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- African Cities Insights I Une nouvelle vision du développement urbain au Sénégal à travers la ville intelligente
< Back Une nouvelle vision du développement urbain au Sénégal à travers la ville intelligente Les villes intelligentes en Afrique offrent de nouvelles voies pour une transformation urbaine durable. Les réformes réglementaires permettent désormais aux autorités locales de créer des réseaux numériques, un changement qui soutient les partenariats public-privé (PPP), attire les investissements tout en favorisant des infrastructures partagées et en prévenant les monopoles. Diop Dieynaba, responsable du programme Ville Intelligente de Diamniadio, souligne la nécessité d'une adoption technologique adaptée qui respecte le contexte unique de chaque ville, plutôt que de copier des modèles étrangers. L'approche de Diamniadio démontre que le développement des villes intelligentes peut renforcer la durabilité, l'efficacité et le bien-être des citoyens lorsqu'il est en adéquation avec les besoins et les valeurs locales. Malgré des obstacles comme des ressources limitées et le scepticisme public, Dieynaba est convaincue que les villes africaines peuvent façonner leurs propres modèles urbains intelligents en favorisant l'innovation locale, en actualisant les réglementations et en adoptant les partenariats. La ville intelligente est un modèle de fabrique urbaine qui offre de nombreuses opportunités pour la transformation urbaine en Afrique Dakar, Senagal Leandry Jieutsa 2023 Le développement des technologies ouvre de nombreuses portes en matière de développement urbain, résilient inclusif et durable. La ville intelligente est une approche pertinente, car permettant de mettre en place des infrastructures, réseaux et services interconnectés. Diop Dieynaba Cheffe de cellule de la Smart city de Diamniadio et Responsable du programme Smart city de Diamniadio. En effet, les réseaux d’infrastructures d’une Smart city sont des supports de la gestion optimisée d’une ville et cela permet d’anticiper et de résoudre les lacunes et pannes. Ces infrastructures permettront le raccordement des principaux équipements de gestion d’une ville intelligente à commencer par les caméras de vidéoprotection nécessaires pour en faire une ville sûre, tous les capteurs pour les solutions intelligentes de services urbains et mobilité. La ville intelligente est un processus de structuration urbaine utilisant les nouvelles technologies pour apporter des solutions durables, intégrant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Elle repose sur l’usage de technologies avancées comme les capteurs, les réseaux, l'IoT et la blockchain, qui jouent un rôle central dans l'amélioration de la ville. Dans les villes Africaines, on a l’habitude de construire et de gérer de manière sectorielle, les réseaux, les voiries et les services de la ville. Maintenant avec la Smart city on peut avoir un seul noyau qui est le centre de pilotage pour superviser tous les services de la ville. Cependant elle ajoute que chaque ville doit s’approprier et contextualiser ces technologies. Chaque ville adapte les technologies selon ses besoins spécifiques, en fonction de son identité et de ses priorités en aménagements numériques. Par exemple, au Sénégal, la ville nouvelle de Diamniadio, actuellement en cours d'aménagement, nécessite d'abord le développement d'infrastructures de base telles que la fibre optique, les réseaux Wi-Fi, et l'IoT pour supporter des solutions numériques. À Dakar, en revanche, le focus n'est pas principalement sur les infrastructures, mais sur des projets numériques facilitant la vie des citoyens, tel que des applications pour la mobilité, le covoiturage, et la gestion du trafic. Des start-up sénégalaises développent aussi des solutions innovantes pour répondre aux besoins spécifiques de la population. Ainsi, le concept de ville intelligente, ou Smart City, est aujourd’hui l’outil le plus adapté pour accompagner le développement des villes africaines en croissance. Il permet d'améliorer les conditions de vie des citoyens grâce au déploiement de solutions numériques et d'encourager l'intégration des nouvelles technologies dans un contexte de développement urbain. La ville intelligente de Diamniadio s’appuie sur l'Internet des objets pour optimiser la gestion urbaine à travers des infrastructures connectées La planification urbaine est un processus très complexe et implique plusieurs compétences et métiers. Par conséquent il faut digitaliser le processus et mettre en réseau tous les acteurs pour une meilleure transversalité. Smart City Diamniadio Les nouvelles technologies vont apporter des solutions innovantes dans la collecte des données, la prise de décision, travailler sur la modélisation des processus urbains. L'introduction du numérique dans la planification de ville vise notamment à ajuster et optimiser au mieux la consommation des ressources : énergie au niveau de la distribution électrique avec les smarts grids, consommation du réseau d’éclairage public, optimisation du traitement des déchets solides et liquides, gestion des réseaux d’eau. L'Internet des objets (IoT) joue un rôle central dans ce que nous mettons en place pour la ville intelligente de Diamniadio. Nous misons sur des réseaux en fibre optique, le Wi-Fi, et le IT, car l'IoT permettra de développer diverses solutions pour la gestion urbaine. Le projet Smart City de Diamniadio vise à créer une ville intelligente, durable et résiliente, en appuyant le développement d'infrastructures de connectivité mutualisées telles que la fibre optique, le réseau mobile et le Wi-Fi public. Cette approche permettra des usages numériques massifs et innovants. En parallèle, l'IoT facilitera la gouvernance numérique et la gestion des services publics, avec une unité centrale assurant la coordination des données en temps réel pour des solutions de sécurité (vidéoprotection) et de gestion de la mobilité urbaine. Diamniadio va devenir une référence dans la gestion des villes au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Cette gestion Smart permettra une maîtrise des coûts de fonctionnement, d’optimiser les temps de trajet et donc de réduire la pollution, et grâce à ses services et infrastructures, d’attirer un plus grand nombre de citoyens. Diamniadio se distingue par une approche intégrée combinant plusieurs fonctions incluant administration, évènementielle, éducation, industrielle, résidentielle et loisirs. La ville héberge 16 ministères décentralisés et la deuxième université du Sénégal, l’Université Amadou Mahtar Mbow, prévue pour accueillir environ 30 000 étudiants. Le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs, la maison des Nations Unies, des programmes immobiliers etc... Des capteurs intelligents seront installés pour optimiser la gestion de la mobilité et du stationnement et des services urbains, notamment dans la gestion des cas d’usages gestion des incendies, des inondations, des bacs à ordures, le trafic, l’éclairage public, la gestion numérique de l’assainissement en renforçant ainsi l'efficacité des infrastructures et la sécurité des citoyens. Pour faciliter l’interaction entre l’administration, les citoyens et les entreprises locales, une application numérique sera développée, offrant un accès en temps réel à des informations essentielles. Ce projet s'appuie sur le numérique pour non seulement répondre aux besoins des usagers en matière d’énergie, d’eau, d’assainissement, de mobilité et de gestion des déchets, mais aussi pour piloter le développement du Pôle urbain de manière durable et moderne. Mettre en place une infrastructure de fibre optique pour soutenir le développement rapide de la ville intelligente de Diamniadio Diamniadio, Hub technologique en pleine croissance au Sénégal, accueillent des infrastructures de pointe comme le parc technologique numérique, les datacenters de Sénégal Numérique SA. des bâtiments intelligents, tels que la Maison des Nations Unies et les sphères ministérielles, le Stade Abdoulaye Wade, le centre des Expositions de la SOGIP, le CICAD, Centre de Conférence Abdou DIOUF, l’Hôtel Radisson Diamniadio etc… illustrent la modernité de la ville. Dakar Arena de Diamniadio ajoute également à cette dynamique, visant à faire de Diamniadio un centre moderne et attractif. Face à la demande croissante de solutions technologiques que posent ces infrastructures et les entreprises, installées sur le site, un inventaire des besoins a été réalisé pour structurer l’aménagement numérique. Innovation – Le Sénégal inaugure officiellement son super calculateur, by prodpafrica Le déploiement de la fibre optique est un élément structurant de cette transformation. C’est dans cette optique qu’est mis en place un projet de connectivité en Fibre, Wi-Fi et IoT dans toute la ville. Ce projet, prévu pour fin 2024, offrira une couverture réseau mutualisée et partagée par les opérateurs aux logements, entreprises, administrations et établissements publics, garantissant une accessibilité équitable. La Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU) développe également un projet destiné à améliorer la sécurité et la gestion de la ville en temps réel. Ce projet géré avec le Ministère de l’intérieur, inclura l’installation de 700 caméras de vidéoprotection, des capteurs intelligents pour l’éclairage, la gestion des feux tricolores et des espaces verts, et une plateforme d’intelligence artificielle pour surveiller les embouteillages, détecter les déchets et prévenir les fuites d’eau. Grâce à un data center sécurisé, cette infrastructure permettra une gestion proactive des données. L’IoT sera mobilisé pour surveiller l’eau, la qualité de l’air, et la consommation électrique, assurant une efficacité énergétique, une sécurité accrue et un cadre de vie amélioré, positionnant Diamniadio comme un modèle de ville intelligente et durable. Enfin, pour garantir une exploitation efficace des solutions technologiques, une formation à la gestion des solutions cloud et des données sera offerte aux futurs opérateurs du centre de supervision de la ville. Ce centre jouera un rôle crucial dans la supervision des infrastructures, facilitant la maintenance proactive des services urbains tels que l’eau, l’air, et l’énergie. Les capteurs permettront, par exemple, de détecter rapidement les fuites d’eau ou les pics de pollution, contribuant ainsi à améliorer la sécurité et le bien-être des citoyens de Diamniadio. Le Partenariat Public-Privé pour soutenir une transformation urbaine qui optimise les ressources et favorise la transformation numérique des territoires Le Partenariat Public-Privé (PPP) joue un rôle structurant dans le développement du projet de ville intelligente de Diamniadio, en impliquant un éventail d’acteurs publics et privés. Ce modèle novateur s’articule autour de l'implication de divers acteurs, parmi lesquels figurent la Présidence de la République, plusieurs ministères (dont celui de l'Économie, du Plan et de la Coopération par le biais de l’Unité Nationale d’Appui aux PPP (UNAPPP) et celui de la Communication des Télécommunications et du Numérique, et du Ministère de l’intérieur), ainsi que des régulateurs comme l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) et l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP). Le Cabinet Tactis, en tant que mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO), accompagne la DGPU dans la coordination de ce projet complexe qui mobilise des ressources financières et technologiques issues du secteur privé sous la supervision étatique. L'initiative a aussi nécessité une approche pragmatique d’intégration des opérateurs privés afin de maximiser les investissements tout en permettant à l'État de gérer les remboursements sur une période définie. On est en train de finaliser deux PPP sur le projet Smart city Diamniadio, un PPP doit nécessairement être réalisé par une entreprise dédiée à cet effet SPV (Société dédiée pour réaliser le PPP) qui doit avoir un actionnariat majoritairement sénégalais, les entreprises étrangères peuvent avoir leur place, mais n’auront pas la majorité, ce sont les textes. Le PPP s’est imposé dans le cadre de la Smart City de Diamniadio, à la suite de recommandations formulées lors des séries ateliers de co contstruction de la vision en octobre 2021, par la suite, le principe des deux PPP a fait l’objet d’une validation dans le cadre d’ateliers de validation organisés les 15 et 16 novembre 2022 auxquels participaient divers partenaires comme le MCTN, l’ARTP, l’UNAPPP, la DCMP et la SENUM où les parties prenantes ont mis en avant la pertinence de ce modèle pour répondre aux exigences techniques et financières du projet. Atelier de validation de l'étude d'assistance à maîtrise d'ouvrage du projet Smart City Diamniadio En effet, la complexité du déploiement d’infrastructures telles que la fibre optique, combinée aux compétences limitées de l’État en la matière, a incité l’Unité Nationale d’Appui aux Partenariats Public-Privé (UNAPPP) à adopter une approche de dialogue compétitif. Ce processus a permis de rassembler les opérateurs privés nationaux, candidats à l’appel d’offres dotés des licences et de l’expertise nécessaires pour structurer un réseau de connectivité. Bien que la concurrence ait été limitée par les exigences réglementaires, cette méthodologie a permis d’engager les opérateurs télécoms nationaux tout en maintenant un cadre ouvert pour les sociétés infrastructures de fibre optique, ce qui a permis d’extraire les réseaux mobiles de l’appel d’offres, afin de faciliter une participation plus large. Le modèle PPP Diamniadio une ville connectée, connectivité ne vise pas seulement à optimiser les ressources pour le déploiement de la fibre optique et des infrastructures de communication, mais il sert aussi à garantir une gestion partagée et mutualisée des infrastructures, évitant ainsi les monopoles privés. Au Sénégal, où les opérateurs de télécommunications dominent traditionnellement le déploiement des réseaux, le PPP à Diamniadio offre un modèle de réseau public partagé qui permet à chaque opérateur de participer au développement tout en évitant un monopole d’un acteur unique. Le choix d’un modèle de réseau mutualisé permet ainsi de maintenir une concurrence saine et de conserver une vision équilibrée pour la Smart City. Dans un contexte africain où les opérateurs maîtrisent souvent les réseaux et le déploiement de la fibre, nous avons découvert que nous pouvions mettre en place un réseau Fibre optique public mutualisé, partagé entre opérateurs. La DGPU supervise la mise en place de deux principaux PPP : le premier, orienté vers la connectivité, couvre l’installation d’un réseau de fibre optique, de Wi-Fi public et d’IoT, et le second PPP : Diamniadio une ville sure, intelligente et durable, se concentre sur le déploiement de solutions matérielles et logicielles permettant un pilotage en temps réel de la ville. Outre les aspects techniques, le projet Diamniadio bénéficie également de l’apport financier des partenaires privés, lesquels permettent à l’État de réduire les coûts initiaux en se concentrant sur un modèle de remboursement échelonné. Ce cadre de PPP permet à l'État d’éviter un endettement direct tout en assurant le financement de technologies et infrastructures avancées. Cette approche est un modèle économiquement viable qui peut inspirer d’autres villes en Afrique de l’Ouest. Cette démarche permet de contrôler l'infrastructure et de réduire les risques de monopole privé, un enjeu crucial dans le développement de villes intelligentes. Le contrôle des infrastructures et des données reste un défi majeur, mais cette approche mutualisée nous offre une meilleure maîtrise du projet. En favorisant un environnement de gouvernance partagée, le PPP Diamniadio, une ville connectée pour la Smart City de Diamniadio crée un écosystème où l’innovation technologique et la durabilité se rejoignent pour faire de Diamniadio un modèle de ville intelligente, adapté aux besoins contemporains et aux attentes de croissance du Sénégal. Ce n'est pas un simple marché, car le PPP connectivité de Diamniadio concerne ici un vaste déploiement sur 1,644 hectares, soit environ quatre fois la taille du centre-ville de Dakar, dans le pôle urbain de Diamniadio. Il était essentiel de garantir la concurrence pour ne pas confier ce projet à un seul opérateur sans appel d’offres, ce qui n’aurait pas servi l’intérêt général. Une réforme des cadres réglementaires est essentielle pour le développement des villes intelligentes en Afrique, car elle crée un environnement favorable à l'innovation Les cadres actuels, souvent rigides et inadaptés, limitent l'innovation. Un cadre réglementaire modernisé encourage les investissements en clarifiant les attentes pour les entreprises et les investisseurs. En permettant des partenariats public-privé et des collaborations avec des acteurs internationaux, ces réformes facilitent l'accès aux technologies et au financement nécessaires. En outre, elles renforcent la transparence et la responsabilité, éléments cruciaux pour bâtir la confiance des citoyens envers les initiatives de ville intelligente. C’est le moment de la rupture sur nos façons de planifier, de concevoir et d’habiter nos villes, cependant une mise à jour des savoirs est nécessaire pour mettre en phase le développement de ce processus avec l’évolution de nos villes. Au Sénégal, il était initialement impossible pour les collectivités locales de déployer leur propre réseau de fibre optique, cette prérogative étant réservée aux opérateurs télécoms. Cependant, un décret du 7 juillet 2022 a permis aux collectivités d’aménager des réseaux de fibre afin de développer des villes intelligentes, une initiative qui n'existait pas auparavant au Sénégal. Cette réglementation a ouvert de nouvelles possibilités et a été un catalyseur pour Diamniadio. Dans le Plan d’actions de la Stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN 2025), il est prévu dans l’action 624, la DGPU est chargée de la mise en place d’une Ville Numérique sur l’Axe Diamniadio- Sébikotane, Diass et Lac Rose avec le Ministère. Avec l'appui du ministère des Télécommunications et du régulateur, un guichet unique a été créé pour accompagner la DGPU dans la gestion et le partage des réseaux à Diamniadio. Cette évolution a marqué un tournant : désormais, les opérateurs doivent suivre les directives de l'État et des collectivités locales avant de procéder à l’installation de leurs infrastructures, notamment dans les grandes villes. Les maires, souvent peu informés de ces changements, doivent encore prendre conscience de leurs nouvelles responsabilités, et il est essentiel que les réglementations évoluent pour donner aux collectivités locales davantage de pouvoir et de flexibilité afin de répondre aux enjeux de développement numérique. De plus, l'UNAPPP a mis en place de nombreux arrêtés pour soutenir les PPP et accompagner l'activité locale ainsi que les entités publiques. L'ARTP mène également des réformes pour promouvoir le partage de réseaux, mettant fin au déploiement anarchique. Sur Diamniadio on a travaillé sur une stratégie de partage de réseau pour le projet de connectivité de Diamniadio, le projet sera financé par un opérateur gestionnaire unique (SVP), il se chargera de la conception, le déploiement des réseaux, l’exploitation et commercialisation du réseau sur une durée de 18 à 20 ans, puis transférera sa gestion à la DGPU, assurant ainsi la propriété nationale. I l est indispensable de surmonter les défis de la transformation digitale en Afrique pour bâtir des modelés endogènes de villes intelligentes qui répondent aux réalités locales Il existe une résistance marquée au refus du changement et un scepticisme généralisé. L'innovation technologique est souvent perçue comme une idée éloignée des réalités quotidiennes africaines, où les problèmes liés à l'eau, à l'électricité et à la salubrité demeurent criants. Cette mentalité, ancrée dans les modèles urbains traditionnels, limite l'acceptation des nouvelles technologies et freine l'adoption de pratiques plus modernes et durables, rendant difficile la transition vers des villes intelligentes. Le manque de ressources financières et de compétences spécialisées constitue un autre obstacle majeur. La transformation vers des Smart Cities requiert des investissements importants, mais aussi des experts en urbanisme et en technologies numériques, qui font souvent défaut. Cette insuffisance de compétences entraîne des difficultés pour concevoir, déployer et gérer les infrastructures intelligentes, ajoutant des complexités à la mise en œuvre des projets et limitant leur impact potentiel. Par conséquent, les villes africaines se retrouvent souvent dépendantes de soutiens externes pour avancer vers le numérique. A cela s’ajoute, le défis de la réalisation des voiries et réseaux divers (VRD) intelligents, qui intègrent les infrastructures d’accueil (fourreaux, chambres, galeries techniques) pour le passage de la fibre. Ces infrastructures d’accueil de la Smart city sont réalisées concomitamment aux opérations de VRD sans ces derniers il n’aura pas de Smart cities (villes intelligentes). Cependant ces défis ne doivent pas empêcher l’innovation et freiner la dynamique de transformation urbaine dont a besoin le continent. Certes, il y a des défis liés aux infrastructures et aux ressources, mais je suis convaincue que nos villes peuvent évoluer vers ce que nous voulons en faire. Le président de la République a initié le projet de Diamniadio dans l'optique de rompre avec les déficits d’urbanisation des villes sénégalaises, marquées par un manque de planification et des quartiers dortoirs sans activité économique, sans voirie ni services d'assainissement. Les villes Africaines de demain doivent être durables, résilientes et faire l’objet d’une véritable planification numérique globale au moment de leur construction pour les villes nouvelles. Pour les villes existantes, travailler sur le développement de solutions technologiques adaptées aux besoins des citoyens. Il est crucial de répondre aux idées reçues selon lesquelles l'Afrique serait ‘’en retard’’ ou incapable de réussir dans le domaine des villes intelligentes. Certains pensent qu'il suffirait de transposer des modèles étrangers pour résoudre nos défis, mais ce n'est pas la solution. Chaque ville a son propre territoire, son identité et ses besoins spécifiques. Nous devons concevoir et planifier nos villes en tenant compte de nos moyens, de nos besoins spécifiques et de nos projections futures. Il n'est pas réaliste de demander à des acteurs étrangers de résoudre nos problèmes urbains. L'initiative doit venir de nous, les Africains. Nous devons porter notre propre vision et adapter la modernité et les technologies aux réalités locales» Previous Next
- African Cities Insights I Pan-African Architecture Biennale 2026
< Back Pan-African Architecture Biennale 2026 The Pan-African Architecture Biennale (PAAB), launching in Nairobi in 2026, is a groundbreaking event redefining how Africa’s built environment is imagined and discussed. In this interview with the African Innovation Network for The African Cities Magazine, curator Omar Degan, Somali-Italian architect and founder of the Biennale, explains how PAAB rejects Eurocentric notions of “modernity” and architectural value, calling instead for architectural sovereignty by Africans for Africa. Rather than showcasing spectacle, the Biennale will foster debate, collaboration, and radical self-definition across disciplines like architecture, art, urbanism, literature, and policy. Structured around decolonization, democratization, and reconnection, it aims to dismantle inherited hierarchies, revive erased knowledge, and promote education rooted in African contexts. Rotating biennially across African cities and mirrored by an open-access digital archive, PAAB ensures inclusivity and continuity. For Degan, it’s not just an event but an infrastructural and cultural movement—a collective act to reclaim authorship and reimagine African futures on African terms. In 2026, Nairobi will become the stage for a historic first: the Pan-African Architecture Biennale (PAAB). It’s not just a new event, it’s a turning point. For the first time, architects, urbanists, designers, academics, artists, writers, and policy thinkers from across the African continent and its diaspora will gather to explore, question, and rewrite the architectural narratives that have too long been defined by others. But don’t expect sleek models of futuristic towers or polite panel discussions about “development.” This Biennale isn’t selling architectural spectacle. It’s demanding architectural sovereignty. Curated by Somali-Italian architect and educator Omar Degan, the PAAB is being shaped as a radical act of self-definition. A public space where African voices lead the conversation about African spaces. It’s a break from the legacy of Eurocentric frameworks that have long dictated what counts as “good design,” “progress,” or “modernity” on the continent. Africa has always been the center of life, of resources, of knowledge. This Biennale is about reclaiming that center. It’s about shifting the architectural discourse from one imposed on Africa to one authored by Africa. Degan doesn’t mince words. He’s not trying to imitate Venice or align with global design trends. His vision is rooted in the belief that architecture is not neutral, it is cultural, political, and deeply historic. And in a continent of over 1.4 billion people, 54 countries, and thousands of traditions, the idea of a single ‘African architecture’ is both problematic and powerful. The Biennale, in his hands, becomes a platform to deconstruct clichés, surface erased knowledge, and reimagine the future of African cities on Africa’s terms. This isn’t about chasing global relevance, It’s about recognizing that what’s happening here on this continent is already shaping the future. We just need to stop asking permission to say so. At the heart of the Pan-African Architecture Biennale is a bold provocation. Indeed what if everything we’ve been taught about African architecture is wrong? For too long, the architectural identity of the continent has been boxed into two shallow extremes. On one side, there’s the romanticized image of vernacular mud huts, frequently used in travel brochures and academic footnotes, rarely treated as serious architecture. On the other, the glass-and-steel mimicry of Western cities, where so-called “modernity” is measured by height, cost, and how closely a building resembles something seen in Dubai or Shanghai. There’s this dangerous idea that architecture in Africa doesn’t exist unless it’s a safari lodge or a luxury resort designed by someone from the West. That’s the result of decades of colonial framing and academic neglect. This false binary has done real damage. It erases the rich diversity of architectural practices on the continent, flattens cultural expression, and undermines local knowledge systems that have evolved over centuries to respond to specific environments, climates, and ways of living. But Degan isn’t advocating a nostalgic return to tradition, nor is he interested in simply adding African flair to Western templates. His call is for a contemporary African architecture that emerges from the continent’s own logic, one that speaks to its ecological conditions, cultural pluralities, and social dynamics. Architecture is not about style, it’s about relationships to land, to people, to heritage. He points to the double standard embedded in global design culture. In Europe, the stone-and-wood chalets of the Alps are hailed as iconic examples of regional architecture, proof of cultural continuity and environmental wisdom. But when similar values appear in African architecture, natural materials, passive cooling, climate sensitivity they’re often dismissed as backward or undeveloped. Why are our vernacular buildings seen as primitive?” They’re no less architectural. They just haven’t been celebrated through the same lens. Degan believes this lens needs to be shattered and the Biennale aims to do just that. By gathering a wide range of voices and projects from across Africa, it seeks to expand the architectural imagination of the continent and show that African architecture is not a style, but a living, evolving system of knowledge. This is not about aesthetics. It’s about power. It’s about who gets to define what counts as architecture, and who is left out of that definition. The PAAB is not just an event, it’s a challenge to the architecture world itself. Set to debut in Nairobi in 2026, and designed to roam from city to city across the continent every two years, the Biennale aims to spark nothing short of a continental reckoning. It’s a deliberate move away from static, elitist formats and toward something fluid, collective, and rooted in African realities. We’re not trying to copy Venice. We’re not interested in replicating Western models. This is something that needs to feel African, function African, and speak African. At its core, the Biennale is a manifesto for reclaiming authorship, framed around three guiding principles: decolonization, democratization, and reconnection. The Biennale is a direct response to centuries of colonial and neocolonial control over the architectural narrative of Africa. From the design of public spaces to the curriculum in architecture schools, much of what defines “good architecture” on the continent still comes from outside. This event is about taking back the pen about giving African architects, academics, communities, and creatives the space to define, critique, and project their own visions of the built environment. The Biennale seeks to dismantle inherited hierarchies of value, style, and legitimacy. I want real conversations. Hard conversations. Like, why are local architects left out of humanitarian projects? Why does African architecture only get recognition when it’s filtered through a Western lens? The physical event in Nairobi will feature exhibitions showcasing both built and speculative projects, documentation of vernacular practices, and design research rooted in African contexts. But this isn’t just about presentation, it’s about dialogue. Instead of the usual polished panel discussions, the Biennale will host open debates where friction is welcomed and difficult questions are confronted head-on. Workshops will engage not only professionals but also students and families, making space for intergenerational exchange and grassroots participation. Across the city, installations and pop-up events will decentralize the experience, taking the Biennale out of formal institutions and into public spaces. It welcomes not just architects, but sociologists, anthropologists, planners, artists, historians, community activists, writers, and even sci-fi authors. Because building the future of African cities isn’t just a technical task, it’s a cultural, social, and political one. I want to hear from sci-fi writers. They’re imagining futures. And architects need to be in conversation with that. With dreamers, storytellers, and community builders. Workshops will engage families, students, and citizens not just professionals. Discussions will be multilingual, and spaces will be physically and digitally decentralized. It’s a vision of architecture as something collaborative, public, and alive. I don’t care about cute exhibitions where people take selfies at the vernissage. I want debates. I want friction. I want uncomfortable questions. Most global architecture events cater to the few elite institutions, jet-setting practitioners, and media-friendly “starchitects.” The PAAB is designed to do the opposite. The Biennale is preparing a fully digitized, open-access version that mirrors its physical counterpart. Every exhibition, talk, and research project will be documented, archived, and made freely available online. The reality is 90% of the people who would benefit from this Biennale won’t be able to travel to Nairobi. So we’re bringing the Biennale to them. That’s not a compromise. That’s the point. This is not an afterthought or a supplement, it’s a core component of the Biennale’s vision. The digital platform is being designed as a long-term knowledge infrastructure, a living archive that grows with each edition and remains accessible to anyone, anywhere. For students in Kisangani, researchers in Accra, or architects in the diaspora, the Biennale will be just a few clicks away. The goal is to redistribute access to architectural discourse, to break the cycle where African architects must go through Western publications or institutions to gain visibility on their own continent. The structure of the Biennale also reflects its pan-African ambition. After its inaugural edition in Nairobi, the Biennale will rotate every two years, landing in a different African city each time. This mobility is more than symbolic. Each host city will shape the identity, themes, and content of its edition, ensuring that the Biennale remains rooted in local realities and reflective of the continent’s vast diversity. What it looks like in Dakar will not be what it looks like in Addis Ababa, and that’s the point. One of the most urgent battles the Pan-African Architecture Biennale hopes to ignite is not about buildings, it’s about education. For Degan, the crisis in African architecture starts in the classroom, where outdated syllabi continue to shape how the next generation of architects think, design, and imagine. We’re still teaching Le Corbusier and Mies van der Rohe like they’re gods. But how many students know about Demas Nwoko, Hassan Fathy, or even someone like Laurie Baker, who worked in India for decades ? This is not a call to erase Western architectural history, but a demand for relevance and balance. Why are African architecture students still learning about 20th-century European masters in isolation without grounding in their own contexts, their own histories, their own climates and communities? The result, Degan warns, is a profession that continues to design for ideals imported from elsewhere, instead of from the ground up. But he’s quick to point out that fixing this is not as simple as swapping out a few textbooks. The deeper issue is a systemic absence of African documentation. Generations of African architects have worked often under challenging conditions, but left little behind in the way of drawings, essays, case studies, or critical reflections. Without archives, without records, without publications, the knowledge vanishes. If practitioners don’t write, if they don’t publish, then the next generation has nothing to learn from. We need to build a culture of documentation, archiving, and knowledge-sharing. Otherwise, we’re just repeating the same mistakes in silence. The Biennale, then, is not just an event or a showcase, it’s a call to action for a more self-reflective, self-sustaining architectural culture. Through its digital archive, its cross-generational dialogue, and its continent-wide network of contributors, it hopes to create a new reference library for African architectural education, one written from within. For Degan, the Biennale is also a political intervention, a way to build momentum behind local agency and push back against a top-down, imported vision of urban development. He believes African architects should have a stronger voice not just in the profession, but in policymaking, planning, and governance. We need to stop asking for a seat at the table. We need to build the table ourselves, and make it strong enough that no one can ignore it. The most radical ambition behind the Pan-African Architecture Biennale may not lie in what it presents, but in how it exists. From the start, Omar Degan has been clear: this is not another iteration of Venice in warmer weather, nor a tribute act to Chicago or Lisbon. It’s not about adapting a Euro-American model to African soil, it’s about a strory rooted in African realities, complexities, and contradictions. This has never been done before. That’s why it’s hard. But if we don’t create an African model for architectural discourse now, then when? What Degan and his team are attempting is not just a cultural event it’s an infrastructural shift. One that questions the frameworks of prestige, the flows of funding, the language of validation. One that builds its own platforms, its own archive, its own vocabulary. And crucially, one that does not wait for approval. Each one of us has a role to play. Students, practitioners. the moms bringing their kids to see what the future could be. This is not a passive event, this is a collective act. Participation doesn’t require a plane ticket. If you can’t be in Nairobi, the Biennale will meet you where you are digitally, openly, in your language and on your terms. Through its digital platform, open access archive, and decentralized philosophy, the PAAB is actively dismantling the idea that meaningful architectural discourse only happens in the room where power gathers. What’s being launched in 2026 is not a culmination, it’s a beginning. A beginning of new networks, new pedagogies, new alliances across borders and disciplines. A beginning that insists African cities are not blank slates for imported visions, but living systems of memory, struggle, creativity, and resilience. Get the full African Cities Magazine 6 Download the full article here degan-article-african_cities_magazine_6_english-20250826 .pdf Download PDF • 4.12MB Previous Next
- Africityshoot: Lubumbashi-DRC
Lubumbashi is the second-largest city in the Democratic Republic of the Congo, located in the country's southeasternmost part, along the border with Zambia. Discover through this series all the energy and beauty of this city of more than 2 million inhabitants, with a rich history and an impressive architectural heritage. Lubumbashi-DRC Lubumbashi is the second-largest city in the Democratic Republic of the Congo, located in the country's southeasternmost part, along the border with Zambia. Discover through this series all the energy and beauty of this city of more than 2 million inhabitants, with a rich history and an impressive architectural heritage.
- African Cities Insights I Le Burkina Faso, une référence en matière d'architecture africaine authentique
< Back Le Burkina Faso, une référence en matière d'architecture africaine authentique Yoel Kime Mukena Mukalay L'architecture africaine reflète la diversité culturelle du continent, mêlant traditions locales et influences externes. Des styles vernaculaires uniques, comme l'architecture soudano-sahélienne au Burkina Faso, utilisent des matériaux locaux et intègrent des aspects communautaires et fonctionnels. Cependant, l'influence eurocentrique, héritée du colonialisme et accentuée par la mondialisation, menace cette identité architecturale. Les architectes africains cherchent à concilier modernité et tradition, à l'image de Diebedo Francis Kere, en incorporant des éléments locaux et durables dans leurs conceptions. Le Burkina Faso se distingue en préservant son héritage architectural, reconnu internationalement par l'UNESCO. Cet exemple inspire une approche continentale visant à préserver l'identité architecturale africaine tout en s'adaptant aux défis de la mondialisation. L'architecture joue un rôle crucial dans l'expression et la préservation de l'identité culturelle. Elle constitue une manifestation visuelle des valeurs, des traditions, de l'histoire et du mode de vie d'une communauté. Le design, les matériaux et l'esthétique utilisés en architecture reflètent souvent les contextes culturels, sociaux et environnementaux dans lesquels elle est créée. Dans le contexte de l'Afrique, comme d'autres aspects de la culture africaine, l'architecture africaine est exceptionnellement diversifiée. Tout au long de l'histoire de l'Afrique, les populations locales ont développé leurs propres traditions architecturales locales. Dans certains cas, des styles régionaux plus larges peuvent être identifiés, comme l'architecture soudano-sahélienne de l'Afrique de l'Ouest. Un thème commun dans l'architecture traditionnelle africaine est l'utilisation de l'échelle fractale : les petites parties de la structure ont tendance à ressembler aux parties plus grandes, comme un village circulaire composé de maisons circulaires. Selon les preuves disponibles, l'architecture africaine dans certaines régions a été influencée par des cultures externes depuis des siècles. L'architecture occidentale a influencé les zones côtières depuis la fin du XVe siècle et est maintenant une source d'inspiration importante pour de nombreux grands bâtiments, notamment dans les grandes villes. L'urbanisation dans les pays africains de l'ère post-coloniale a vu les styles architecturaux eurocentriques dominer. Quelques pays, dont le Burkina Faso, préservent et intègrent les méthodes de conception pré-coloniales aux côtés des pratiques modernes, en faisant un modèle d'architecture africaine authentique. Caractéristiques générales L'architecture africaine est façonnée par l'interaction d'éléments environnementaux tels que les ressources naturelles, le climat, la végétation, ainsi que par les caractéristiques économiques et démographiques régionales. Certains édifices anciens ont survécu au fil des âges grâce à la durabilité exceptionnelle de la pierre, qui a préservé d'autres matériaux de la destruction par la pluie, la détérioration ou les termites. Dans les villages précoces des Sotho et des Tswana en Afrique du Sud et au Botswana, ainsi que dans les cercles de fosses au Zimbabwe avec des kraals de vaches naines enterrés, les kraals en pierre ont été l'objet d'études archéologiques. Les abris avec des rebords en pierre et des chaumières sphériques à toit de chaume étaient courants parmi les Sotho du Sud au XXe siècle. Les Tigres d'Érythrée et du Soudan ont construit des fermes en pierre à deux étages rectangulaires et circulaires, bien que certaines populations touaregs du Niger préfèrent les maisons en pierre carrées. La majorité des civilisations rurales africaines construisent leurs habitations à partir de matériaux localement disponibles tels que l'herbe, le bois, l'argile, le bambou et le palmier raphia. Les tentes en peau d'animal sont utilisées dans les modes de vie nomades. Dans les plaines, les toits de chaume sont typiques, tandis que le bambou et le bois dur sont utilisés dans les régions boisées. Des éléments de construction importants sont également la terre et l'argile. Les différents types de sols donnent lieu à des conceptions d'habitation uniques, comme les maisons abritées des Iraqw en Tanzanie et les maisons partiellement submergées du Mali et du Burkina Faso. L'impact des influences politiques externes L'Afrique a subi l'imposition d'influences coloniales tout au long de son histoire, qui ont affecté son environnement architectural. Les influences islamiques et chrétiennes sont particulièrement visibles dans les parties nord du continent. En conséquence, des régions du nord jusqu'à la côte est abritent des mosquées impressionnantes et des œuvres d'art élaborées. Cela est particulièrement évident dans l'architecture marocaine, qui a été fortement influencée par les conceptions architecturales islamiques. Le paysage architectural de la région subsaharienne est caractérisé par un grand nombre de petites colonies aux conceptions de logements variées. On y trouve des éléments de design baroque, arabe, turc et indien. Les colons portugais ont eu un grand impact, notamment en Éthiopie, où les influences portugaises sont clairement visibles dans les styles architecturaux du pays. Après l'indépendance de l'Afrique, l'architecture coloniale a connu une montée, entraînant une duplication généralisée d'un seul style à travers le continent. Mais lorsque la mondialisation a pris le relais, l'attention s'est portée sur le style architectural cosmopolite largement utilisé, qui s'est répandu dans le monde entier. La Pyramide in Abidjan Ivory Coast by Rinaldo Olivieri from 1973.Credit Katre L'influence de la modernité sur le paysage architectural de l'Afrique L'Afrique est une région où les conceptions architecturales récurrentes sont le résultat de la mondialisation. Après l'introduction de l'architecture moderne dans les années 1920 et 1930, les conceptions contemporaines et traditionnelles ont coexisté. Les bâtiments en verre avec des influences occidentales ont été le fruit du développement post-colonial. Des changements significatifs ont été apportés au tissu urbain et à l'urbanisme. Les techniques architecturales ont été influencées par l'accessibilité des matériaux. La mode régionale a été modifiée par les nouvelles technologies, et l'époque post-coloniale a entraîné des changements dans la vie et les cultures des populations. Ces changements ont un impact sur l'architecture privée et publique. Les villes africaines connaissent actuellement une expansion rapide, avec une nette préférence pour les conceptions architecturales occidentales contemporaines. Néanmoins, de nombreux architectes s'efforcent avec assiduité de préserver l'architecture indigène historique du continent, tant dans leur propre pays qu'à l'extérieur. Notamment, des personnalités du Niger et du Burkina Faso, telles que Mariam Kamara et Francis Kéré, entre autres, se sont distinguées en travaillant sans relâche pour préserver et innover les styles architecturaux africains. Leurs efforts servent d'exemple d'un engagement envers la sauvegarde et la revitalisation de l'héritage architectural du continent. The Kenyatta International Conference Center in Nairobi Kenya by Karl Henrik Nostvik from 1967-73.Credit...Iwan Baan Développement de l'architecture vernaculaire en Afrique, contexte du Burkina Faso Le Burkina Faso est l'un des rares pays africains à avoir maintenu son approche de conception traditionnelle tout en s'adaptant au monde moderne, alors que le changement continental en Afrique s'est généralement transformé en une modernisation profonde, négligeant les riches techniques historiques et le savoir-faire en matière de construction et de conception qui ont été accumulés au fil des siècles. Le Burkina Faso, un pays d'Afrique de l'Ouest, possède une riche histoire architecturale qui illustre les nombreuses influences culturelles et historiques qui ont façonné la nation. Le riche héritage des techniques de construction utilisées au Burkina Faso a évolué au fil du temps en raison des diverses cultures qui ont habité la région. Il est principalement lié aux arrangements domestiques et est lié à l'idée de la famille élargie, qui est la pierre angulaire de la structure sociale. Par conséquent, les changements sociaux et économiques qui ont lieu dans ces régions ont eu un impact profond sur l'architecture. Au Burkina Faso, chaque culture a développé ses propres modèles de logement particuliers qui représentent leurs modes de vie distinctifs et leur lien avec la terre. Ainsi, dans ce contexte, l'environnement construit sert d'exemple de l'importance culturelle et pittoresque des traditions folkloriques régionales. Le style architectural soudano-sahélien, qui est prédominant au Burkina Faso, se distingue par l'utilisation de briques de terre crue, de toits de chaume et d'éléments ornementaux tels que des écrans et des sculptures en bois. Ce design est populaire dans la région du Sahel et est influencé par les méthodes de construction traditionnelles des peuples autochtones. Un exemple notable de l'architecture soudano-sahélienne peut être trouvé à la Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso, située dans la deuxième plus grande ville du Burkina Faso. Elle illustre la tradition architecturale régionale avec sa construction élaborée en terre crue, ses motifs ornés et son minaret imposant. Actuellement, ces zones rurales du Burkina Faso, qui abritent plus de 70 % de la population du pays, conservent encore partiellement ce patrimoine vivant. Les communautés peuvent prendre en charge leurs besoins en logement par leurs propres moyens lorsque les méthodes de construction traditionnelles sont préservées. Les habitants construisent leurs propres maisons à partir de matériaux facilement accessibles, obtenant parfois de l'aide auprès de constructeurs locaux. Le logement populaire doit également faire face à la nécessité de s'adapter aux transitions sociales, économiques, culturelles et environnementales actuelles qui ont un impact différent sur les zones rurales à travers le monde. Grâce notamment au travail de l'architecte renommé Diebedo Francis Kere, qui a remporté une reconnaissance internationale, l'architecture moderne du Burkina Faso a reçu une attention particulière. En intégrant des technologies durables et des matériaux locaux dans ses conceptions, Kere allie régulièrement sagesse conventionnelle et concepts innovants. The Gando Primary School the Kéré Foundation’s inaugural project in 1998 Photographer Erik-Jan Ouwerkerk L'empiètement du style eurocentrique dans l'architecture moderne africaine : un inventaire L'envahissement du style architectural moderne en général, et du style eurocentrique en particulier, a laissé une marque sur l'architecture moderne africaine, soulevant des questions sur l'identité culturelle et l'histoire. L'environnement architectural des villes africaines a été impacté par l'architecture eurocentrique, qui est basée sur des idées de conception occidentales et s'éloigne de ses racines indigènes. Le colonialisme, qui impliquait les pays européens introduisant leurs styles architecturaux sur le continent, a préparé le terrain pour cette invasion. L'adoption de modèles occidentaux a été accélérée par les problèmes post-coloniaux et la mondialisation, ce qui les rend également plus accessibles et désirables pour les pays africains. Les initiatives de haut niveau soutenues par des investisseurs étrangers ont souvent des conceptions eurocentriques prédéfinies, endommageant involontairement l'identité africaine. L'éducation et la formation des architectes africains n'ont pas été épargnées par l'influence eurocentrique. La préservation et l'assimilation des concepts de conception indigènes sont souvent négligées au profit des enseignements occidentaux dans de nombreuses écoles et programmes d'architecture. Cependant, certains architectes adoptent un style plus mixte face à cette influence. Ils cherchent à combiner des éléments architecturaux occidentaux et africains dans une synthèse spéciale alliant modernité et héritage culturel. La menace pesant sur l'identité africaine et le patrimoine culturel est sérieuse en raison de l'invasion du développement architectural mondial et du style eurocentrique. Les styles architecturaux occidentaux dominent les horizons et les espaces publics, séparant l'environnement bâti des communautés qu'il dessert. Cela met en danger le sentiment d'appartenance et d'ancrage, des éléments cruciaux de la préservation culturelle. L'afflux de la conception eurocentrique dans l'architecture africaine contemporaine est un sujet complexe qui mérite une analyse minutieuse. Il doit y avoir un équilibre qui respecte l'héritage architectural unique de l'Afrique, même si certaines personnes accueillent favorablement la promesse de la mondialisation. Les architectes et les décideurs peuvent veiller à ce que les villes africaines restent enracinées dans leurs propres identités culturelles tout en embrassant le potentiel du monde moderne en prônant une approche plus inclusive qui intègre les idées de conception indigènes. Ce n'est qu'en prenant de telles mesures que l'architecture africaine pourra vraiment s'épanouir et préserver son identité unique face aux influences extérieures. Le Burkina Faso, gardien de l'authentique architecture africaine Le Burkina Faso, fier d'être le gardien de la véritable architecture africaine et de préserver son riche héritage culturel à travers son environnement bâti, est niché au cœur de l'Afrique de l'Ouest. Le Burkina Faso est une destination attrayante pour les amateurs de design africain traditionnel car, contrairement à certaines autres régions du continent, il a résisté à l'invasion des styles architecturaux eurocentriques. La diversité ethnique du Burkina Faso se reflète dans l'architecture du pays, chaque groupe ajoutant des caractéristiques distinctives à la création de maisons, de structures gouvernementales et de lieux sacrés. L'utilisation inventive de matériaux localement disponibles, comme la terre, l'argile, le chaume et le bois, est ce qui distingue l'architecture traditionnelle et permet aux bâtiments de s'intégrer parfaitement dans l'environnement environnant. Le style architectural soudano-sahélien, qui est le plus répandu dans la région du Sahel, est l'un des exemples les plus impressionnants de l'architecture traditionnelle burkinabée. Les mosquées en argile uniques de ce design ont des tours coniques et des accents de menuiserie, exhibant le superbe savoir-faire des artisans régionaux. La conception des maisons burkinabées a également une importance culturelle significative. Les murs entourent les enceintes familiales, créant un fort sentiment de solidarité et de sécurité. Ces établissements ont souvent des bâtiments en briques de terre reliés qui favorisent la vie communautaire tout en préservant l'intimité personnelle. Wood from eucalyptus — a tree that provides minimal shade in nature — lines the Burkina Institute of TechnologyPhotographer Jaime Herraiz Au Burkina Faso, l'architecture moderne est également imprégnée d'un sens de tradition. Des concepts de design traditionnels ont été tentés d'être incorporés malgré l'urbanisation et l'introduction d'éléments contemporains du développement. Les urbanistes et les architectes trouvent des méthodes créatives pour combiner les commodités contemporaines avec l'attrait esthétique de l'architecture traditionnelle africaine. Les communautés locales et le gouvernement prennent des mesures actives pour préserver leur histoire architecturale. Des célébrations régulières des méthodes et des conceptions de construction traditionnelles sont organisées, préservant l'héritage culturel pour les générations futures. De plus, le Burkina Faso est respecté internationalement pour son engagement envers une architecture africaine authentique. La contribution distinctive que le Burkina Faso a apportée à l'histoire architecturale de l'humanité a été élevée par des efforts pour inclure certains monuments architecturaux sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Enfin, le Burkina Faso sert de brillant exemple d'un pays dévoué à la préservation de son architecture africaine originale. Le pays renforce son sentiment de fierté en acceptant et en soutenant les méthodes de construction traditionnelles, ce qui contribue à préserver son identité culturelle. Le Burkina Faso invite le monde à observer et à respecter la beauté et l'inventivité de son riche patrimoine bâti en tant que gardien de ces chefs-d'œuvre architecturaux. A eucalyptus barrier provides shade for students at the Lycée Schorge Secondary School in Koudougou Burkina Faso. Photographer Francis Kéré Le Burkina Faso est respecté à l'échelle internationale pour son dévouement à une architecture africaine authentique. La contribution distinctive du Burkina Faso à l'histoire architecturale de l'humanité a été reconnue grâce aux efforts visant à inclure certains monuments architecturaux sélectionnés sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Enfin, le Burkina Faso sert d'exemple brillant d'un pays dévoué à la préservation de son architecture africaine originale. La nation renforce son sentiment de fierté en acceptant et en soutenant les méthodes de construction traditionnelles, ce qui contribue à préserver son identité culturelle. Le Burkina Faso invite le monde à observer et à respecter la beauté et l'ingéniosité de son riche patrimoine architectural en tant que gardien de ces chefs-d'œuvre architecturaux. Dans cet effort de préservation, des architectes comme Diebedo Francis Kere ont joué un rôle crucial, fusionnant la sagesse conventionnelle avec des concepts innovants pour produire des structures qui sont non seulement pratiques mais également solidement ancrées dans leur contexte culturel. Heat escapes from the building through wind towers jutting through the perforated white plaster ceiling and metal roof. Photographer Iwan Baan L'inspiration pour maintenir l'identité culturelle pendant la mondialisation peut être trouvée dans des nations comme le Burkina Faso. La préservation du patrimoine culturel pour les générations futures est assurée en respectant l'histoire architecturale. L'engagement du Burkina Faso envers une architecture africaine authentique souligne la valeur de reconnaître les différentes expressions culturelles, ce qui enrichit notre monde. La préoccupation cruciale pour les architectes passionnés par l'Afrique et son architecture est de savoir comment mettre en œuvre le modèle du Burkina Faso à l'échelle du continent pour préserver la forte identité architecturale africaine tout en embrassant un avenir prometteur. Previous Next
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Africa Innovation Network is a think tank developing new approaches for more inclusive, resilient, and sustainable cities in Africa. We develop initiatives, projects, programs, and materials to support cities to move forward to more sustainable human settlements. Our Team. This is your Team page. It's a great space to introduce your team and talk about what makes it special, such as your culture and work philosophy. Don't be afraid to illustrate personality and character to help users connect with your team. Don Francis Founder & CEO Ashley Jones Tech Lead Tess Brown Office Manager Lisa Rose Product Manager Email info@mysite.com Call 123-456-7890 Follow
- Africityshoot: Marrakesh-Morocco
Marrakech, one of Morocco's most captivating cities, is renowned for its vibrant culture, historic architecture, and bustling souks. Known as the "Red City" due to its famous red sandstone walls, Marrakech is situated at the foothills of the stunning Atlas Mountains. It serves as a major economic center and tourist destination, blending ancient traditions with modernity. The heart of Marrakech is its UNESCO World Heritage-listed medina, a labyrinth of narrow alleys where travelers can explore palaces, mosques, and markets. The city is also famous for its beautiful gardens like the Majorelle Garden, and lively squares such as Djemaa el-Fna, where food stalls, snake charmers, and performers offer a taste of Moroccan life. Marrakesh-Morocco Marrakech, one of Morocco's most captivating cities, is renowned for its vibrant culture, historic architecture, and bustling souks. Known as the "Red City" due to its famous red sandstone walls, Marrakech is situated at the foothills of the stunning Atlas Mountains. It serves as a major economic center and tourist destination, blending ancient traditions with modernity. The heart of Marrakech is its UNESCO World Heritage-listed medina, a labyrinth of narrow alleys where travelers can explore palaces, mosques, and markets. The city is also famous for its beautiful gardens like the Majorelle Garden, and lively squares such as Djemaa el-Fna, where food stalls, snake charmers, and performers offer a taste of Moroccan life.
- African Cities Insights I La ventilation naturelle : une arme invisible, mais tellement efficace !
< Back La ventilation naturelle : une arme invisible, mais tellement efficace ! Odyssées d’Architectures (Agathe Belot & Mathieu Jaumain) Cet article met en lumière la puissance de la ventilation naturelle comme solution low-tech pour lutter contre la surchauffe des bâtiments, alternative aux climatiseurs énergivores et mal intégrés. Historiquement utilisée dans les médinas du Moyen-Orient et adaptée par le modernisme tropical africain, cette méthode exploite des ouvertures stratégiques pour favoriser le renouvellement de l’air et évacuer la chaleur. Des projets contemporains, tels que celui en Tanzanie, démontrent également son efficacité en réduisant significativement la présence de moustiques et le coût de construction. La ventilation naturelle, simple à mettre en œuvre, offre ainsi une réponse durable et économique aux défis climatiques. De plus en plus de machines contrôlent la température de nos bâtiments et pourtant certains systèmes low-tech sont redoutables pour lutter contre la surchauffe ! La ventilation naturelle est l’un d’eux et mériterait d’être généralisée. Les climatiseurs sont devenus une réponse trop facile à de mauvaises conceptions architecturales. En plus d’être esthétiquement difficiles à intégrer, ils sont très énergivores. Leur popularité est paradoxale puisqu’il est aujourd’hui aisément possible de s’en passer avec une ventilation naturelle. Cette dernière est utilisée depuis des siècles. Elle remonte à la construction des premières villes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Le principe en est relativement simple : sur les faces les moins exposées au soleil se trouvent de larges ouvertures alors que sur celles qui sont les plus exposées, de petites fenêtres sont placées en hauteur. L’air chaud ayant une densité (et donc un poids) plus faible que l’air froid, monte naturellement, s’évacue par la petite ouverture et crée ainsi un courant d’air permanent. Dans la médina de Marrakech il est encore possible de visiter une partie de l’une des premières universités au monde, la Merdersa Ben Youssef, datant du XIIIe siècle, où un bassin d’eau au milieu du grand patio permet de créer un effet venturi et de rafraîchir de quelques degrés la température. C’était le lieu de prédilection des étudiants pour réviser. Les climatiseurs ont envahi les façades de Dakar, Sénégal, 2023 par Odyssées d’Architectures La ventilation naturelle a aussi été au centre d’un mouvement architectural né dans les villes africaines pendant la colonisation : le modernisme tropical. Les colons s’établissant sur le continent voulaient construire des édifices copiant ceux qu’ils connaissaient en Europe avec des styles et des matériaux identiques. Mais les architectes se sont rapidement rendu compte qu’il fallait adapter leurs habitudes constructives pour réaliser des bâtiments confortables dans de telles températures. De 1942 à 1960 Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew imaginèrent ainsi de nombreux édifices au Ghana et au Nigéria alliant style moderniste et ventilation naturelle. La plupart de leurs constructions sont encore utilisées actuellement telles qu’elles ont été pensées. Si Francis Kere, vainqueur du Pritzker Prize en 2022, est connu pour ses conceptions low-tech dans des villages reculés d’Afrique, d’autres architectes utilisent aussi la ventilation naturelle. Ainsi, le travail de John McAslan + Partners a permis de diminuer de 3 degrés la température dans les classes de plusieurs villages au nord du Malawi en utilisant des matériaux disponibles localement et avec un design simple pour pouvoir être mis en œuvre facilement par les villageois. On pourrait encore citer le projet de Insitu Architectes au Sénégal qui s’inspire du fonctionnement de la termitière pour ventiler l’église de Nianing, ou encore les projets de Mick Pearce au Zimbabwe comme le Eastgate Center et le Temple Indu de Harare datant des années 1990. Ingvartsen Architects_The Star Home Project_Mtwara, Tanzanie_2022_Photo/ Julien Lanoo Modernisme tropical, Musée national du Ghana, Accra, Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew, 1957 En plus de diminuer la température dans les bâtiments, les courants d’air permettent de chasser les moustiques. Alors pourquoi ne pas remplacer nos vitrages par des moustiquaires ? C’est l’idée qu’Ingvartsen Architects a développée pour The Star Homes Project. Dans plus de 50 villages au sud de la Tanzanie, un modèle de maison est répliqué et monitoré pour tester son efficacité à différents emplacements dans une même région. Après bientôt un an, les résultats sont déjà impressionnants. En construisant de manière compacte, mais avec un étage (chose rare dans cette région), la cuisine au rez-de-chaussée et les chambres au-dessus, et en recouvrant plus de la moitié de la façade par des moustiquaires, la diminution du nombre de moustiques est estimée à plus de 80% par rapport aux maisons traditionnelles. Des résultats très encourageants dans la difficile lutte du pays contre la propagation de la malaria. L’ambition d’Ingvartsen Architects est d’ensuite proposer ce modèle au gouvernement en tant que logement social, car en plus, son coût de construction est très faible. Alliée à des protections solaires ou à un petit bassin d’eau ou encore à des matériaux naturellement isolants, comme la terre, la ventilation naturelle est redoutablement efficace et même indispensable pour diminuer la température à l’intérieur des édifices. Outre ses qualités thermiques, elle permet de chasser l’air vicié et de réduire la présence de moustiques en assurant un renouvellement constant de l’air dans les espaces. C’est une stratégie qui peut s’appliquer partout, avec n’importe quel matériau de construction, dans tous types de bâtiments, mais surtout à un très faible coût, en plus d’être facile à mettre en œuvre. Sa seule exigence est d’être considérée en amont de la construction pour qu’elle soit optimale et judicieusement intégrée aux besoins des utilisateurs. Previous Next
- African Cities Magazine 3 | AIN website
< Back African Cities Magazine 3 October 31, 2022 This third edition opens with an interview with Jean-François Habeau, Executive Director of the Global Fund for Cities Development (FMDV), on the issue of financing sustainable cities in Africa. The urban planning innovation section is followed by a wide range of innovative projects based on participation and collective construction. In order to inspire a larger number of people and particularly young people, this edition features a portrait of Aziza Chaouni, Principal architect at Aziza Chaouni Projects and Associate Professor at the University of Toronto. Finally, the magazine ends with a sweep of the main events on African cities that took place during the year. Financing Sustainable Cities in Africa Interview with Jean-François Habeau, Executive Director of the Global Fund for Cities Development (FMDV) The urbanization of the African continent constitutes an important economic potential provided that it is accompanied by policies aimed at low-carbon, inclusive and sustainable economies... Portrait: Aziza CHAOUNI, Principal architect at Aziza Chaouni Projects and Associate Professor at the University of Toronto A sustainable city is a city that offers enough affordable social housing. I think that giving access to housing to a large part of the population is already removing a lot of injustice. I think that it is absolutely necessary to review all our policies in terms of social housing in Morocco and in Africa. Innovative practices of urban transformation based on participation, collective making, digital technologies, dialogue, art, design English version Version française Previous Next
- Talk-apéro espaces publics | AIN website
< Back Talk-apéro espaces publics Conference March 27, 2026 Cameroon Retour sur un moment d’échange autour des espaces publics en Afrique Le 27 mars 2026, le Driver City Space à Yaoundé a accueilli le Talk-Apéro “Espaces publics en Afrique : comment concilier les formes, les fonctions et les usages ?”, un événement organisé par Africa Innovation Network dans le cadre des activités du African Cities Magazine. Cet après-midi d’échanges a rassemblé chercheurs, urbanistes, étudiants, acteurs publics et passionnés de la ville autour d’une question centrale : comment repenser les espaces publics africains à partir des réalités locales ? Une ouverture conviviale et engagée L’événement a débuté par un mot de bienvenue , mettant en avant l’importance des espaces publics comme lieux de vie, d’innovation sociale et d’expression citoyenne dans les villes africaines. Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide, les discussions ont souligné la nécessité de concevoir des espaces publics plus inclusifs, adaptés aux usages réels et capables d’intégrer les dynamiques informelles . Focus sur le African Cities Magazine #6 Un moment fort de la rencontre a été la présentation du numéro 6 du African Cities Magazine , consacré aux espaces publics en Afrique. Cette édition met en lumière : des études de cas à travers le continent , des approches innovantes d’aménagement , et des réflexions critiques sur les usages réels des espaces publics . Les échanges ont permis de souligner le décalage fréquent entre les modèles d’aménagement importés et les pratiques quotidiennes, appelant à une relecture contextuelle des espaces publics africains . Présentation du projet de recherche sur l'Analyse spatio-économique des espaces publics au Cameroun La rencontre s’est poursuivie avec la présentation d’un projet de recherche portant sur l’ analyse spatio-économique des espaces publics au Cameroun . Ce travail met en évidence : la diversité des usages (mobilité, commerce, sociabilité), le rôle clé de l’économie informelle, et les dynamiques d’appropriation des espaces par les usagers. Cette approche permet de mieux comprendre comment les espaces publics fonctionnent réellement, au-delà des intentions de planification. Conférence-débat. Formes, fonctions et usages : quelles articulations ? Le temps de conférence-débat a été particulièrement riche, avec des échanges dynamiques entre intervenants et participants. Plusieurs points clés ont émergé : la nécessité de reconnaître les usages informels comme partie intégrante des espaces publics , l’importance de concevoir avec les usagers et non uniquement pour eux , le besoin de développer des approches hybrides entre planification et pratiques sociales , et l’enjeu de faire des espaces publics de véritables communs urbains . Ces discussions ont mis en évidence le potentiel des espaces publics comme leviers de transformation urbaine inclusive. Un moment de networking convivial L’événement s’est conclu par un cocktail , offrant un cadre informel pour prolonger les discussions, créer des connexions et faire émerger de nouvelles collaborations. Ce moment a confirmé l’importance de ces formats hybrides, à la fois scientifiques, professionnels et conviviaux , pour nourrir les réflexions sur la ville africaine. Ce Talk-Apéro s’inscrit dans une dynamique plus large portée par Africa Innovation Network visant à : documenter les transformations urbaines en Afrique, valoriser les recherches et initiatives locales, et favoriser le dialogue entre chercheurs, praticiens et citoyens. D’autres événements et publications sont à venir pour continuer à explorer les enjeux des espaces publics, de l’innovation urbaine et de la gouvernance des villes africaines . Pour suivre nos prochaines activités :🌐 www.africinno.com 📧 contact@africinno.com Previous Next
- Africa Innovation Network
"Unlock urban potential in Africa! Africa Innovation Network focuses on creating sustainable, resilient African cities & innovative solutions for a better urban future." #AfricanCities A FRICA I NNOVATION N ETWORK: SUSTAINABLE SOLUTIONS FOR AFRICA AND THE WORLD WHO WE ARE We are a think tank developing new approaches for more inclusive, resilient, and sustainable cities in Africa. We develop initiatives, projects, programs, and materials to support cities to move forward to more sustainable human settlements. WHAT WE DO Through our network of experts in urban planning, architecture, engineering, transport and mobility, geographic information systems, design, etc., we accompany cities and territories in the creation of more inclusive and sustainable living environments. OUR APPROACH Our approach is human-centered and based on frugal innovations. We are developing simple, participative ideas and solutions to make our cities and our rural areas a better place for all . OUR MISSION Help through our initiatives to build a better future for all and make sure that no one is left behind in our cities.
- African Cities Insights I When art comes to town: The murals that cover African cities
< Back When art comes to town: The murals that cover African cities This article explores the rise of murals in African cities, their ancient history, and their contemporary role. From Johannesburg to Cairo, these works of art transform urban landscapes, tell cultural stories, and address social and political issues. Casablanca and Cotonou feature murals depicting history and national pride, while Johannesburg and Cairo display tributes to Mandela and powerful messages of tolerance. El Seed in Manshiyat Naser, Cairo, symbolizes change and unity within a marginalized community. These murals become cultural pillars and means of expression, promoting tourism and community unity. From the vibrant streets of Johannesburg to the colorful alleyways of Cairo, African cities are being transformed by murals. These large-scale works of art are adorning buildings, walls, and bridges, bringing life and color to urban spaces. Murals in African cities serve a variety of purposes. One of the reasons why murals are so popular is that they are a relatively inexpensive way to add beauty and vibrancy to urban areas. They are used to raise awareness of social and political issues, while others celebrate local culture and heritage. Whatever their purpose, murals are having a profound impact on African cities. They are attracting tourists, boosting local economies, and creating a sense of community pride. Murals have a long and rich history in Africa, dating back to ancient times. Some of the earliest known murals in Africa can be found in the tombs of the Egyptian pharaohs. Murals were also used by other African cultures to tell stories, celebrate religious beliefs, and document important events. For example, the Dogon people of Mali used murals to tell the story of their creation myth. The murals depict the journey of the Dogon people from their celestial home to Earth. The murals of the Ndebele people of South Africa are another example of the long tradition of mural painting in Africa. Ndebele murals are known for their bold colors and geometric patterns. They are used to decorate homes and other buildings, and they also have a spiritual significance. In the 20th and 21st centuries, murals have taken on a new significance in Africa. They are now being used to address important social and political issues, such as poverty, inequality, and HIV/AIDS. Murals are also being used to celebrate African culture and heritage. Casablanca, Morocco Casablanca has become a vibrant open-air art gallery, with murals covering the walls of buildings all over the city. From the bustling streets of Burgundy to the winding alleyways of the old medina, these murals tell stories, celebrate culture, and inspire passersby. Each mural is a unique work of art, reflecting the diversity and creativity of Casablanca's people. Some murals are abstract, with bold colors and geometric patterns. Others are figurative, depicting portraits, landscapes, and scenes from everyday life. One particularly striking mural can be found on Burgundy Street. It features portraits of the Moroccan national football team, who recently achieved a historic feat by reaching the semi-finals of the FIFA World Cup in Qatar. The mural captures the excitement and pride of the Moroccan people, and it has become a popular tourist attraction. Casablanca's murals are more than just works of art. They are also a source of pride and inspiration for the city's residents. They transform urban spaces, making them more colorful and inviting. They also serve as a platform for artists to express themselves and to share their stories with the world. Cotonou, Benin The mural in Cotonou, Benin is a truly impressive feat of art and engineering. It is the largest fresco in the world, measuring 1,300 meters long and 10 meters high. The mural was created by a collective of 27 artists from 13 different countries, and it took them over a year to complete. The mural is located in the port of Cotonou, which is one of the busiest ports in West Africa. The mural depicts a variety of scenes from Benin's history and culture. There are images of traditional dances, ceremonies, and everyday life. The mural also features portraits of some of Benin's most famous historical figures, such as King Ghézo and Queen Hangbé. The mural is more than just a work of art. It is also a symbol of Benin's growing cultural and economic importance. The mural has been well-received by the people of Benin. Many people see the mural as a symbol of national pride. The mural has also attracted tourists from all over the world. The Nelson Mandela mural by Shepard Fairey in Johannesburg, South Africa The Nelson Mandela mural by Shepard Fairey is a 10-storey, 2,174 square feet (202.0 m2) public artwork on Juta Street in Braamfontein, Johannesburg, created by Shepard Fairey and completed in September 2014. It pays tribute to Nelson Mandela and the 25th anniversary of the Purple Rain Protest. The mural is based on Fairey's iconic "Hope" poster, which was created for Barack Obama's 2008 presidential campaign. The mural depicts Mandela in a close-up portrait, with his signature bright white smile and piercing blue eyes. The mural is painted in a bold, colorful style, with shades of red, orange, yellow, and blue. The mural is located in a prominent location in Braamfontein, a vibrant and diverse neighborhood in Johannesburg. It is a popular tourist attraction, and it is also a source of pride for the local community. The mural is a reminder of Mandela's legacy and his fight for equality and justice. Perception" mural by El Seed in Cairo Cairo is another African city that is home to a vibrant mural scene. One of the most popular murals in Cairo is The Calligraffiti Mural of Garbage City. EL Seed, a French-Tunisian street artist, created a stunning calligraffiti mural in the Manshiyat Naser suburb of Cairo. The mural covers the sides of more than 40 buildings and features a quote from a Coptic Christian bishop: "Anyone who wants to see the sunlight clearly needs to wipe his eye first." The mural is located in a very poor neighborhood, and eL Seed had to work with limited resources. He also had to overcome the stigma that is often attached to Manshiyat Naser. Despite the challenges, eL Seed was able to create a beautiful and inspiring mural that has made a positive impact on the Manshiyat Naser community. The mural is a powerful reminder that we should not judge others too quickly, and that we should always strive to see the best in people and places. Manshiyat Naser is a neighborhood that is often overlooked and stigmatized, but eL Seed's mural is helping to change that. The mural has had a positive impact on the Manshiyat Naser community. It has helped to raise awareness of the neighborhood and its people, and it has also inspired a sense of pride and community spirit. Previous Next
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