the primary streets at increasing radii. However, as early as from the university level, urban and regional planning students are sternly taught to avoid cross-intersections in their plans and designs, an ideology that is carried on to professional practice. The reason for this is that such intersections are considered to offer longer waiting time for vehicles to cross or turn and more possible vehicular conflict/collision points. Having established that they are better for pedestrians but arguably not as favourable to the vehicle, the discouragement of cross-intersections displays a glaring illustration of car-centric planning that pursues convenience for the vehicle at the expense of convenience for the pedestrian. Furthermore, Abuja is in desperate need of public transportation systems to intermediate the pedestrian’s long-distance trips. This implies that residents can walk (or cycle) from their starting destination to a nearby public transport station (e.g., bus stop), use the system to commute, and then walk to their final destination. Public transport systems are beneficial for cities as they minimize traffic congestion, pollution emissions, and energy consumption per traveler. Abuja, by oussama obeid on shutterstock, september 2023 The city has struggled with public transport over the past decade due to poor planning, maintenance, and financial constraints. Nonetheless, a lack of metro buses, at the very least, is inexcusable for a capital city of Abuja’s caliber. The city is currently dependent on private salon cars for public transport with overcrowding and physical struggle at popular pick-up/drop-off points. Sidewalks and their accompanying elements such as signs, furniture, landscaped strips, etc. are crucial to the walking experience. They should not be perceived as future add-ons for streets where the common practice in Abuja, mostly outside the urban core, is to pave drive lanes first and await interventions years in future. This leaves a lot of streets lacking those crucial elements that encourage people to walk and make walking more pleasant. Moreso, where such sidewalks are existing, efforts should be made to address interruptions such as reckless car parking, obstructive driveways into plots, and open refuse dumping. Lastly, policies that favour pedestrians and minimise car dependency should be enforced in the urban management of Abuja. Such policies should be derived following extensive and in-depth studies on the city’s physical and socio-economic urban context as well as case studies from successful policies in other cities around the world. "Abuja has the capacity to foster walkability if it decides to." Abuja is a unique African city because its development originally followed a masterplan, albeit a car-centric one. Yet, it is similar to many other African cities with regards to the high levels of walking The paradox is that despite the city’s car-centric plan, walking remains a primary urban transport mode and, therefore, efforts towards enhancing the walking experience through improved convenience and safety for the pedestrian should be intensified. The city’s land use plan, circulation plan, public transport functionality, streetscape, and urban management policies are critical factors that require intervention to reduce the city’s car-dependency and improve walkability. The current pedestrian-unfriendly state of these factors should not portray Abuja in bad light. They are instead an indication of the possibilities for more inclusive and sustainable urban mobility which can be achieved through an improvement in urban planning teaching, ideology, and practice as well as improved policy making at a city-level. To achieve these, urban planners and other stakeholders in academia and practice should grab every opportunity to help the city (and its decision-makers) understand where it falls short and why it needs to sit up. Resources such as the compilation of good practices that can inspire government actions and decisions to retain, protect, and enable people that walk and cycle in Africa are highly recommended (UNEP & UNHSP, 2022). What is Abuja waiting for? Abuja, by oussama obeid on shutterstock Previous Next

  • AIN Videos Podcasts I Urbanisation en Afrique: Défis et solutions

    Philippe Heinrigs aborde les défis de l'urbanisation en Afrique et les solutions potentielles. < Back Urbanisation en Afrique: Défis et solutions Philippe Heinrigs Dans cette intervention, Philippe Heinrigs de l'OCDE aborde les défis de l'urbanisation en Afrique, notamment dans les villes intermédiaires. Il souligne la croissance rapide de la population urbaine et l'attraction des villes pour les opportunités. Il met en lumière la nécessité de produire des données pour mieux comprendre cette dynamique et plaide pour une intégration de l'urbanisation dans les politiques de développement. Enfin, il appelle à une collaboration entre différents acteurs pour une gestion efficace et durable de l'urbanisation en Afrique.

  • African Cities Insights I Une confédération d’habitants pour renforcer le pouvoir d’agir dans les quartiers vulnérables en Afrique de l’Ouest

    < Back Une confédération d’habitants pour renforcer le pouvoir d’agir dans les quartiers vulnérables en Afrique de l’Ouest Pauline Leporcq, Olivier Moles, Aminata Baro Le projet de structuration de la confédération des habitants en Afrique de l’Ouest est porté par les associations de la société civile ouest-africaines et les organisations communautaires de base des quartiers précaires qui veulent renforcer leur pouvoir d’agir et faire entendre leur voix au sein des instances décisionnaires à l’échelle locale, nationale et internationale. Le projet est né de la réunion des groupements communautaires en fédérations d’habitants de chaque pays de l’Afrique de l’Ouest, sur inspiration du modèle d’appui du réseau Slum Dwellers International (SDI) majoritairement présent en Afrique de l’Est et du Sud. L’objectif de la confédération est de réunir au sein d’une même organisation sous régionale les habitants, acteurs du changement pour les quartiers précaires, afin de porter un plaidoyer d’envergure. Collectivement, ils défendent une vision commune structurée autour de différents axes : l’inclusion sociale pour renforcer la solidarité entre les habitant.es des quartiers et la capacité d’agir des jeunes et des femmes, le développement économique pour appuyer des initiatives économiques d’envergure dans les quartiers, mais aussi la résilience environnementale pour soutenir un développement urbain durable et résilient aux changements climatiques. Promouvoir le dialogue, partager des outils et responsabiliser les résidents grâce à une planification urbaine participative et à des initiatives communautaires Selon ONU Habitat, plus de 60% de la population urbaine du continent africain, soit environ 285 millions de personnes, dont 200 millions en Afrique subsaharienne, habite des bidonvilles ou des quartiers précaires. En 2018, l’espace UEMOA comptait 123 millions d’habitants, dont 39,8 % de citadins. Selon la déclaration de Alioune Badiane, ancien Directeur Exécutif d’ONU Habitat, au forum de Bamako en février 2017, le continent africain a vu l’amélioration des conditions de vie de 24 millions d’habitants des bidonvilles. Mais les besoins restent criants et grandissants. En Afrique Subsaharienne, la proportion totale de la population urbaine vivant dans les bidonvilles n’a diminué que de 5 %, soit 17 millions d’habitants sur la même période. Photographie drone banlieue de Dakar pendant les inondations Sénégal 2022 Crédit Photo Ismaila Seye Face à cette croissance démographique fulgurante dans un contexte de grande précarisation des populations urbaines, les autorités publiques ne parviennent pas à garantir l’accès au logement et à un cadre de vie décent aux populations les plus démunies. Parmi les outils dont disposent les autorités pour apporter une réponse à cette crise graduelle, figure la planification urbaine. Elle permet de mener une démarche globale dans une logique de projet urbain inclusif qui garantie l’implication de toutes les parties prenantes dans le projet d’aménagement et un cadre de vie durable où l’accès aux services de bases est garantie. Dans la pratique, la planification urbaine comme outil de fabrique de la ville est peu maîtrisée et utilisée. En réalité, les autorités publiques n’ont pas toujours les moyens financiers et l’expertise nécessaire pour mener à bien ces projets, ce qui conduit à une urbanisation anarchique, incontrôlée et à la naissance des quartiers précaires. L’enjeu de la confédération est d’encourager un changement de la vision et de la réalité des quartiers précaires, en encourageant le dialogue entre acteurs, en développant et partageant des outils et méthodes opérationnels inspirés des réalités, des traditions et des contextes de chaque pays ouest africain, qui permettent de renforcer les compétences et les capacités des habitants et de co-planifier les quartiers précaires de manière plus justes, pour améliorer concrètement l’habitat à différentes échelles. Point de situation de l’équipe technique urbaSEN chez un bénéficiaire au Sénégal, Bénédicte Hinschberger 2022 Parmi ces outils on peut citer les outils de collecte de données socio-économique et de vulnérabilités face au changement climatique et de cartographie par drone mis en œuvre par les habitants dans le cadre de la démarche “Know Your City” développée par le réseau Slum Dwellers International (SDI). Ils comprennent aussi les outils de financement solidaire par et pour les habitants développés sur le principe de la tontine, système d’épargne communautaire répandu dans la majorité des pays du continent africain, et dont certains sont suffisamment solides aujourd’hui pour soutenir la rénovation de l’habitat et la production de logements abordables. Enfin, les outils de gestion et d’organisation de groupements communautaires pour le renforcement global du pouvoir d’agir et les outils de formation pour la valorisation et la promotion des matériaux locaux et durables limitant l’impact environnemental dans la fabrication des villes africaines. Promouvoir le rôle de la communauté en tant qu’expert local des données et renforcer son influence dans la prise de décision publique L’approche portée par la confédération est basée sur la reconnaissance de l’habitant en tant qu’expert d’usage au cœur de la fabrique de la ville doté d’un pouvoir décisionnel. En tant qu’acteur clé de l’amélioration du cadre de vie, il doit être entendu et reconnu comme un maillon fondamental de la chaîne de décision dans la planification de la ville. L’habitant est une source de connaissances qu’il faut valoriser à l’aide d’un travail précis de collecte et de diffusion de données, alimentant le plaidoyer auprès des autorités locales et institutionnelles. Formation aux activités génératrices de revenus, Burkina Faso, Yaam Solidarity Media Team 2023 La collecte de données est un des plus gros défis des acteurs de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest. En effet, il est primordial de collecter des données fines à l’échelle locale et de façon régulière qui reflètent la réalité du quotidien de l’ensemble de la population pour une planification de projets de qualité répondant aux réels besoins des populations. Or, en Afrique de l’Ouest, les acteurs institutionnels (instituts de statistiques, banques nationales, organisations internationales) constituent l’essentiel des collecteurs, détenteurs et diffuseurs de données sur l’accès au logement et aux services de base. Cependant, les données dont disposent ces acteurs restent le plus souvent analysées à une échelle trop institutionnelle pour saisir les subtilités locales et sont collectées à une faible fréquence, ce qui les rend rapidement obsolètes face aux contextes en évolution constante et rapide. L’enjeu est donc d’accompagner la confédération à s’inscrire comme un acteur de référence en matière de collecte de données locales et contextuelles représentatives des populations des quartiers précaires. Par cette collecte encadrée et structurée, les habitants renforcent leur pouvoir d’agir et peuvent défendre leurs droits dans les instances publiques décisionnaires. Les initiatives de renforcement des capacités de la confédération renforcent le développement urbain durable et autonomisent les habitants de toute l’Afrique de l’Ouest Les fédérations d’habitants membres de la confédération sont chacune à un stade de renforcement de capacités différents. Le projet “Habiter et Mieux vivre dans les non lotis à Boassa”, financé par l’Agence Française de Développement et la Fondation Abbé Pierre, porté par CRAterre, urbaMonde et Yaam Solidarité, a permis, à travers une dynamique intégrée multipays, de commencer le travail d’accompagnement des fédérations au Burkina Faso, au Sénégal et en Guinée Bissau. Ce noyau dur porté par urbaSEN, Yaam Solidarité et le Grdr, a fait émerger une dynamique plus large qui donne naissance aujourd’hui aux prémices de la confédération. Cet accompagnement a permis, au travers de plusieurs activités de formation et de sensibilisation, de conscientiser les acteurs locaux à la production d’architectures raisonnées, ayant des impacts positifs sur le confort dans l’habitat, la création d’emplois locaux et la réduction du réchauffement climatique au sens large dans les 3 pays. Il a aussi permis de renforcer 2 fonds de rénovation urbaine, aussi appelé fonds rotatif et d’en créer 1 nouveau, à travers une dotation pour appuyer le financement de l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie par et pour les habitants. Guinea-Bissau savings group meeting, Grdr 2024 Des formations sur la cartographie par drone et la production de cartes thématiques ont aussi été réalisées. Il s’agit de faire exister ces quartiers, dont les contours sont souvent oubliés/inexistants sur les cartes dont disposent les pouvoirs publics. Et enfin, des activités de sensibilisation et communication animées par les fédérations habitantes pour la structuration des groupements membres des fédérations, la gestion de l’épargne communautaire et le renforcement du pouvoir d’agir et du plaidoyer auprès des autorités locales. L’ensemble de ces échanges pair à pair dans toute l’Afrique de l’Ouest, permettent la mise en œuvre de formations pour un renforcement des compétences horizontales-africaines par et pour les organisations de la société civile et les organisations communautaires de bases. Pour aller plus loin, plusieurs partenariats sont actuellement en cours de signature, appuyés par le Center For Affordable Housing Finance (CAHF) et Slum Dwellers International (SDI), en partenariat avec urbaMonde et urbaSEN, vainqueur du prix mondial de l’habitat décerné par ONU Habitat en 2023. Cette convention doit permettre d’appuyer sur plusieurs années le développement des outils et méthodes cités précédemment. Donner du pouvoir aux fédérations de résidents dans la planification urbaine offre une solution innovante aux défis du logement et du climat L’approche portée par ces organisations démontre sa pertinence et sa valeur ajoutée depuis plusieurs années. Les défis pour le droit au logement et au cadre de vie sont grandissants et le changement climatique accentue les besoins des populations, en particulier en matière d’adaptation. C’est pourquoi, il est crucial d’encourager le dialogue entre toutes les parties prenantes afin de trouver des solutions qui favorisent une action co-portée, co-financée, et co-résiliente. La considération de la confédération comme un acteur sérieux, pertinent et à grand potentiel est une nécessité pour aborder ces défis de façon innovantes. Les fédérations représentent une opportunité de combler les lacunes existantes dans la chaîne décisionnaire de la planification urbaine. La réelle redistribution d’une partie du pouvoir dans la fabrique de la ville à ceux qui la vivent est une solution innovante et pertinente face à ce contexte d’urgence climatique. Réunion Groupement d_épargne Sénégal FSH 2022 Crédit Equipe média urbaSEN Previous Next

  • Africityshoot: Lomé-Togo

    Lomé, the capital and largest city of Togo, is uniquely positioned as the only capital city in the world that borders another nation—Ghana. Situated on the Gulf of Guinea, Lomé serves as the economic and administrative hub of Togo, with its bustling port playing a critical role in the country's economy. The city is known for its vibrant markets, especially the Grand Marché, a colorful epicenter of Togolese commerce and culture. Lomé also features a mix of colonial architecture and modern buildings, reflecting its history and development. The city's coastline is lined with palm-fringed beaches, making it a picturesque location for both residents and visitors. Lomé-Togo Lomé, the capital and largest city of Togo, is uniquely positioned as the only capital city in the world that borders another nation—Ghana. Situated on the Gulf of Guinea, Lomé serves as the economic and administrative hub of Togo, with its bustling port playing a critical role in the country's economy. The city is known for its vibrant markets, especially the Grand Marché, a colorful epicenter of Togolese commerce and culture. Lomé also features a mix of colonial architecture and modern buildings, reflecting its history and development. The city's coastline is lined with palm-fringed beaches, making it a picturesque location for both residents and visitors.

  • African Cities Insights I Le Burkina Faso, une référence en matière d'architecture africaine authentique

    < Back Le Burkina Faso, une référence en matière d'architecture africaine authentique Yoel Kime Mukena Mukalay L'architecture africaine reflète la diversité culturelle du continent, mêlant traditions locales et influences externes. Des styles vernaculaires uniques, comme l'architecture soudano-sahélienne au Burkina Faso, utilisent des matériaux locaux et intègrent des aspects communautaires et fonctionnels. Cependant, l'influence eurocentrique, héritée du colonialisme et accentuée par la mondialisation, menace cette identité architecturale. Les architectes africains cherchent à concilier modernité et tradition, à l'image de Diebedo Francis Kere, en incorporant des éléments locaux et durables dans leurs conceptions. Le Burkina Faso se distingue en préservant son héritage architectural, reconnu internationalement par l'UNESCO. Cet exemple inspire une approche continentale visant à préserver l'identité architecturale africaine tout en s'adaptant aux défis de la mondialisation. L'architecture joue un rôle crucial dans l'expression et la préservation de l'identité culturelle. Elle constitue une manifestation visuelle des valeurs, des traditions, de l'histoire et du mode de vie d'une communauté. Le design, les matériaux et l'esthétique utilisés en architecture reflètent souvent les contextes culturels, sociaux et environnementaux dans lesquels elle est créée. Dans le contexte de l'Afrique, comme d'autres aspects de la culture africaine, l'architecture africaine est exceptionnellement diversifiée. Tout au long de l'histoire de l'Afrique, les populations locales ont développé leurs propres traditions architecturales locales. Dans certains cas, des styles régionaux plus larges peuvent être identifiés, comme l'architecture soudano-sahélienne de l'Afrique de l'Ouest. Un thème commun dans l'architecture traditionnelle africaine est l'utilisation de l'échelle fractale : les petites parties de la structure ont tendance à ressembler aux parties plus grandes, comme un village circulaire composé de maisons circulaires. Selon les preuves disponibles, l'architecture africaine dans certaines régions a été influencée par des cultures externes depuis des siècles. L'architecture occidentale a influencé les zones côtières depuis la fin du XVe siècle et est maintenant une source d'inspiration importante pour de nombreux grands bâtiments, notamment dans les grandes villes. L'urbanisation dans les pays africains de l'ère post-coloniale a vu les styles architecturaux eurocentriques dominer. Quelques pays, dont le Burkina Faso, préservent et intègrent les méthodes de conception pré-coloniales aux côtés des pratiques modernes, en faisant un modèle d'architecture africaine authentique. Caractéristiques générales L'architecture africaine est façonnée par l'interaction d'éléments environnementaux tels que les ressources naturelles, le climat, la végétation, ainsi que par les caractéristiques économiques et démographiques régionales. Certains édifices anciens ont survécu au fil des âges grâce à la durabilité exceptionnelle de la pierre, qui a préservé d'autres matériaux de la destruction par la pluie, la détérioration ou les termites. Dans les villages précoces des Sotho et des Tswana en Afrique du Sud et au Botswana, ainsi que dans les cercles de fosses au Zimbabwe avec des kraals de vaches naines enterrés, les kraals en pierre ont été l'objet d'études archéologiques. Les abris avec des rebords en pierre et des chaumières sphériques à toit de chaume étaient courants parmi les Sotho du Sud au XXe siècle. Les Tigres d'Érythrée et du Soudan ont construit des fermes en pierre à deux étages rectangulaires et circulaires, bien que certaines populations touaregs du Niger préfèrent les maisons en pierre carrées. La majorité des civilisations rurales africaines construisent leurs habitations à partir de matériaux localement disponibles tels que l'herbe, le bois, l'argile, le bambou et le palmier raphia. Les tentes en peau d'animal sont utilisées dans les modes de vie nomades. Dans les plaines, les toits de chaume sont typiques, tandis que le bambou et le bois dur sont utilisés dans les régions boisées. Des éléments de construction importants sont également la terre et l'argile. Les différents types de sols donnent lieu à des conceptions d'habitation uniques, comme les maisons abritées des Iraqw en Tanzanie et les maisons partiellement submergées du Mali et du Burkina Faso. L'impact des influences politiques externes L'Afrique a subi l'imposition d'influences coloniales tout au long de son histoire, qui ont affecté son environnement architectural. Les influences islamiques et chrétiennes sont particulièrement visibles dans les parties nord du continent. En conséquence, des régions du nord jusqu'à la côte est abritent des mosquées impressionnantes et des œuvres d'art élaborées. Cela est particulièrement évident dans l'architecture marocaine, qui a été fortement influencée par les conceptions architecturales islamiques. Le paysage architectural de la région subsaharienne est caractérisé par un grand nombre de petites colonies aux conceptions de logements variées. On y trouve des éléments de design baroque, arabe, turc et indien. Les colons portugais ont eu un grand impact, notamment en Éthiopie, où les influences portugaises sont clairement visibles dans les styles architecturaux du pays. Après l'indépendance de l'Afrique, l'architecture coloniale a connu une montée, entraînant une duplication généralisée d'un seul style à travers le continent. Mais lorsque la mondialisation a pris le relais, l'attention s'est portée sur le style architectural cosmopolite largement utilisé, qui s'est répandu dans le monde entier. La Pyramide in Abidjan Ivory Coast by Rinaldo Olivieri from 1973.Credit Katre L'influence de la modernité sur le paysage architectural de l'Afrique L'Afrique est une région où les conceptions architecturales récurrentes sont le résultat de la mondialisation. Après l'introduction de l'architecture moderne dans les années 1920 et 1930, les conceptions contemporaines et traditionnelles ont coexisté. Les bâtiments en verre avec des influences occidentales ont été le fruit du développement post-colonial. Des changements significatifs ont été apportés au tissu urbain et à l'urbanisme. Les techniques architecturales ont été influencées par l'accessibilité des matériaux. La mode régionale a été modifiée par les nouvelles technologies, et l'époque post-coloniale a entraîné des changements dans la vie et les cultures des populations. Ces changements ont un impact sur l'architecture privée et publique. Les villes africaines connaissent actuellement une expansion rapide, avec une nette préférence pour les conceptions architecturales occidentales contemporaines. Néanmoins, de nombreux architectes s'efforcent avec assiduité de préserver l'architecture indigène historique du continent, tant dans leur propre pays qu'à l'extérieur. Notamment, des personnalités du Niger et du Burkina Faso, telles que Mariam Kamara et Francis Kéré, entre autres, se sont distinguées en travaillant sans relâche pour préserver et innover les styles architecturaux africains. Leurs efforts servent d'exemple d'un engagement envers la sauvegarde et la revitalisation de l'héritage architectural du continent. The Kenyatta International Conference Center in Nairobi Kenya by Karl Henrik Nostvik from 1967-73.Credit...Iwan Baan Développement de l'architecture vernaculaire en Afrique, contexte du Burkina Faso Le Burkina Faso est l'un des rares pays africains à avoir maintenu son approche de conception traditionnelle tout en s'adaptant au monde moderne, alors que le changement continental en Afrique s'est généralement transformé en une modernisation profonde, négligeant les riches techniques historiques et le savoir-faire en matière de construction et de conception qui ont été accumulés au fil des siècles. Le Burkina Faso, un pays d'Afrique de l'Ouest, possède une riche histoire architecturale qui illustre les nombreuses influences culturelles et historiques qui ont façonné la nation. Le riche héritage des techniques de construction utilisées au Burkina Faso a évolué au fil du temps en raison des diverses cultures qui ont habité la région. Il est principalement lié aux arrangements domestiques et est lié à l'idée de la famille élargie, qui est la pierre angulaire de la structure sociale. Par conséquent, les changements sociaux et économiques qui ont lieu dans ces régions ont eu un impact profond sur l'architecture. Au Burkina Faso, chaque culture a développé ses propres modèles de logement particuliers qui représentent leurs modes de vie distinctifs et leur lien avec la terre. Ainsi, dans ce contexte, l'environnement construit sert d'exemple de l'importance culturelle et pittoresque des traditions folkloriques régionales. Le style architectural soudano-sahélien, qui est prédominant au Burkina Faso, se distingue par l'utilisation de briques de terre crue, de toits de chaume et d'éléments ornementaux tels que des écrans et des sculptures en bois. Ce design est populaire dans la région du Sahel et est influencé par les méthodes de construction traditionnelles des peuples autochtones. Un exemple notable de l'architecture soudano-sahélienne peut être trouvé à la Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso, située dans la deuxième plus grande ville du Burkina Faso. Elle illustre la tradition architecturale régionale avec sa construction élaborée en terre crue, ses motifs ornés et son minaret imposant. Actuellement, ces zones rurales du Burkina Faso, qui abritent plus de 70 % de la population du pays, conservent encore partiellement ce patrimoine vivant. Les communautés peuvent prendre en charge leurs besoins en logement par leurs propres moyens lorsque les méthodes de construction traditionnelles sont préservées. Les habitants construisent leurs propres maisons à partir de matériaux facilement accessibles, obtenant parfois de l'aide auprès de constructeurs locaux. Le logement populaire doit également faire face à la nécessité de s'adapter aux transitions sociales, économiques, culturelles et environnementales actuelles qui ont un impact différent sur les zones rurales à travers le monde. Grâce notamment au travail de l'architecte renommé Diebedo Francis Kere, qui a remporté une reconnaissance internationale, l'architecture moderne du Burkina Faso a reçu une attention particulière. En intégrant des technologies durables et des matériaux locaux dans ses conceptions, Kere allie régulièrement sagesse conventionnelle et concepts innovants. The Gando Primary School the Kéré Foundation’s inaugural project in 1998 Photographer Erik-Jan Ouwerkerk L'empiètement du style eurocentrique dans l'architecture moderne africaine : un inventaire L'envahissement du style architectural moderne en général, et du style eurocentrique en particulier, a laissé une marque sur l'architecture moderne africaine, soulevant des questions sur l'identité culturelle et l'histoire. L'environnement architectural des villes africaines a été impacté par l'architecture eurocentrique, qui est basée sur des idées de conception occidentales et s'éloigne de ses racines indigènes. Le colonialisme, qui impliquait les pays européens introduisant leurs styles architecturaux sur le continent, a préparé le terrain pour cette invasion. L'adoption de modèles occidentaux a été accélérée par les problèmes post-coloniaux et la mondialisation, ce qui les rend également plus accessibles et désirables pour les pays africains. Les initiatives de haut niveau soutenues par des investisseurs étrangers ont souvent des conceptions eurocentriques prédéfinies, endommageant involontairement l'identité africaine. L'éducation et la formation des architectes africains n'ont pas été épargnées par l'influence eurocentrique. La préservation et l'assimilation des concepts de conception indigènes sont souvent négligées au profit des enseignements occidentaux dans de nombreuses écoles et programmes d'architecture. Cependant, certains architectes adoptent un style plus mixte face à cette influence. Ils cherchent à combiner des éléments architecturaux occidentaux et africains dans une synthèse spéciale alliant modernité et héritage culturel. La menace pesant sur l'identité africaine et le patrimoine culturel est sérieuse en raison de l'invasion du développement architectural mondial et du style eurocentrique. Les styles architecturaux occidentaux dominent les horizons et les espaces publics, séparant l'environnement bâti des communautés qu'il dessert. Cela met en danger le sentiment d'appartenance et d'ancrage, des éléments cruciaux de la préservation culturelle. L'afflux de la conception eurocentrique dans l'architecture africaine contemporaine est un sujet complexe qui mérite une analyse minutieuse. Il doit y avoir un équilibre qui respecte l'héritage architectural unique de l'Afrique, même si certaines personnes accueillent favorablement la promesse de la mondialisation. Les architectes et les décideurs peuvent veiller à ce que les villes africaines restent enracinées dans leurs propres identités culturelles tout en embrassant le potentiel du monde moderne en prônant une approche plus inclusive qui intègre les idées de conception indigènes. Ce n'est qu'en prenant de telles mesures que l'architecture africaine pourra vraiment s'épanouir et préserver son identité unique face aux influences extérieures. Le Burkina Faso, gardien de l'authentique architecture africaine Le Burkina Faso, fier d'être le gardien de la véritable architecture africaine et de préserver son riche héritage culturel à travers son environnement bâti, est niché au cœur de l'Afrique de l'Ouest. Le Burkina Faso est une destination attrayante pour les amateurs de design africain traditionnel car, contrairement à certaines autres régions du continent, il a résisté à l'invasion des styles architecturaux eurocentriques. La diversité ethnique du Burkina Faso se reflète dans l'architecture du pays, chaque groupe ajoutant des caractéristiques distinctives à la création de maisons, de structures gouvernementales et de lieux sacrés. L'utilisation inventive de matériaux localement disponibles, comme la terre, l'argile, le chaume et le bois, est ce qui distingue l'architecture traditionnelle et permet aux bâtiments de s'intégrer parfaitement dans l'environnement environnant. Le style architectural soudano-sahélien, qui est le plus répandu dans la région du Sahel, est l'un des exemples les plus impressionnants de l'architecture traditionnelle burkinabée. Les mosquées en argile uniques de ce design ont des tours coniques et des accents de menuiserie, exhibant le superbe savoir-faire des artisans régionaux. La conception des maisons burkinabées a également une importance culturelle significative. Les murs entourent les enceintes familiales, créant un fort sentiment de solidarité et de sécurité. Ces établissements ont souvent des bâtiments en briques de terre reliés qui favorisent la vie communautaire tout en préservant l'intimité personnelle. Wood from eucalyptus — a tree that provides minimal shade in nature — lines the Burkina Institute of TechnologyPhotographer Jaime Herraiz Au Burkina Faso, l'architecture moderne est également imprégnée d'un sens de tradition. Des concepts de design traditionnels ont été tentés d'être incorporés malgré l'urbanisation et l'introduction d'éléments contemporains du développement. Les urbanistes et les architectes trouvent des méthodes créatives pour combiner les commodités contemporaines avec l'attrait esthétique de l'architecture traditionnelle africaine. Les communautés locales et le gouvernement prennent des mesures actives pour préserver leur histoire architecturale. Des célébrations régulières des méthodes et des conceptions de construction traditionnelles sont organisées, préservant l'héritage culturel pour les générations futures. De plus, le Burkina Faso est respecté internationalement pour son engagement envers une architecture africaine authentique. La contribution distinctive que le Burkina Faso a apportée à l'histoire architecturale de l'humanité a été élevée par des efforts pour inclure certains monuments architecturaux sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Enfin, le Burkina Faso sert de brillant exemple d'un pays dévoué à la préservation de son architecture africaine originale. Le pays renforce son sentiment de fierté en acceptant et en soutenant les méthodes de construction traditionnelles, ce qui contribue à préserver son identité culturelle. Le Burkina Faso invite le monde à observer et à respecter la beauté et l'inventivité de son riche patrimoine bâti en tant que gardien de ces chefs-d'œuvre architecturaux. A eucalyptus barrier provides shade for students at the Lycée Schorge Secondary School in Koudougou Burkina Faso. Photographer Francis Kéré Le Burkina Faso est respecté à l'échelle internationale pour son dévouement à une architecture africaine authentique. La contribution distinctive du Burkina Faso à l'histoire architecturale de l'humanité a été reconnue grâce aux efforts visant à inclure certains monuments architecturaux sélectionnés sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Enfin, le Burkina Faso sert d'exemple brillant d'un pays dévoué à la préservation de son architecture africaine originale. La nation renforce son sentiment de fierté en acceptant et en soutenant les méthodes de construction traditionnelles, ce qui contribue à préserver son identité culturelle. Le Burkina Faso invite le monde à observer et à respecter la beauté et l'ingéniosité de son riche patrimoine architectural en tant que gardien de ces chefs-d'œuvre architecturaux. Dans cet effort de préservation, des architectes comme Diebedo Francis Kere ont joué un rôle crucial, fusionnant la sagesse conventionnelle avec des concepts innovants pour produire des structures qui sont non seulement pratiques mais également solidement ancrées dans leur contexte culturel. Heat escapes from the building through wind towers jutting through the perforated white plaster ceiling and metal roof. Photographer Iwan Baan L'inspiration pour maintenir l'identité culturelle pendant la mondialisation peut être trouvée dans des nations comme le Burkina Faso. La préservation du patrimoine culturel pour les générations futures est assurée en respectant l'histoire architecturale. L'engagement du Burkina Faso envers une architecture africaine authentique souligne la valeur de reconnaître les différentes expressions culturelles, ce qui enrichit notre monde. La préoccupation cruciale pour les architectes passionnés par l'Afrique et son architecture est de savoir comment mettre en œuvre le modèle du Burkina Faso à l'échelle du continent pour préserver la forte identité architecturale africaine tout en embrassant un avenir prometteur. Previous Next

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