
Le parcours de recherche-création sur l’analyse et le design des espaces publics en Afrique s’inscrit dans une volonté de repenser des modèles d’aménagement endogènes et inclusifs, ancrés dans les réalités locales. Organisé sur neuf semaines en format hybride par Africa Innovation Network, le Campus AFD, et la ville de Douala il combine activités asynchrones, ateliers en ligne, et ateliers en présentiel. Sa démarche repose sur trois piliers : s’inspirer des imaginaires pour réinventer les espaces publics, apprendre et créer à travers l’expérimentation collective, et enfin diffuser et influer par la production de rapports, d’articles, de capsules et d’événements publics. Les participants, issus de profils interdisciplinaires ont été sélectionnés pour représenter la diversité des usagers et enrichir la co-construction des savoirs. Les résultats soulignent la nécessité de penser les espaces publics comme des communs urbains avec des règles partagées, de former les praticiens à un urbanisme sensible, et de concevoir des carrefours fluides conciliant commerce, mobilité multimodale et sécurité. Ce parcours propose ainsi un cadre méthodologique inédit et un plaidoyer pour des espaces publics plus inclusifs, créatifs et adaptés aux pratiques locales.

Pourquoi les espaces publics ?
Le point de départ de ce parcours repose sur un constat majeur : les modèles urbains dominants sont souvent inadaptés aux réalités des habitants, qui réinterprètent et réutilisent les espaces publics selon leurs besoins. Friches urbaines, trottoirs, rues ou places deviennent ainsi des lieux de vie sociale, culturelle et économique. Dans les villes africaines, l’espace public se révèle être un véritable lieu de confluence où se rencontrent, s’entrechoquent et se recomposent pratiques sociales, imaginaires culturels et dynamiques économiques.

Il ne s’agit donc pas seulement d’infrastructures urbaines, mais de terrains d’expérimentation, de laboratoires vivants où émergent des formes inédites d’occupation et de production de l’espace. Ces espaces incarnent un paradoxe : d’un côté, des formes urbaines importées, issues d’un urbanisme dit « moderne » et standardisé ; de l’autre, des usages locaux qui, bien que souvent qualifiés « d’informels », traduisent en réalité des aspirations endogènes profondément ancrées. Les rues, en particulier, deviennent des lieux centraux de vie, d’échange et même de participation démocratique.
Cette inadéquation entre formes, fonctions et usages s’explique par de multiples facteurs : les ruptures historiques liées à l’esclavage et à la colonisation, la standardisation des modèles urbains, le déficit de compétences locales, la faible théorisation de l’espace public, des problèmes de gouvernance, ou encore la coexistence d’imaginaires multiples et parfois déconnectés des réalités.

Or, face à une urbanisation rapide dont les bénéfices économiques tardent à se concrétiser, les villes africaines doivent définir leur propre identité. Repenser les modèles de développement urbain devient une nécessité, afin de permettre aux villes du continent d’affirmer leur souveraineté culturelle et économique dans un contexte de mutations accélérées et de défis globaux tels que le changement climatique.
C’est dans cette perspective qu’a émergé ce parcours: une démarche exploratoire qui mobilise la recherche-création, alliant analyse scientifique, expérimentations et participation citoyenne. L’objectif est de dépasser la vision strictement fonctionnelle de l’espace public pour l’aborder comme un lieu de récits et de projections collectives, où les imaginaires urbains trouvent à s’exprimer.
En mettant en lumière les pratiques d’appropriation (qu’il s’agisse des marchés dits informels, des rues investies par les jeunes ou des places publiques transformées en espaces de débat) ce parcours entend impulser de nouvelles manières d’analyser et de construire la ville.
Un parcours pour inspirer de nouvelles pratiques de fabrique urbaine
Ce parcours de recherche-création propose une immersion dans la compréhension et la réinvention des espaces publics à travers une approche pluridisciplinaire et collaborative. Il vise à analyser leur rôle central dans les dynamiques urbaines du continent, en intégrant les dimensions historiques, sociales, économiques et environnementales. L’initiative invite à comprendre l’importance des espaces publics, à construire une analyse pluridimensionnelle autour de l’inclusion sociale, de la mobilité, de l’économie urbaine, de l’adaptation climatique et du design urbain, et à réimaginer ces espaces à partir d’approches endogènes. L’usage des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle, y est exploré comme levier pour une conception et une gestion plus innovantes et inclusives.
Le parcours s’articule autour de quatre piliers : s’inspirer, apprendre et créer, diffuser et influer.
S’inspirer consiste à mobiliser les imaginaires collectifs, symboliques et mémoriels pour réinventer des modèles africains d’aménagement et d’harmonisation des usages.
Apprendre et créer s’incarne dans un programme de deux mois mêlant activités asynchrones, ateliers en ligne et sessions en présentiel autour d’études de cas concrets, permettant aux participants de documenter les usages et de tester des outils adaptés.
Diffuser et influer vise à inscrire les résultats dans le débat public et institutionnel à travers des ressources multimédias, un numéro spécial d’African Cities Magazine, un événement de lancement et la participation à des forums et cafés urbains, afin de renforcer l’impact de la démarche à différentes échelles.

Porté conjointement par Africa Innovation Network, le Campus AFD, le programme repose sur une équipe pédagogique engagée dans la production et la valorisation de savoirs endogènes pour éclairer les politiques publiques d’aménagement. Les animateurs, spécialistes des dynamiques urbaines africaines, sociologues et experts des espaces publics, ont conçu et animé une série de cours et d’activités favorisant la transmission de connaissances et le partage d’expériences entre les participants.
Grâce à une approche interdisciplinaire, le parcours a réuni des participants issus d’horizons variés : urbanistes, architectes, ingénieurs, sociologues, artistes, communicants, activistes et spécialistes de la gouvernance. Cette diversité a permis d’enrichir la réflexion collective, de croiser les savoirs et d’esquisser des visions innovantes pour repenser les espaces publics. À travers la co-construction d’idées et d’outils, les participants ont produit des propositions concrètes capables d’alimenter les politiques publiques et d’inspirer de nouvelles pratiques de fabrique urbaine sur le continent.
Neuf semaines de partage
D’une durée de neuf semaines, ce parcours adopte un format hybride combinant apprentissage autonome, ateliers collaboratifs en ligne et sessions pratiques sur le terrain. Les activités asynchrones offrent aux participants la possibilité d’explorer, à leur rythme, des ressources variées telles que vidéos, textes, podcasts, quiz et exercices, formant un socle théorique essentiel à la réflexion collective.
Les ateliers en ligne favorisent les échanges et la co-construction de grilles de lecture endogènes, tandis que les ateliers en présentiel permettent d’expérimenter ces approches dans des contextes réels et de formuler des visions partagées pour l’avenir des espaces publics. Cette articulation entre théorie, interaction et pratique encourage un apprentissage continu et collaboratif, garantissant une compréhension fine et contextualisée des enjeux urbains.

Le parcours repose sur un écosystème d’outils numériques et collaboratifs qui facilitent la participation et le partage de connaissances. La plateforme MOOC du Campus AFD héberge les cours, lectures et quiz, constituant la base des apprentissages individuels. Miro sert de tableau blanc interactif pour structurer les analyses collectives, tandis que Padlet permet de partager les productions et d’échanger sur les travaux des pairs. Zoom soutient les ateliers en ligne et les discussions en direct, et une communauté WhatsApp renforce la dynamique du groupe par des échanges informels et un suivi régulier entre les participants et l’équipe pédagogique.
Les contenus hebdomadaires sont organisés en séquences progressives. Les premières semaines posent les fondations théoriques en explorant les définitions, dimensions et imaginaires liés à l’espace public, tout en invitant les participants à mobiliser leurs propres expériences pour construire une lecture endogène des usages et des enjeux. Les semaines suivantes sont consacrées à l’expérimentation d’outils d’analyse et d’action (observation, cartographie participative, méthodes narratives et sensibles) adaptés aux réalités locales. Enfin, les dernières semaines ouvrent la réflexion sur les approches et innovations en matière d’aménagement, de gouvernance et de co-construction des espaces publics, en s’appuyant sur des études de cas inspirantes à travers le continent et sur la notion des communs comme levier d’inclusion, de solidarité et de justice spatiale.
Ainsi, le parcours propose un véritable laboratoire d’apprentissage collectif où les savoirs locaux rencontrent des méthodologies contemporaines pour repenser les espaces publics à la lumière des défis actuels et des imaginaires partagés.
Trois ateliers collaboratifs en ligne
Le parcours s’est structuré autour de trois ateliers collaboratifs en ligne, moments clés d’échanges, de co-construction et de mise en perspective collective.
Le premier atelier, organisé lors de la semaine inaugurale, a posé les bases du programme autour d’une réflexion participative sur la question « Qu’est-ce que l’espace public en Afrique ? ». À travers des discussions en sous-groupes et des exercices de brainwriting, les participants ont partagé leurs perceptions, élaboré une compréhension commune et pris conscience de l’importance de reconsidérer les espaces publics comme leviers de transformation urbaine. Cet atelier a également permis de créer une dynamique de groupe et d’instaurer un engagement collectif dès le lancement du parcours.
Le deuxième atelier, tenu à mi-parcours, a préparé l’analyse de terrain en invitant les participants à construire une grille de lecture endogène pour observer et comprendre les espaces publics. En s’appuyant sur l’intervention de Julieta Leite, spécialiste des approches sensibles et spatiales, les échanges ont permis d’articuler les dimensions sociales, environnementales, économiques et de mobilité dans une perspective africaine. Les participants ont travaillé en sous-groupes thématiques pour identifier les outils les plus pertinents, débattre de leurs usages et élaborer une première grille d’analyse commune, véritable socle méthodologique pour la suite du parcours.
Le troisième atelier, en semaine 8, a marqué une transition vers l’action et la prospective. À partir des diagnostics précédemment établis et d’exemples inspirants présentés par Clémentine LARATTE (GRET), les participants ont imaginé des récits projetés en 2035 autour de personas symbolisant différents usagers (commerçante, moto-taximan, écolier, personne à mobilité réduite, etc). Ces récits ont permis d’esquisser des futurs souhaitables où formes, usages et fonctions des espaces publics s’articulent harmonieusement. L’atelier s’est conclu par une mise en perspective collective des visions produites, mettant en évidence les convergences, les tensions et les acteurs clés à mobiliser. Il a ouvert la voie à la co-construction d’une vision intégrée pour la transformation du carrefour Bassong et, plus largement, des espaces publics.
Deux Ateliers d’expérimentation en présentiel
Le parcours s’est enrichi de deux ateliers d’expérimentation en présentiel, organisés à Douala, choisie comme ville laboratoire pour explorer les liens entre inclusion, mobilité, environnement et économie urbaine. Le carrefour Bassong, situé dans le 5e arrondissement, a servi de terrain d’étude emblématique : un espace dense, traversé par de multiples flux et révélateur des défis de la métropole en matière de cohésion sociale et de planification urbaine. Ces ateliers ont permis de confronter les savoirs théoriques aux réalités du terrain et d’expérimenter des outils collaboratifs favorisant une approche sensible et partagée de la fabrique urbaine.

Le premier atelier en présentiel, intitulé Lire et comprendre l’espace, a constitué un moment décisif du parcours. Sur deux jours, il a permis d’expérimenter différentes méthodes (design thinking, cartographie participative, facilitation graphique, méthode ATL-9, usage d’images aériennes et outils numériques) pour articuler savoirs experts et vécus citoyens. La première journée a été consacrée à l’immersion sur le terrain du carrefour Bassong : observations directes, enquêtes, micro-trottoirs et cercles de narration ont permis de révéler la diversité des pratiques et des perceptions. La seconde journée a favorisé la mise en commun des résultats et la formulation de propositions concrètes d’amélioration à travers croquis, collages et récits fictifs.
De cet atelier, quatre enseignements majeurs se dégagent : la richesse des profils a amplifié la qualité de la lecture collective ; les récits d’usagers ont révélé des dimensions invisibles aux méthodes classiques ; l’immersion sensible a permis une compréhension fine et incarnée des enjeux ; et l’inclusion des usagers marginalisés s’est imposée comme condition essentielle à la durabilité des propositions.

Le deuxième atelier en présentiel, organisé en clôture du parcours, a prolongé cette dynamique en orientant les participants vers la co-création de scénarios prospectifs pour transformer les espaces publics. À l’aide d’une fresque analytique, de la méthode des persona et du design thinking, les participants ont élaboré des visions situées à partir de cinq figures d’usagers : Muna l’écolière, Aminata la commerçante, Sophie l’usagère, Rigo le mototaximan et Albert la personne handicapée. Ces récits ont permis d’aborder les dimensions croisées de gouvernance, d’inclusion, d’aménagement et d’économie urbaine.
Le deuxième jour, accompagné par des experts tels que Guy Tchakam, Danièle Diwouta et Bruno Proth, a conduit à la structuration des scénarios et à la formulation de recommandations concrètes présentées lors d’une restitution finale. Les travaux ont souligné la nécessité d’une approche collaborative et inclusive de la conception urbaine, où institutions, experts et citoyens partagent la responsabilité des espaces publics.
Faire des espaces publics des communs urbains
Le parcours a permis de produire une analyse approfondie et transversale du carrefour Bassong, à Douala, en mobilisant des approches sensibles, participatives et interdisciplinaires. Les résultats, issus d’observations, d’ateliers de co-analyse et de propositions d’aménagement, traduisent une compréhension renouvelée des espaces publics comme lieux d’inclusion, de mobilité, d’économie, d’environnement, de gouvernance et d’innovation sociale.

En matière d’inclusion urbaine, les observations et micro-trottoirs ont révélé une organisation fortement marquée par le genre : les femmes dominent les activités de restauration et de commerce de détail, tandis que les hommes se concentrent dans la mécanique et les motos-taxis. La présence d’enfants vendeurs ambulants souligne la dimension socio-économique informelle du site, alors que l’absence quasi totale de personnes handicapées pointe une exclusion structurelle. Les cercles de narration ont mis en lumière la vulnérabilité accrue des femmes en situation de handicap et les obstacles physiques à leur participation à la vie urbaine. En réponse, les participants ont proposé un parcours piéton sécurisé avec signalétique inclusive et espaces de repos, accompagné d’un récit d’usager illustratif pour sensibiliser à la diversité des besoins.
Sur le plan de la mobilité urbaine, les analyses ont mis en évidence la prédominance des motos-taxis, véritables acteurs du quotidien, mais aussi la complexité des flux piétons et des conflits d’usage. Le carrefour apparaît comme un espace à la fois vivant et désordonné, où l’ingéniosité des usagers pallie l’absence de planification formelle.
Les propositions formulées prévoient la création d’aires dédiées aux motos-taxis, la sécurisation des traversées et la requalification des trottoirs pour garantir une meilleure cohabitation entre modes de déplacement et usagers.
L’approche environnementale a révélé de fortes nuisances visuelles et sonores, des dépôts sauvages de déchets et un manque de végétation, malgré une qualité de l’air globalement acceptable. Ces constats ont conduit à la proposition d’un plan de requalification environnementale intégrant une meilleure gestion des déchets, le renforcement de la couverture végétale et des dispositifs de réduction du bruit. Ces recommandations ont été illustrées à travers des cartes annotées et des bandes dessinées sensibles, rendant compte du vécu environnemental du site.
Concernant l’économie urbaine, les analyses montrent que le carrefour Bassong fonctionne comme un écosystème dynamique d’activités formelles et informelles. Loin d’un désordre, cette effervescence économique témoigne d’une véritable intelligence spatiale endogène. Les participants ont proposé un modèle d’aménagement modulaire pour le commerce informel, articulant zones partagées et plan d’organisation spatiale, afin de valoriser l’économie populaire comme moteur de régulation et de développement local.
En termes d’outils et de méthodes, le parcours a mis en évidence la nécessité de dépasser les instruments classiques d’analyse pour privilégier des approches adaptatives et inclusives. Les participants ont expérimenté la fresque analytique, la méthode des persona et le design thinking, favorisant la co-analyse et la co-création. Comme le souligne Danièle Diwouta, « tout est dans la méthode » : concilier formes, usages et temporalités est essentiel à une fabrique urbaine sensible et durable.
Sur le plan de la gouvernance, les discussions ont révélé la complexité des rapports entre institutions, usagers et opérateurs économiques. Les participants ont formulé la proposition d’une charte de fonctionnement partagée, définissant des règles claires de salubrité, d’hygiène et d’occupation commerciale.

L’objectif est de renforcer la coopération et la coresponsabilité, en concevant les espaces publics comme de véritables communs urbains, gérés collectivement.
En matière d’acteurs et de rôles, les échanges ont souligné la nécessité d’une implication coordonnée entre bailleurs, ministères, collectivités et citoyens. Les participants recommandent de revoir les termes de référence des projets urbains pour y intégrer systématiquement des démarches participatives et de co-design.
Le ministère de l’Urbanisme est invité à considérer les carrefours comme des plans de secteur d’urbanisme intégrant les dimensions sociales, culturelles et économiques. Les écoles d’architecture et d’urbanisme sont encouragées à inclure ces approches dans leurs formations afin de préparer une nouvelle génération de praticiens sensibles aux contextes locaux.
Enfin, les propositions d’aménagement insistent sur la hiérarchisation du carrefour Bassong dans la typologie urbaine de Douala. Les participants envisagent les carrefours comme des espaces hybrides, fluides et évolutifs, conciliant commerce, circulation multimodale, accessibilité universelle et convivialité. Cette approche flexible permet d’imaginer des espaces publics inclusifs et vivants, capables de s’adapter aux temporalités locales et de renforcer la vitalité économique et sociale des quartiers.
En somme, le parcours a permis d’élaborer un ensemble cohérent de diagnostics, de visions et de propositions, ancrées dans le terrain et portées par la diversité des participants. Ces résultats constituent une base solide pour repenser les espaces publics comme des lieux de cohésion, d’équité et d’innovation urbaine.
Ce programme de recherche-création a mis en lumière plusieurs leçons clés

Ce parcours de recherche-création a permis de mettre en lumière plusieurs enseignements clés : la nécessité de considérer les espaces publics comme des communs urbains, la pertinence d’impliquer tous les acteurs, habitants, autorités locales, experts, bailleurs, dans un processus de co-analyse et de co-design, ainsi que l’importance de concevoir les carrefours et espaces publics comme des formes fluides et inclusives, capables de concilier mobilité, économie, environnement et vie sociale.
Au-delà des résultats immédiats, ce parcours confirme l’importance de développer des méthodologies innovantes et sensibles, ancrées dans les réalités locales, mais transférables à d’autres villes africaines.
Il démontre que la transformation des espaces publics ne peut être pensée uniquement comme une question d’infrastructures, mais comme un levier de cohésion sociale, de vitalité économique et de durabilité urbaine.
Ce travail collectif invite désormais à renforcer cette dynamique collaborative et créative, en donnant une place centrale aux usagers et en consolidant les alliances entre institutions, praticiens et communautés. C’est à cette condition que les villes africaines pourront inventer des espaces publics véritablement adaptés à leurs besoins et aspirations, porteurs d’inclusion et de souveraineté urbaine.
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