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  • African Cities Insights I Les jardins de Ben M'sik : construits par la communauté, pour la communauté

    < Back Les jardins de Ben M'sik : construits par la communauté, pour la communauté Tarik Zoubdi Ben M'sik, un projet de logements sociaux à Casablanca, vise à améliorer les conditions de vie de 240 familles du bidonville "Douar Khalifa" dans le cadre du programme "Villes sans bidonvilles". Le projet, inspiré par l'histoire et le patrimoine du Maroc, présente une faible profondeur, une double orientation et des vues dégagées sur un grand parc. Le projet est partiellement autofinancé, avec 47 % financé par le "Fonds de solidarité habitat et intégration urbaine" et 38 % par les futurs résidents. En 2003, les attentats de Casablanca ont fait 41 morts. Les terroristes étaient tous originaires du bidonville de Sidi Moumen. Manifestement, ces quartiers manquent des moyens les plus élémentaires. Ce sont souvent des terrains fertiles pour ce type de tragédie (criminalité, chômage, extrémisme, ...). Par conséquent, l'accès à un logement décent, à une éducation de qualité et à des services publics adéquats est une solution viable pour restaurer un minimum de "justice sociale". C'est dans cet esprit et dans le cadre du programme "Villes sans bidonvilles" que les logements sociaux construits à Ben M'sik ont été créés pour améliorer les conditions de vie de 240 familles du bidonville "Douar Khalifa" situé à proximité du site du projet. De plus, contrairement à plusieurs autres projets de logements, la proximité de celui-ci avec l'emplacement du bidonville concerné a évité le déracinement des habitants de leur environnement habituel, sans perturber considérablement leur quotidien. Vue globale-2022-Alessio Mei Photographie Le projet bénéficie d'un emplacement privilégié au milieu de plusieurs équipements et services locaux, notamment une mosquée, un centre de santé, un centre de jeunesse (en construction), un centre social, un complexe sportif local, un centre de formation professionnelle et plusieurs autres écoles. Tarik Zoubdi né le 22 février 1982, est un architecte marocain, diplômé de l'École nationale d'architecture en 2006, et titulaire d’un « Master of resilient, sustainable, and smart building and cities » de l'Université Mohammed VI Polytechnique en 2020. Son atelier d’architecture TZA a été fondé en 2008. En 2018, il remporte avec Mounir Benchekroun le Prix du jury et celui du public aux Architizer A+Awards dans la catégorie « Primary and High school »1 à New York2, et le Prix du meilleur bâtiment éducatif et culturel aux « Arab Architects Awards » à Beyrouth3. Depuis 2019, il est enseignant à l’École d’architecture de l’Université internationale de Rabat. La faible profondeur des bâtiments permet à 83 % des appartements de bénéficier d'une double orientation garantissant une abondante lumière naturelle et une ventilation transversale très efficace. De plus, la morphologie serpentine du complexe permet des vues dégagées sur le grand parc adjacent. Le vocabulaire architectural du projet s'inspire de l'histoire et du patrimoine du Maroc, de la beauté de sa lumière et de ses paysages naturels. Les formes, les couleurs et les textures permettent aux bâtiments de s'ancrer fortement dans leur contexte géographique et culturel, tout comme les maisons du quartier avec leurs teintes variées d'ocre. Ce respect exprimé envers l'identité locale permet une intégration du projet dans son environnement, facilitant son adoption par les futurs résidents et leurs voisins. Pour l'aspect bioclimatique, la ventilation naturelle transversale des appartements à double orientation rafraîchit les intérieurs. De plus, les jardins extérieurs inspirés des "Ryads" marocains seront couverts de végétation dense qui adoucit l'atmosphère en été, et laisse passer les rayons du soleil en hiver, grâce à la prédominance des arbres à feuilles caduques. Les passages sous les sabats stimulent la ventilation naturelle de ces "patios ouverts", évitant ainsi le phénomène d'îlot de chaleur. Prévus sur des terrains publics, le projet a coûté l'équivalent de seulement 230 euros le mètre carré, malgré l'installation d'ascenseurs dans tous les 18 bâtiments. L'ensemble de l'opération a été partiellement autofinancé jusqu'à environ 47 % ; grâce à la vente de la surface commerciale, 15 % du budget ont été fournis par le "Fonds de solidarité habitat et intégration urbaine (FSHIU)", et seulement 38 % seront fournis par les futurs résidents, principalement par le biais d'un crédit à long terme garanti par l'État à travers son fonds Damane Assakan. Previous Next

  • World cities day talk 2022 | AIN website

    < Back World cities day talk 2022 Conference October 28, 2022 Ivory Coast, Yaoundé, Cameroon Exploring New Approaches for Inclusive African Cities The World Cities Day Talk (WCDT) is an annual event co-organized with the Nandhaa firm to celebrate World Cities Day. The purpose of this event is to provide a forum for discussion on the issues facing African cities. Additionally, it aims to raise awareness of the challenges of urban development in Africa and to reflect on innovative solutions that can address the identified challenges. Thus, gathered around a key theme of sustainable urbanism in Africa, city stakeholders and professionals share their knowledge and experiences. In 2022, the World Cities Day Talk was organized simultaneously in several African countries, including Cameroon, Ivory Coast, and Morocco, in collaboration with local partners such as universities, architecture schools, international organizations, institutions, and private companies. It mobilized more than 500 people. In Cameroon, the WCDT2022 was held in Yaoundé from October 24th to 28th, 2022, under the theme «The Future of Cameroonian Cities: Acting Locally for Global Impact,» including conference debates on urban art and strategies for sustainable urban development. An art exhibition and after-work events also enriched the event. In Morocco, the event took place in Rabat, with a conference on «Exploring New Approaches for Inclusive African Cities,» focusing on the role of the new generation in building sustainable and inclusive cities. In Ivory Coast, the WCDT2022 was held in Abidjan on October 13th, as part of World Architecture Day, with a panel on «City and Health» hosted by AIN in partnership with the Order of Architects and the Abidjan Architecture House. Online and/or in-person, the WCDT brings together numerous city stakeholders every year to discuss inclusive, resilient, and sustainable cities in Africa. Moreover, this event also marks the launch of the African Cities Magazine. Previous Next

  • African Cities Insights I Une confédération d’habitants pour renforcer le pouvoir d’agir dans les quartiers vulnérables en Afrique de l’Ouest

    < Back Une confédération d’habitants pour renforcer le pouvoir d’agir dans les quartiers vulnérables en Afrique de l’Ouest Pauline Leporcq, Olivier Moles, Aminata Baro Le projet de structuration de la confédération des habitants en Afrique de l’Ouest est porté par les associations de la société civile ouest-africaines et les organisations communautaires de base des quartiers précaires qui veulent renforcer leur pouvoir d’agir et faire entendre leur voix au sein des instances décisionnaires à l’échelle locale, nationale et internationale. Le projet est né de la réunion des groupements communautaires en fédérations d’habitants de chaque pays de l’Afrique de l’Ouest, sur inspiration du modèle d’appui du réseau Slum Dwellers International (SDI) majoritairement présent en Afrique de l’Est et du Sud. L’objectif de la confédération est de réunir au sein d’une même organisation sous régionale les habitants, acteurs du changement pour les quartiers précaires, afin de porter un plaidoyer d’envergure. Collectivement, ils défendent une vision commune structurée autour de différents axes : l’inclusion sociale pour renforcer la solidarité entre les habitant.es des quartiers et la capacité d’agir des jeunes et des femmes, le développement économique pour appuyer des initiatives économiques d’envergure dans les quartiers, mais aussi la résilience environnementale pour soutenir un développement urbain durable et résilient aux changements climatiques. Promouvoir le dialogue, partager des outils et responsabiliser les résidents grâce à une planification urbaine participative et à des initiatives communautaires Selon ONU Habitat, plus de 60% de la population urbaine du continent africain, soit environ 285 millions de personnes, dont 200 millions en Afrique subsaharienne, habite des bidonvilles ou des quartiers précaires. En 2018, l’espace UEMOA comptait 123 millions d’habitants, dont 39,8 % de citadins. Selon la déclaration de Alioune Badiane, ancien Directeur Exécutif d’ONU Habitat, au forum de Bamako en février 2017, le continent africain a vu l’amélioration des conditions de vie de 24 millions d’habitants des bidonvilles. Mais les besoins restent criants et grandissants. En Afrique Subsaharienne, la proportion totale de la population urbaine vivant dans les bidonvilles n’a diminué que de 5 %, soit 17 millions d’habitants sur la même période. Photographie drone banlieue de Dakar pendant les inondations Sénégal 2022 Crédit Photo Ismaila Seye Face à cette croissance démographique fulgurante dans un contexte de grande précarisation des populations urbaines, les autorités publiques ne parviennent pas à garantir l’accès au logement et à un cadre de vie décent aux populations les plus démunies. Parmi les outils dont disposent les autorités pour apporter une réponse à cette crise graduelle, figure la planification urbaine. Elle permet de mener une démarche globale dans une logique de projet urbain inclusif qui garantie l’implication de toutes les parties prenantes dans le projet d’aménagement et un cadre de vie durable où l’accès aux services de bases est garantie. Dans la pratique, la planification urbaine comme outil de fabrique de la ville est peu maîtrisée et utilisée. En réalité, les autorités publiques n’ont pas toujours les moyens financiers et l’expertise nécessaire pour mener à bien ces projets, ce qui conduit à une urbanisation anarchique, incontrôlée et à la naissance des quartiers précaires. L’enjeu de la confédération est d’encourager un changement de la vision et de la réalité des quartiers précaires, en encourageant le dialogue entre acteurs, en développant et partageant des outils et méthodes opérationnels inspirés des réalités, des traditions et des contextes de chaque pays ouest africain, qui permettent de renforcer les compétences et les capacités des habitants et de co-planifier les quartiers précaires de manière plus justes, pour améliorer concrètement l’habitat à différentes échelles. Point de situation de l’équipe technique urbaSEN chez un bénéficiaire au Sénégal, Bénédicte Hinschberger 2022 Parmi ces outils on peut citer les outils de collecte de données socio-économique et de vulnérabilités face au changement climatique et de cartographie par drone mis en œuvre par les habitants dans le cadre de la démarche “Know Your City” développée par le réseau Slum Dwellers International (SDI). Ils comprennent aussi les outils de financement solidaire par et pour les habitants développés sur le principe de la tontine, système d’épargne communautaire répandu dans la majorité des pays du continent africain, et dont certains sont suffisamment solides aujourd’hui pour soutenir la rénovation de l’habitat et la production de logements abordables. Enfin, les outils de gestion et d’organisation de groupements communautaires pour le renforcement global du pouvoir d’agir et les outils de formation pour la valorisation et la promotion des matériaux locaux et durables limitant l’impact environnemental dans la fabrication des villes africaines. Promouvoir le rôle de la communauté en tant qu’expert local des données et renforcer son influence dans la prise de décision publique L’approche portée par la confédération est basée sur la reconnaissance de l’habitant en tant qu’expert d’usage au cœur de la fabrique de la ville doté d’un pouvoir décisionnel. En tant qu’acteur clé de l’amélioration du cadre de vie, il doit être entendu et reconnu comme un maillon fondamental de la chaîne de décision dans la planification de la ville. L’habitant est une source de connaissances qu’il faut valoriser à l’aide d’un travail précis de collecte et de diffusion de données, alimentant le plaidoyer auprès des autorités locales et institutionnelles. Formation aux activités génératrices de revenus, Burkina Faso, Yaam Solidarity Media Team 2023 La collecte de données est un des plus gros défis des acteurs de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest. En effet, il est primordial de collecter des données fines à l’échelle locale et de façon régulière qui reflètent la réalité du quotidien de l’ensemble de la population pour une planification de projets de qualité répondant aux réels besoins des populations. Or, en Afrique de l’Ouest, les acteurs institutionnels (instituts de statistiques, banques nationales, organisations internationales) constituent l’essentiel des collecteurs, détenteurs et diffuseurs de données sur l’accès au logement et aux services de base. Cependant, les données dont disposent ces acteurs restent le plus souvent analysées à une échelle trop institutionnelle pour saisir les subtilités locales et sont collectées à une faible fréquence, ce qui les rend rapidement obsolètes face aux contextes en évolution constante et rapide. L’enjeu est donc d’accompagner la confédération à s’inscrire comme un acteur de référence en matière de collecte de données locales et contextuelles représentatives des populations des quartiers précaires. Par cette collecte encadrée et structurée, les habitants renforcent leur pouvoir d’agir et peuvent défendre leurs droits dans les instances publiques décisionnaires. Les initiatives de renforcement des capacités de la confédération renforcent le développement urbain durable et autonomisent les habitants de toute l’Afrique de l’Ouest Les fédérations d’habitants membres de la confédération sont chacune à un stade de renforcement de capacités différents. Le projet “Habiter et Mieux vivre dans les non lotis à Boassa”, financé par l’Agence Française de Développement et la Fondation Abbé Pierre, porté par CRAterre, urbaMonde et Yaam Solidarité, a permis, à travers une dynamique intégrée multipays, de commencer le travail d’accompagnement des fédérations au Burkina Faso, au Sénégal et en Guinée Bissau. Ce noyau dur porté par urbaSEN, Yaam Solidarité et le Grdr, a fait émerger une dynamique plus large qui donne naissance aujourd’hui aux prémices de la confédération. Cet accompagnement a permis, au travers de plusieurs activités de formation et de sensibilisation, de conscientiser les acteurs locaux à la production d’architectures raisonnées, ayant des impacts positifs sur le confort dans l’habitat, la création d’emplois locaux et la réduction du réchauffement climatique au sens large dans les 3 pays. Il a aussi permis de renforcer 2 fonds de rénovation urbaine, aussi appelé fonds rotatif et d’en créer 1 nouveau, à travers une dotation pour appuyer le financement de l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie par et pour les habitants. Guinea-Bissau savings group meeting, Grdr 2024 Des formations sur la cartographie par drone et la production de cartes thématiques ont aussi été réalisées. Il s’agit de faire exister ces quartiers, dont les contours sont souvent oubliés/inexistants sur les cartes dont disposent les pouvoirs publics. Et enfin, des activités de sensibilisation et communication animées par les fédérations habitantes pour la structuration des groupements membres des fédérations, la gestion de l’épargne communautaire et le renforcement du pouvoir d’agir et du plaidoyer auprès des autorités locales. L’ensemble de ces échanges pair à pair dans toute l’Afrique de l’Ouest, permettent la mise en œuvre de formations pour un renforcement des compétences horizontales-africaines par et pour les organisations de la société civile et les organisations communautaires de bases. Pour aller plus loin, plusieurs partenariats sont actuellement en cours de signature, appuyés par le Center For Affordable Housing Finance (CAHF) et Slum Dwellers International (SDI), en partenariat avec urbaMonde et urbaSEN, vainqueur du prix mondial de l’habitat décerné par ONU Habitat en 2023. Cette convention doit permettre d’appuyer sur plusieurs années le développement des outils et méthodes cités précédemment. Donner du pouvoir aux fédérations de résidents dans la planification urbaine offre une solution innovante aux défis du logement et du climat L’approche portée par ces organisations démontre sa pertinence et sa valeur ajoutée depuis plusieurs années. Les défis pour le droit au logement et au cadre de vie sont grandissants et le changement climatique accentue les besoins des populations, en particulier en matière d’adaptation. C’est pourquoi, il est crucial d’encourager le dialogue entre toutes les parties prenantes afin de trouver des solutions qui favorisent une action co-portée, co-financée, et co-résiliente. La considération de la confédération comme un acteur sérieux, pertinent et à grand potentiel est une nécessité pour aborder ces défis de façon innovantes. Les fédérations représentent une opportunité de combler les lacunes existantes dans la chaîne décisionnaire de la planification urbaine. La réelle redistribution d’une partie du pouvoir dans la fabrique de la ville à ceux qui la vivent est une solution innovante et pertinente face à ce contexte d’urgence climatique. Réunion Groupement d_épargne Sénégal FSH 2022 Crédit Equipe média urbaSEN Previous Next

  • African Cities Insights I Un (re)développement urbain accéléré pour des lieux habitables the Urban Fabric Initiative

    < Back Un (re)développement urbain accéléré pour des lieux habitables the Urban Fabric Initiative Florent Chiappero, Sarah Lecourt, Bea Varnai Urban Fabric Initiatives (UFI) sont des projets à petite échelle d'amélioration des espaces publics et des infrastructures communautaires, co-conçus et produits par les citoyens et les parties prenantes urbaines. Mis en œuvre parallèlement à des programmes de développement urbain à grande échelle financés par l'Agence Française de Développement (AFD), les UFI visent à expérimenter, promouvoir et développer des approches et des outils inclusifs, participatifs et agiles pour améliorer la qualité et l'appropriation locale des projets urbains. Les UFI placent les communautés d'utilisateurs et les résidents au centre de la prise de décision, de la gestion et de la conception, en accordant une attention particulière aux groupes d'utilisateurs et d'habitants les plus vulnérables. Depuis 2018, les UFI ont été mises en œuvre en Tunisie, à Ouagadougou, à Dakar, à Abidjan et à Nairobi. Le programme vise à reproduire l'approche participative et le dialogue multi-acteurs, aboutissant à la transformation de quelques sites et espaces dans chaque ville des UFI, à une échelle plus large. Les UFI cherchent à contribuer à un changement durable des processus de prise de décision et de gouvernance concernant les projets urbains, en établissant de nouvelles normes pour les autorités locales et nationales. Les Urban Fabric Initiatives (UFI) sont des projets de revalorisation de l'espace public et d'infrastructures communautaires à petite échelle, co-conçus et co-produits par les citoyens et les acteurs urbains (autorités publiques locales et nationales, prestataires de services, acteurs économiques locaux...). Ils sont mis en œuvre parallèlement et en coordination avec des programmes de (re)développement urbain de plus grande envergure financés par l'Agence française de développement (AFD), et s'inspirent des approches de développement urbain participatif et de " placemaking ". Initiées par l'AFD, les UFI ont pour objectif d'expérimenter, de promouvoir et de développer des approches et des outils inclusifs, participatifs et agiles pour améliorer la qualité et l'appropriation locale des projets urbains. Les UFIs placent les communautés d'usagers et les habitants au centre de la prise de décision, de la gestion et de la conception, avec une attention particulière envers les groupes d'usagers et d'habitants les plus vulnérables. Les UFI cherchent à démontrer au niveau local et à petite échelle que l'urbanisme participatif et multi-acteurs est possible et efficace, dans le but de contribuer à faire évoluer les pratiques de développement urbain et à améliorer la qualité des espaces urbains pour tous. Les UFI sont mises en œuvre depuis 2018 dans deux villes de Tunisie (Tunis et Gabès), à Ouagadougou (Burkina Faso), Dakar (Sénégal), Abidjan (Côte d'Ivoire) et Nairobi (Kenya). Chacune d'entre elles est déployée par des coordinateurs locaux d'UFI - organisations de la société civile, ONG, centres de recherche et/ou studios d'architecture - ancrés dans le contexte local et rompus aux processus participatifs, en partenariat avec les autorités locales. Les futurs UFI devraient émerger en parallèle des projets de (re)développement urbain financés par l'AFD dans une variété de villes africaines et au-delà (Asie et Amérique latine). Pikine, in the suburb of Dakar: a community lauching on site, PUO 2021 Dans la mesure où ils visent à transformer durablement les paysages urbains, les projets de (re)développement urbain, de mobilité et d'infrastructure sont confrontés à différents défis et difficultés. En raison des diverses questions à prendre en compte, il faut souvent du temps pour les lancer et les mettre en œuvre ; dans certains cas, les infrastructures primaires, telles que les nouvelles voies de transport, ne sont pas intégrées au tissu urbain local environnant. Dans d'autres, les infrastructures sociales financées par des fonds publics ne sont pas conçues en collaboration avec les (futurs) utilisateurs et résidents, et pourraient ne pas répondre aux besoins locaux et ne pas s'adapter aux pratiques existantes. En conséquence, le potentiel de transformation positive des projets de développement urbain peut être entravé par leur échelle et le manque d'appropriation par les communautés locales (résidents et utilisateurs finaux des projets). À plus long terme, l'impact sociétal et économique positif des infrastructures et des services urbains ne répondant pas de manière satisfaisante aux besoins locaux, et qui sont moins appropriés par les communautés d'utilisateurs, sera amoindri et les coûts de maintenance augmenteront. Consciente de certaines de ces lacunes, l'Agence française de développement (AFD) a mis en place les Initiatives pour la fabrique urbaine (IFU) afin de développer des approches participatives, inclusives et expérimentales parallèlement à des projets de (re)développement urbain à grande échelle. Avant de devenir un programme multi-pays à part entière, l'approche UFI a débuté sous forme de pilotes à Ouagadougou et Tunis en 2018. Ces pilotes ont exploré de nouvelles façons de concevoir des infrastructures sociales, à travers une approche ascendante en vue d’améliorer l'acceptabilité et la durabilité des investissements publics dans les infrastructures urbaines, ainsi que de répondre à un besoin d'action urgent. Devant le succès des premières expérimentations d'UFI à Ouagadougou et Tunis, l'AFD a décidé d'étendre l'initiative à d'autres villes (où elle soutient des programmes de développement urbain), et de confier la conception et la gestion des UFI émergentes à des ONG, des organisations civiques, des studios d'architecture et des centres de recherche. L'opportunité de financer une UFI, mise en œuvre en partenariat avec les autorités locales, est discutée avec les acteurs publics locaux. Chaque UFI a une durée d'environ 2 ans (potentiellement prolongeable pour une période supplémentaire de 2 ans), pendant laquelle elle transforme et active divers sites. En Tunisie, à Abidjan et à Nairobi, les UFI sont déployées en parallèle des programmes de rénovation urbaine financés par l'AFD et portés par les agences nationales (selon le contexte, le ministère de la construction ou du développement urbain et de la rénovation urbaine) et les autorités locales. Grâce à des approches de co-conception, les espaces restants des projets de rénovation urbaine sont revalorisés pour un usage communautaire ou des utilisations potentielles futures qui sont identifiées dans les cas où le projet de réaménagement urbain n'est pas encore mis en œuvre. Les méthodes de co-conception engagent les communautés dans les processus de décision, menant à la transformation de leurs quartiers et permettant aux autorités et aux agences sectorielles de mieux comprendre les besoins locaux. À Ouagadougou, les espaces réservés par les autorités municipales pour la construction d'infrastructures sociales et culturelles sont temporairement transformés et aménagés afin de tester les utilisations futures et d'adapter les infrastructures aux besoins et désirs réels de la population. A Dakar, l'UFI valorise les terrains résiduels issus des projets de mobilité urbaine (Train Express Régional et Bus Rapid Transit) qui transforment durablement le visage de nombreux quartiers de Dakar, notamment de sa périphérie. Les aires de jeux, les espaces multifonctionnels, les installations de loisirs et de sports, ainsi que les espaces publics résultant des UFI, n'ont pas seulement un impact immédiat sur la vie des communautés locales, mais contribuent également à transformer le processus par lequel les transformations urbaines ont lieu à une échelle plus large, au niveau du projet urbain. Pikine: a co-designed public space, Studio-Bainem 2021 L'urbanisme participatif, la co-conception, le "placemaking", l'urbanisme tactique et temporaire ne sont pas nouveaux dans le développement urbain. Ces approches sont pratiquées depuis que les gens créent des lieux et construisent des villes. Parfois, elles ont été formalisées et structurées, en coordination avec les acteurs et décideurs urbains publics et privés et la société civile. Dans d'autres cas, et pour la majorité des contextes du Sud global, beaucoup de processus qui sous-tendent le "tissu urbain collectif" résultent de la fabrication quotidienne de la ville, et de processus relativement spontanés et non réglementés. En Afrique notamment, le tissu urbain est principalement le résultat des efforts d'un large éventail d'acteurs non étatiques, y compris les citoyens et les travailleurs informels : à titre d'exemple, au Sénégal, 80% des logements sont construits par des processus d'auto-assistance (développés par les usagers), 53,3% du commerce local est constitué de vente ambulante, et 42% du PIB national est créé dans le secteur informel qui emploie 80% de la population. Pikine, in the suburb of Dakar: a community diagnosis workshop on the «Penc’Mobile», Studio-Bainem 2021 Depuis peu, les décideurs politiques et les professionnels de la ville sont de plus en plus disposés non seulement à reconnaître les efforts de ce que l'on appelait la création de villes "informelles", mais aussi à tirer des enseignements de ces pratiques. En particulier, étant donné que la transformation participative, tactique et temporaire de l'espace urbain, mise en œuvre de bas en haut, est souvent frugale (rentable) et répond aux besoins concrets et immédiats des communautés urbaines. Les UFI sont un exemple de la volonté d'introduire des approches plus agiles et ascendantes dans les pratiques institutionnelles de développement urbain. Leur particularité est d'ouvrir - avant, pendant et après la mise en œuvre de projets de (re)développement urbain menés par le secteur public - une voie pour la coproduction d'espaces publics, d'infrastructures communautaires, d'équipements sociaux impliquant toutes les parties prenantes : autorités locales et nationales, communautés d'usagers, résidents, acteurs économiques locaux et agences sectorielles. L'espoir est de reproduire à plus grande échelle l'approche participative et le dialogue multipartite qui ont abouti à la transformation de quelques sites et espaces dans chaque ville de l'UFI : en transformant les pratiques d'urbanisme, en renforçant la confiance mutuelle entre les communautés et les autorités publiques, et en expérimentant non seulement des approches plus participatives et inclusives de l'urbanisme, mais aussi en introduisant des utilisations plus durables des ressources (matériaux de construction durables, énergie solaire pour l'éclairage public, gestion des déchets et économie circulaire) et en générant des impacts positifs pour l'économie locale (formation professionnelle, activités génératrices de revenus). Les processus expérimentaux mis en œuvre dans chaque UFI visent donc à contribuer à une conversation plus large sur le développement urbain durable et participatif. Depuis 2018, les UFI ont mis à niveau 25 sites à travers cinq villes, (5 à Dakar, 7 à Ouagadougou, 9 en Tunisie, 4 à Abidjan) : il s’agit de 141 microprojets dirigés par les communautés sur ces sites, et pour lesquels 2 outils mobiles d'engagement communautaire ont été développés. 3 à 5 sites supplémentaires sont prévus pour une mise à niveau dirigée par les communautés dans le cadre de l'UFI. Ce dernier est en cours de lancement à Nairobi. A titre d'exemple, à Ouagadougou, 15 000 personnes ont directement bénéficié d’un projet d’amélioration des équipements de loisirs et de services, qualité de vie, réduction des risques environnementaux et sanitaires. Ce nombre comprend les personnes qui utilisent hebdomadairement les équipements sur les sites d'intervention (2 000), celles qui ont participé à un ou plusieurs ateliers et formations de l'UFI (3 000), les bénéficiaires des microprojets menés par les OSC (7 000) et les participants aux événements culturels et sportifs (3 000 athlètes, artistes, techniciens). Les bénéficiaires indirects comprennent les habitants des quartiers touchés par les projets de l'UFI, et s'élèvent à plusieurs centaines de milliers de personnes pour les 5 UFI en cours. Les UFI impliquent particulièrement les populations et groupes vulnérables - tels que les femmes, les enfants et les jeunes, les personnes handicapées qui voient leurs besoins pris en compte dans le processus de conception et bénéficient d'un accès amélioré - et divers types de parties prenantes : communautés d'utilisateurs et leurs leaders, autorités locales - 4 à Dakar, 3 à Ouaga, 2 en Tunisie, 3 à Abidjan, 1 au Kenya -, autorités nationales, y compris les prestataires de services et divers ministères, donateurs et organisations internationales, leaders religieux et communautaires. En outre, les bénéficiaires comprennent des artisans, des leaders communautaires féminins et masculins qui ont été formés aux techniques de construction (durable), à la gestion administrative et financière des OSC/OBC, ainsi qu’à l'entretien des sites. Pikine, in the suburb of Dakar: a children workshop with a model of the neighbourhood, Studio-Bainem 2021 En fournissant une plateforme pour des activités génératrices de revenus (comme des stands de nourriture, des cours de gym) et en contractualisant avec des artisans locaux, les UFI contribuent à renforcer l'économie locale et l'esprit d'entreprise local. Parmi les effets externes positifs observés et signalés par les communautés bénéficiaires et les opérateurs du projet, on peut citer : la transformation des pratiques de gouvernance urbaine, la diffusion d'approches nouvelles et transférables en vue d'un développement urbain plus durable et équitable, l'amélioration de la résilience urbaine, le renforcement de l'économie locale et le changement des récits urbains (des lieux défavorisés). Les UFI sont des projets d'amélioration des espaces publics et d'infrastructures communautaires à petite échelle, co-conçus et coproduits par les habitants et les acteurs urbains en parallèle des projets de (ré)aménagement urbain financés par l'AFD. Depuis sa création initiée par l'AFD en 2018, les UFI ont été développés dans cinq villes africaines et se traduisent par l'amélioration de 25 espaces publics et d'équipements sociaux, situés majoritairement dans des quartiers défavorisés. Le processus de conception participative et inclusive de la mise à niveau et des transformations urbaines dans le cadre des UFI a également amélioré l'inclusion des populations marginalisées, les besoins des personnes vulnérables étant pris en compte non seulement dans la conception, mais aussi dans la mise en œuvre et la gouvernance des espaces et des équipements. Il est important de noter que les UFI cherchent à contribuer à un changement durable dans les processus de prise de décision et de gouvernance concernant les projets urbains : les communautés d'utilisateurs s'engagent dans un dialogue avec les fournisseurs de services publics et les autorités aux niveaux national et local afin de co-définir la conception, l'accès et l'entretien des installations publiques et sociales, et de sécuriser les espaces ouverts pour un usage public. Les UFI établissent de nouvelles normes pour les autorités locales et nationales qui sont de plus en plus ouvertes à la participation civique dans le domaine public. Les UFI instaurent la confiance et les conditions de coexistence et de coproduction entre les autorités locales/nationales et les résidents, les communautés d'utilisateurs (ayant des intérêts récréatifs et économiques différents), les personnes âgées et les enfants, les hommes et les femmes, etc. Compte tenu du succès de l'expérimentation initiale de l'UFI, le programme s'est organiquement étendu à cinq comtés, avec deux autres UFI bientôt lancées à Antananarivo et Monrovia, et a déclenché des collaborations avec le programme d'espace public d'ONU-Habitat, des réseaux d'activistes et de praticiens urbains tels que le Center for African Public Space et le Placemaking network. Previous Next

  • African Cities Magazine 4 | AIN website

    < Back African Cities Magazine 4 October 31, 2023 This fourth edition of the magazine focuses on "Urban Mobility in Africa," a critical theme for rapidly transforming African cities and regions. Through interviews, it explores electric mobility, digital technology, cycling, public transport planning, social inclusion, and innovation. Experts discuss the need for accessible electric mobility, the potential of digital technology, and the importance of sustainable mobility. It also covers urban planning innovations in Madagascar, the African Cities Lab platform, profiles Mariam Issoufou Kamara, explores African architecture and urban heritage, and showcases stunning murals across the continent. A rich resource for urban development enthusiasts. Special feature: Urban mobility in African cities Portrait: Mariam Issoufou Kamara, Founder and principal Architect at atelier masōmī As much as architecture is an important tool for good, the opposite is also true, particularly in Africa, where it has been a tool of subjugation. Innovative practices of urban transformation based on participation, collective making, digital technologies, dialogue, art, design English version Version française Previous Next

  • African Cities Insights I Projet de Développement Urbain Intégré et de Résilience du Grand Antananarivo : Des impacts durables sur la capitale de Madagascar

    < Back Projet de Développement Urbain Intégré et de Résilience du Grand Antananarivo : Des impacts durables sur la capitale de Madagascar Antananarivo, la capitale de Madagascar, avec ses 1,5 million d'habitants intra-muros et près de 2,5 millions en périphérie, est un paradoxe géographique. Le Projet de Développement Urbain Intégré et de Résilience du Grand Antananarivo (PRODUIR), financé par la Banque Mondiale, vise à améliorer les conditions de vie dans les quartiers défavorisés. La réhabilitation du Canal C3, crucial pour la protection contre les inondations, est en cours, avec des travaux d'aménagement et d'assainissement. La réhabilitation des digues de l'Ikopa et de la Sisaony est proche de l'achèvement. Le projet englobe également des interventions à l'échelle des quartiers, des travaux urbains, et un appui institutionnel pour renforcer la gouvernance urbaine. Ces actions intégrées visent des impacts durables sur la vie des habitants d'Antananarivo. Antananarivo, la capitale de Madagascar, une ville historique et pleine de paradoxes. Située à une altitude moyenne de 1 280 m dans la région des hauts plateaux, l’agglomération est aujourd’hui la plus grande ville de Madagascar, dont le développement s’étend au-delà de sa limite administrative. Avec ses quelque 1,5 million d’habitants, Antananarivo intra-muros concentre plus d’un tiers de la population urbaine du pays, accusant ainsi une forte domination dans le réseau urbain. Avec sa périphérie, la capitale malgache compte près de 2,5 millions de personnes qui y vivent ou qui y travaillent au quotidien. Elle produit à elle seule près de la moitié du PIB du pays. La singularité d’Antananarivo vient aussi de sa géographie particulière. La ville est dominée par une colline de direction méridienne où se trouve le palais du Rova, ancienne résidence royale, qui domine à l’ouest la plaine du Betsimitatatra avec un escarpement abrupt de plus de deux cents mètres. Antananarivo entre la colline et la plaine A ces quartiers collinaires ou centraux, s’opposent ceux de la plaine, situés à l’ouest, dont la vaste zone aménagée dans les années soixante sur d’anciennes rizières abritant des bâtiments administratifs et la grande cité planifiée des 67 hectares. Cependant, avec la pression démographique conjuguée au poids important de l’exode rural les anciennes plaines rizicoles marquées de quelques noyaux d’habitations, sont rapidement devenues des quartiers très denses développés anarchiquement, et caractérisés par différentes formes de précarités (Anatihazo, Andavamamba, Ankasina…). C’est dans ces quartiers inondables et majoritairement précaires qu’œuvre le Projet de Développement Urbain Intégré et de Résilience du Grand Antananarivo (PRODUIR). Sur sollicitation du Gouvernement Malagasy, la Banque Mondiale s’est engagée à appuyer le développement urbain intégré du Grand Antananarivo sur le long terme, dans le cadre d’une série de projets. PRODUIR étant le premier projet de la série, a bénéficié d’un financement IDA de 125 millions de dollars, dont l’exécution s’étalera jusqu’en 2025. Mis en œuvre sous tutelle du Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Services Fonciers (MATSF), le projet vise de manière générale à améliorer les conditions de vie en milieu urbain et la résilience aux inondations des populations dans certains quartiers défavorisés du Grand Antananarivo. Le projet vise de manière générale à améliorer les conditions de vie en milieu urbain et la résilience aux inondations des populations dans certains quartiers défavorisés du Grand Antananarivo. Protéger Antananarivo et ses environs contre l’inondation Le Canal C3, comme principale axe d’intervention La réhabilitation du Canal C3 est une priorité pour la protection de la plaine d’Antananarivo contre les inondations pluviales. Celui-ci fait partie des trois principaux canaux de drainage des eaux pluviales de la plaine urbanisée d’Antananarivo. 48% des fonds sont destinés à la remise en état de fonctionnement des infrastructures hydrauliques, dont le canal C3 qui s’étale sur 12 km. Près de 115 000 m3 de boue de curage sont prévues être enlevées durant les travaux qui consistent également à la remise en état de cet ouvrage de drainage dans son état initial théorique à travers des curages et des renforcements de berges. L’aménagement d’un site de confinement des boues de curage ainsi que l’aménagement d’un site de réinstallation des populations affectées par le projet viendront aussi accompagner cet axe majeur du projet. L’assainissement et le curage du canal C3 sur une longueur de 12 km seront effectués à partir de février 2024 pour permettre aux eaux de pluies de s’écouler plus facilement et rapidement. En outre, le projet améliorera les quartiers traversés par le canal C3 avec la création de routes, de cheminements piétons le long du canal et de passerelles, l’installation d’équipements sanitaires, de lavoirs et de bornes fontaines ainsi que les emplacements pour bac de collecte des ordures ménagères. Ces travaux d’intérêts généraux réduiront sensiblement les inondations qui s’aggravent tous les ans dans les zones basses et auront des retombées multiples sur la santé, la mobilité et les activités économiques de la population concernée. La réhabilitation des digues, un avancement à grand pas Aujourd’hui, l’un des grands chantiers de PRODUIR est en passe d’être terminé : la réhabilitation de la digue de l’Ikopa et de la Sisaony, parmi les ouvrages majeurs de la protection de la plaine d’Antananarivo face aux inondations. En plus de ces actions, des travaux de confortement et de réhabilitation de quelques tronçons de digues d’une longueur totale de 1,3 km seront réalisées. Il s’agit notamment des digues endommagées durant les épisodes climatiques successifs de 2022, présentant un risque élevé pour l’ensemble de l’agglomération d’Antananarivo. L’ensemble de ces travaux, permettront de réduire considérablement les expositions des quartiers vulnérables et de la population urbaine, aux risques d’inondation récurrentes que subit la capitale de Madagascar. Les travaux de confortement de digues pour protéger la ville contre l’inondation 2023 Des interventions à l’échelle de quartier, pour transformer la vie de la communauté Le projet se focalise également à la structuration de divers quartiers de la capitale et de ses environs à travers des travaux urbains relatifs à l’amélioration de la mobilité et de l’accessibilité, de l’accès aux services d’assainissement de base, et de renforcement de la résilience (ruelles, bibliothèques, marchés, passerelles…). Ce, dans le but d’améliorer les conditions de vie des habitants de la Ville des Mille (l’un des surnoms de la capitale), et d’insuffler une transformation et une restructuration du paysage urbain. Près de 500 infrastructures devraient être construites d’ici la fin du projet qui bénéficieront à un peu plus de 650 000 personnes. D’autres travaux de restructuration et de rénovation urbaine seront aussi identifiés et réalisés dans les prochaines phases du projet. Toutes ces infrastructures ont des finalités communes : contribuer au bien-être de la communauté, au désenclavement des quartiers et à l’amélioration des quartiers bien souvent précaires avec une très forte densité de population. Appuyer les institutions pour une gouvernance urbaine résiliente Dans une de ses sous-composantes, le PRODUIR appui le MATSF et les Communes concernées pour la réalisation d’une étude urbaine et sociale visant à doter la zone d’intervention d’un plan d’urbanisme de détail, qui sera l’outil de référence pour la définition des investissements dans la rénovation urbaine. Sur le plan institutionnel, plusieurs activités de renforcement de capacité sont également lancées pour améliorer la gouvernance urbaine, la gestion municipale et l’internalisation des recommandations des outils de planification, mais aussi pour améliorer les capacités des acteurs à répondre rapidement et efficacement à une situation d’urgence/crise notamment les cas de catastrophes. A travers ces interventions multiples et intégrées, le projet veut induire des impacts durables sur la capitale de Madagascar et ses habitants. Previous Next

  • African Cities Insights I When art comes to town: The murals that cover African cities

    < Back When art comes to town: The murals that cover African cities This article explores the rise of murals in African cities, their ancient history, and their contemporary role. From Johannesburg to Cairo, these works of art transform urban landscapes, tell cultural stories, and address social and political issues. Casablanca and Cotonou feature murals depicting history and national pride, while Johannesburg and Cairo display tributes to Mandela and powerful messages of tolerance. El Seed in Manshiyat Naser, Cairo, symbolizes change and unity within a marginalized community. These murals become cultural pillars and means of expression, promoting tourism and community unity. From the vibrant streets of Johannesburg to the colorful alleyways of Cairo, African cities are being transformed by murals. These large-scale works of art are adorning buildings, walls, and bridges, bringing life and color to urban spaces. Murals in African cities serve a variety of purposes. One of the reasons why murals are so popular is that they are a relatively inexpensive way to add beauty and vibrancy to urban areas. They are used to raise awareness of social and political issues, while others celebrate local culture and heritage. Whatever their purpose, murals are having a profound impact on African cities. They are attracting tourists, boosting local economies, and creating a sense of community pride. Murals have a long and rich history in Africa, dating back to ancient times. Some of the earliest known murals in Africa can be found in the tombs of the Egyptian pharaohs. Murals were also used by other African cultures to tell stories, celebrate religious beliefs, and document important events. For example, the Dogon people of Mali used murals to tell the story of their creation myth. The murals depict the journey of the Dogon people from their celestial home to Earth. The murals of the Ndebele people of South Africa are another example of the long tradition of mural painting in Africa. Ndebele murals are known for their bold colors and geometric patterns. They are used to decorate homes and other buildings, and they also have a spiritual significance. In the 20th and 21st centuries, murals have taken on a new significance in Africa. They are now being used to address important social and political issues, such as poverty, inequality, and HIV/AIDS. Murals are also being used to celebrate African culture and heritage. Casablanca, Morocco Casablanca has become a vibrant open-air art gallery, with murals covering the walls of buildings all over the city. From the bustling streets of Burgundy to the winding alleyways of the old medina, these murals tell stories, celebrate culture, and inspire passersby. Each mural is a unique work of art, reflecting the diversity and creativity of Casablanca's people. Some murals are abstract, with bold colors and geometric patterns. Others are figurative, depicting portraits, landscapes, and scenes from everyday life. One particularly striking mural can be found on Burgundy Street. It features portraits of the Moroccan national football team, who recently achieved a historic feat by reaching the semi-finals of the FIFA World Cup in Qatar. The mural captures the excitement and pride of the Moroccan people, and it has become a popular tourist attraction. Casablanca's murals are more than just works of art. They are also a source of pride and inspiration for the city's residents. They transform urban spaces, making them more colorful and inviting. They also serve as a platform for artists to express themselves and to share their stories with the world. Cotonou, Benin The mural in Cotonou, Benin is a truly impressive feat of art and engineering. It is the largest fresco in the world, measuring 1,300 meters long and 10 meters high. The mural was created by a collective of 27 artists from 13 different countries, and it took them over a year to complete. The mural is located in the port of Cotonou, which is one of the busiest ports in West Africa. The mural depicts a variety of scenes from Benin's history and culture. There are images of traditional dances, ceremonies, and everyday life. The mural also features portraits of some of Benin's most famous historical figures, such as King Ghézo and Queen Hangbé. The mural is more than just a work of art. It is also a symbol of Benin's growing cultural and economic importance. The mural has been well-received by the people of Benin. Many people see the mural as a symbol of national pride. The mural has also attracted tourists from all over the world. The Nelson Mandela mural by Shepard Fairey in Johannesburg, South Africa The Nelson Mandela mural by Shepard Fairey is a 10-storey, 2,174 square feet (202.0 m2) public artwork on Juta Street in Braamfontein, Johannesburg, created by Shepard Fairey and completed in September 2014. It pays tribute to Nelson Mandela and the 25th anniversary of the Purple Rain Protest. The mural is based on Fairey's iconic "Hope" poster, which was created for Barack Obama's 2008 presidential campaign. The mural depicts Mandela in a close-up portrait, with his signature bright white smile and piercing blue eyes. The mural is painted in a bold, colorful style, with shades of red, orange, yellow, and blue. The mural is located in a prominent location in Braamfontein, a vibrant and diverse neighborhood in Johannesburg. It is a popular tourist attraction, and it is also a source of pride for the local community. The mural is a reminder of Mandela's legacy and his fight for equality and justice. Perception" mural by El Seed in Cairo Cairo is another African city that is home to a vibrant mural scene. One of the most popular murals in Cairo is The Calligraffiti Mural of Garbage City. EL Seed, a French-Tunisian street artist, created a stunning calligraffiti mural in the Manshiyat Naser suburb of Cairo. The mural covers the sides of more than 40 buildings and features a quote from a Coptic Christian bishop: "Anyone who wants to see the sunlight clearly needs to wipe his eye first." The mural is located in a very poor neighborhood, and eL Seed had to work with limited resources. He also had to overcome the stigma that is often attached to Manshiyat Naser. Despite the challenges, eL Seed was able to create a beautiful and inspiring mural that has made a positive impact on the Manshiyat Naser community. The mural is a powerful reminder that we should not judge others too quickly, and that we should always strive to see the best in people and places. Manshiyat Naser is a neighborhood that is often overlooked and stigmatized, but eL Seed's mural is helping to change that. The mural has had a positive impact on the Manshiyat Naser community. It has helped to raise awareness of the neighborhood and its people, and it has also inspired a sense of pride and community spirit. Previous Next

  • Africityshoot: Lubumbashi-DRC

    Lubumbashi is the second-largest city in the Democratic Republic of the Congo, located in the country's southeasternmost part, along the border with Zambia. Discover through this series all the energy and beauty of this city of more than 2 million inhabitants, with a rich history and an impressive architectural heritage. Lubumbashi-DRC Lubumbashi is the second-largest city in the Democratic Republic of the Congo, located in the country's southeasternmost part, along the border with Zambia. Discover through this series all the energy and beauty of this city of more than 2 million inhabitants, with a rich history and an impressive architectural heritage.

  • African Cities Insights I Une nouvelle vision du développement urbain au Sénégal à travers la ville intelligente

    < Back Une nouvelle vision du développement urbain au Sénégal à travers la ville intelligente Les villes intelligentes en Afrique offrent de nouvelles voies pour une transformation urbaine durable. Les réformes réglementaires permettent désormais aux autorités locales de créer des réseaux numériques, un changement qui soutient les partenariats public-privé (PPP), attire les investissements tout en favorisant des infrastructures partagées et en prévenant les monopoles. Diop Dieynaba, responsable du programme Ville Intelligente de Diamniadio, souligne la nécessité d'une adoption technologique adaptée qui respecte le contexte unique de chaque ville, plutôt que de copier des modèles étrangers. L'approche de Diamniadio démontre que le développement des villes intelligentes peut renforcer la durabilité, l'efficacité et le bien-être des citoyens lorsqu'il est en adéquation avec les besoins et les valeurs locales. Malgré des obstacles comme des ressources limitées et le scepticisme public, Dieynaba est convaincue que les villes africaines peuvent façonner leurs propres modèles urbains intelligents en favorisant l'innovation locale, en actualisant les réglementations et en adoptant les partenariats. La ville intelligente est un modèle de fabrique urbaine qui offre de nombreuses opportunités pour la transformation urbaine en Afrique Dakar, Senagal Leandry Jieutsa 2023 Le développement des technologies ouvre de nombreuses portes en matière de développement urbain, résilient inclusif et durable. La ville intelligente est une approche pertinente, car permettant de mettre en place des infrastructures, réseaux et services interconnectés. Diop Dieynaba Cheffe de cellule de la Smart city de Diamniadio et Responsable du programme Smart city de Diamniadio. En effet, les réseaux d’infrastructures d’une Smart city sont des supports de la gestion optimisée d’une ville et cela permet d’anticiper et de résoudre les lacunes et pannes. Ces infrastructures permettront le raccordement des principaux équipements de gestion d’une ville intelligente à commencer par les caméras de vidéoprotection nécessaires pour en faire une ville sûre, tous les capteurs pour les solutions intelligentes de services urbains et mobilité. La ville intelligente est un processus de structuration urbaine utilisant les nouvelles technologies pour apporter des solutions durables, intégrant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Elle repose sur l’usage de technologies avancées comme les capteurs, les réseaux, l'IoT et la blockchain, qui jouent un rôle central dans l'amélioration de la ville. Dans les villes Africaines, on a l’habitude de construire et de gérer de manière sectorielle, les réseaux, les voiries et les services de la ville. Maintenant avec la Smart city on peut avoir un seul noyau qui est le centre de pilotage pour superviser tous les services de la ville. Cependant elle ajoute que chaque ville doit s’approprier et contextualiser ces technologies. Chaque ville adapte les technologies selon ses besoins spécifiques, en fonction de son identité et de ses priorités en aménagements numériques. Par exemple, au Sénégal, la ville nouvelle de Diamniadio, actuellement en cours d'aménagement, nécessite d'abord le développement d'infrastructures de base telles que la fibre optique, les réseaux Wi-Fi, et l'IoT pour supporter des solutions numériques. À Dakar, en revanche, le focus n'est pas principalement sur les infrastructures, mais sur des projets numériques facilitant la vie des citoyens, tel que des applications pour la mobilité, le covoiturage, et la gestion du trafic. Des start-up sénégalaises développent aussi des solutions innovantes pour répondre aux besoins spécifiques de la population. Ainsi, le concept de ville intelligente, ou Smart City, est aujourd’hui l’outil le plus adapté pour accompagner le développement des villes africaines en croissance. Il permet d'améliorer les conditions de vie des citoyens grâce au déploiement de solutions numériques et d'encourager l'intégration des nouvelles technologies dans un contexte de développement urbain. La ville intelligente de Diamniadio s’appuie sur l'Internet des objets pour optimiser la gestion urbaine à travers des infrastructures connectées La planification urbaine est un processus très complexe et implique plusieurs compétences et métiers. Par conséquent il faut digitaliser le processus et mettre en réseau tous les acteurs pour une meilleure transversalité. Smart City Diamniadio Les nouvelles technologies vont apporter des solutions innovantes dans la collecte des données, la prise de décision, travailler sur la modélisation des processus urbains. L'introduction du numérique dans la planification de ville vise notamment à ajuster et optimiser au mieux la consommation des ressources : énergie au niveau de la distribution électrique avec les smarts grids, consommation du réseau d’éclairage public, optimisation du traitement des déchets solides et liquides, gestion des réseaux d’eau. L'Internet des objets (IoT) joue un rôle central dans ce que nous mettons en place pour la ville intelligente de Diamniadio. Nous misons sur des réseaux en fibre optique, le Wi-Fi, et le IT, car l'IoT permettra de développer diverses solutions pour la gestion urbaine. Le projet Smart City de Diamniadio vise à créer une ville intelligente, durable et résiliente, en appuyant le développement d'infrastructures de connectivité mutualisées telles que la fibre optique, le réseau mobile et le Wi-Fi public. Cette approche permettra des usages numériques massifs et innovants. En parallèle, l'IoT facilitera la gouvernance numérique et la gestion des services publics, avec une unité centrale assurant la coordination des données en temps réel pour des solutions de sécurité (vidéoprotection) et de gestion de la mobilité urbaine. Diamniadio va devenir une référence dans la gestion des villes au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Cette gestion Smart permettra une maîtrise des coûts de fonctionnement, d’optimiser les temps de trajet et donc de réduire la pollution, et grâce à ses services et infrastructures, d’attirer un plus grand nombre de citoyens. Diamniadio se distingue par une approche intégrée combinant plusieurs fonctions incluant administration, évènementielle, éducation, industrielle, résidentielle et loisirs. La ville héberge 16 ministères décentralisés et la deuxième université du Sénégal, l’Université Amadou Mahtar Mbow, prévue pour accueillir environ 30 000 étudiants. Le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs, la maison des Nations Unies, des programmes immobiliers etc... Des capteurs intelligents seront installés pour optimiser la gestion de la mobilité et du stationnement et des services urbains, notamment dans la gestion des cas d’usages gestion des incendies, des inondations, des bacs à ordures, le trafic, l’éclairage public, la gestion numérique de l’assainissement en renforçant ainsi l'efficacité des infrastructures et la sécurité des citoyens. Pour faciliter l’interaction entre l’administration, les citoyens et les entreprises locales, une application numérique sera développée, offrant un accès en temps réel à des informations essentielles. Ce projet s'appuie sur le numérique pour non seulement répondre aux besoins des usagers en matière d’énergie, d’eau, d’assainissement, de mobilité et de gestion des déchets, mais aussi pour piloter le développement du Pôle urbain de manière durable et moderne. Mettre en place une infrastructure de fibre optique pour soutenir le développement rapide de la ville intelligente de Diamniadio Diamniadio, Hub technologique en pleine croissance au Sénégal, accueillent des infrastructures de pointe comme le parc technologique numérique, les datacenters de Sénégal Numérique SA. des bâtiments intelligents, tels que la Maison des Nations Unies et les sphères ministérielles, le Stade Abdoulaye Wade, le centre des Expositions de la SOGIP, le CICAD, Centre de Conférence Abdou DIOUF, l’Hôtel Radisson Diamniadio etc… illustrent la modernité de la ville. Dakar Arena de Diamniadio ajoute également à cette dynamique, visant à faire de Diamniadio un centre moderne et attractif. Face à la demande croissante de solutions technologiques que posent ces infrastructures et les entreprises, installées sur le site, un inventaire des besoins a été réalisé pour structurer l’aménagement numérique. Innovation – Le Sénégal inaugure officiellement son super calculateur, by prodpafrica Le déploiement de la fibre optique est un élément structurant de cette transformation. C’est dans cette optique qu’est mis en place un projet de connectivité en Fibre, Wi-Fi et IoT dans toute la ville. Ce projet, prévu pour fin 2024, offrira une couverture réseau mutualisée et partagée par les opérateurs aux logements, entreprises, administrations et établissements publics, garantissant une accessibilité équitable. La Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU) développe également un projet destiné à améliorer la sécurité et la gestion de la ville en temps réel. Ce projet géré avec le Ministère de l’intérieur, inclura l’installation de 700 caméras de vidéoprotection, des capteurs intelligents pour l’éclairage, la gestion des feux tricolores et des espaces verts, et une plateforme d’intelligence artificielle pour surveiller les embouteillages, détecter les déchets et prévenir les fuites d’eau. Grâce à un data center sécurisé, cette infrastructure permettra une gestion proactive des données. L’IoT sera mobilisé pour surveiller l’eau, la qualité de l’air, et la consommation électrique, assurant une efficacité énergétique, une sécurité accrue et un cadre de vie amélioré, positionnant Diamniadio comme un modèle de ville intelligente et durable. Enfin, pour garantir une exploitation efficace des solutions technologiques, une formation à la gestion des solutions cloud et des données sera offerte aux futurs opérateurs du centre de supervision de la ville. Ce centre jouera un rôle crucial dans la supervision des infrastructures, facilitant la maintenance proactive des services urbains tels que l’eau, l’air, et l’énergie. Les capteurs permettront, par exemple, de détecter rapidement les fuites d’eau ou les pics de pollution, contribuant ainsi à améliorer la sécurité et le bien-être des citoyens de Diamniadio. Le Partenariat Public-Privé pour soutenir une transformation urbaine qui optimise les ressources et favorise la transformation numérique des territoires Le Partenariat Public-Privé (PPP) joue un rôle structurant dans le développement du projet de ville intelligente de Diamniadio, en impliquant un éventail d’acteurs publics et privés. Ce modèle novateur s’articule autour de l'implication de divers acteurs, parmi lesquels figurent la Présidence de la République, plusieurs ministères (dont celui de l'Économie, du Plan et de la Coopération par le biais de l’Unité Nationale d’Appui aux PPP (UNAPPP) et celui de la Communication des Télécommunications et du Numérique, et du Ministère de l’intérieur), ainsi que des régulateurs comme l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) et l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP). Le Cabinet Tactis, en tant que mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO), accompagne la DGPU dans la coordination de ce projet complexe qui mobilise des ressources financières et technologiques issues du secteur privé sous la supervision étatique. L'initiative a aussi nécessité une approche pragmatique d’intégration des opérateurs privés afin de maximiser les investissements tout en permettant à l'État de gérer les remboursements sur une période définie. On est en train de finaliser deux PPP sur le projet Smart city Diamniadio, un PPP doit nécessairement être réalisé par une entreprise dédiée à cet effet SPV (Société dédiée pour réaliser le PPP) qui doit avoir un actionnariat majoritairement sénégalais, les entreprises étrangères peuvent avoir leur place, mais n’auront pas la majorité, ce sont les textes. Le PPP s’est imposé dans le cadre de la Smart City de Diamniadio, à la suite de recommandations formulées lors des séries ateliers de co contstruction de la vision en octobre 2021, par la suite, le principe des deux PPP a fait l’objet d’une validation dans le cadre d’ateliers de validation organisés les 15 et 16 novembre 2022 auxquels participaient divers partenaires comme le MCTN, l’ARTP, l’UNAPPP, la DCMP et la SENUM où les parties prenantes ont mis en avant la pertinence de ce modèle pour répondre aux exigences techniques et financières du projet. Atelier de validation de l'étude d'assistance à maîtrise d'ouvrage du projet Smart City Diamniadio En effet, la complexité du déploiement d’infrastructures telles que la fibre optique, combinée aux compétences limitées de l’État en la matière, a incité l’Unité Nationale d’Appui aux Partenariats Public-Privé (UNAPPP) à adopter une approche de dialogue compétitif. Ce processus a permis de rassembler les opérateurs privés nationaux, candidats à l’appel d’offres dotés des licences et de l’expertise nécessaires pour structurer un réseau de connectivité. Bien que la concurrence ait été limitée par les exigences réglementaires, cette méthodologie a permis d’engager les opérateurs télécoms nationaux tout en maintenant un cadre ouvert pour les sociétés infrastructures de fibre optique, ce qui a permis d’extraire les réseaux mobiles de l’appel d’offres, afin de faciliter une participation plus large. Le modèle PPP Diamniadio une ville connectée, connectivité ne vise pas seulement à optimiser les ressources pour le déploiement de la fibre optique et des infrastructures de communication, mais il sert aussi à garantir une gestion partagée et mutualisée des infrastructures, évitant ainsi les monopoles privés. Au Sénégal, où les opérateurs de télécommunications dominent traditionnellement le déploiement des réseaux, le PPP à Diamniadio offre un modèle de réseau public partagé qui permet à chaque opérateur de participer au développement tout en évitant un monopole d’un acteur unique. Le choix d’un modèle de réseau mutualisé permet ainsi de maintenir une concurrence saine et de conserver une vision équilibrée pour la Smart City. Dans un contexte africain où les opérateurs maîtrisent souvent les réseaux et le déploiement de la fibre, nous avons découvert que nous pouvions mettre en place un réseau Fibre optique public mutualisé, partagé entre opérateurs. La DGPU supervise la mise en place de deux principaux PPP : le premier, orienté vers la connectivité, couvre l’installation d’un réseau de fibre optique, de Wi-Fi public et d’IoT, et le second PPP : Diamniadio une ville sure, intelligente et durable, se concentre sur le déploiement de solutions matérielles et logicielles permettant un pilotage en temps réel de la ville. Outre les aspects techniques, le projet Diamniadio bénéficie également de l’apport financier des partenaires privés, lesquels permettent à l’État de réduire les coûts initiaux en se concentrant sur un modèle de remboursement échelonné. Ce cadre de PPP permet à l'État d’éviter un endettement direct tout en assurant le financement de technologies et infrastructures avancées. Cette approche est un modèle économiquement viable qui peut inspirer d’autres villes en Afrique de l’Ouest. Cette démarche permet de contrôler l'infrastructure et de réduire les risques de monopole privé, un enjeu crucial dans le développement de villes intelligentes. Le contrôle des infrastructures et des données reste un défi majeur, mais cette approche mutualisée nous offre une meilleure maîtrise du projet. En favorisant un environnement de gouvernance partagée, le PPP Diamniadio, une ville connectée pour la Smart City de Diamniadio crée un écosystème où l’innovation technologique et la durabilité se rejoignent pour faire de Diamniadio un modèle de ville intelligente, adapté aux besoins contemporains et aux attentes de croissance du Sénégal. Ce n'est pas un simple marché, car le PPP connectivité de Diamniadio concerne ici un vaste déploiement sur 1,644 hectares, soit environ quatre fois la taille du centre-ville de Dakar, dans le pôle urbain de Diamniadio. Il était essentiel de garantir la concurrence pour ne pas confier ce projet à un seul opérateur sans appel d’offres, ce qui n’aurait pas servi l’intérêt général. Une réforme des cadres réglementaires est essentielle pour le développement des villes intelligentes en Afrique, car elle crée un environnement favorable à l'innovation Les cadres actuels, souvent rigides et inadaptés, limitent l'innovation. Un cadre réglementaire modernisé encourage les investissements en clarifiant les attentes pour les entreprises et les investisseurs. En permettant des partenariats public-privé et des collaborations avec des acteurs internationaux, ces réformes facilitent l'accès aux technologies et au financement nécessaires. En outre, elles renforcent la transparence et la responsabilité, éléments cruciaux pour bâtir la confiance des citoyens envers les initiatives de ville intelligente. C’est le moment de la rupture sur nos façons de planifier, de concevoir et d’habiter nos villes, cependant une mise à jour des savoirs est nécessaire pour mettre en phase le développement de ce processus avec l’évolution de nos villes. Au Sénégal, il était initialement impossible pour les collectivités locales de déployer leur propre réseau de fibre optique, cette prérogative étant réservée aux opérateurs télécoms. Cependant, un décret du 7 juillet 2022 a permis aux collectivités d’aménager des réseaux de fibre afin de développer des villes intelligentes, une initiative qui n'existait pas auparavant au Sénégal. Cette réglementation a ouvert de nouvelles possibilités et a été un catalyseur pour Diamniadio. Dans le Plan d’actions de la Stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN 2025), il est prévu dans l’action 624, la DGPU est chargée de la mise en place d’une Ville Numérique sur l’Axe Diamniadio- Sébikotane, Diass et Lac Rose avec le Ministère. Avec l'appui du ministère des Télécommunications et du régulateur, un guichet unique a été créé pour accompagner la DGPU dans la gestion et le partage des réseaux à Diamniadio. Cette évolution a marqué un tournant : désormais, les opérateurs doivent suivre les directives de l'État et des collectivités locales avant de procéder à l’installation de leurs infrastructures, notamment dans les grandes villes. Les maires, souvent peu informés de ces changements, doivent encore prendre conscience de leurs nouvelles responsabilités, et il est essentiel que les réglementations évoluent pour donner aux collectivités locales davantage de pouvoir et de flexibilité afin de répondre aux enjeux de développement numérique. De plus, l'UNAPPP a mis en place de nombreux arrêtés pour soutenir les PPP et accompagner l'activité locale ainsi que les entités publiques. L'ARTP mène également des réformes pour promouvoir le partage de réseaux, mettant fin au déploiement anarchique. Sur Diamniadio on a travaillé sur une stratégie de partage de réseau pour le projet de connectivité de Diamniadio, le projet sera financé par un opérateur gestionnaire unique (SVP), il se chargera de la conception, le déploiement des réseaux, l’exploitation et commercialisation du réseau sur une durée de 18 à 20 ans, puis transférera sa gestion à la DGPU, assurant ainsi la propriété nationale. I l est indispensable de surmonter les défis de la transformation digitale en Afrique pour bâtir des modelés endogènes de villes intelligentes qui répondent aux réalités locales Il existe une résistance marquée au refus du changement et un scepticisme généralisé. L'innovation technologique est souvent perçue comme une idée éloignée des réalités quotidiennes africaines, où les problèmes liés à l'eau, à l'électricité et à la salubrité demeurent criants. Cette mentalité, ancrée dans les modèles urbains traditionnels, limite l'acceptation des nouvelles technologies et freine l'adoption de pratiques plus modernes et durables, rendant difficile la transition vers des villes intelligentes. Le manque de ressources financières et de compétences spécialisées constitue un autre obstacle majeur. La transformation vers des Smart Cities requiert des investissements importants, mais aussi des experts en urbanisme et en technologies numériques, qui font souvent défaut. Cette insuffisance de compétences entraîne des difficultés pour concevoir, déployer et gérer les infrastructures intelligentes, ajoutant des complexités à la mise en œuvre des projets et limitant leur impact potentiel. Par conséquent, les villes africaines se retrouvent souvent dépendantes de soutiens externes pour avancer vers le numérique. A cela s’ajoute, le défis de la réalisation des voiries et réseaux divers (VRD) intelligents, qui intègrent les infrastructures d’accueil (fourreaux, chambres, galeries techniques) pour le passage de la fibre. Ces infrastructures d’accueil de la Smart city sont réalisées concomitamment aux opérations de VRD sans ces derniers il n’aura pas de Smart cities (villes intelligentes). Cependant ces défis ne doivent pas empêcher l’innovation et freiner la dynamique de transformation urbaine dont a besoin le continent. Certes, il y a des défis liés aux infrastructures et aux ressources, mais je suis convaincue que nos villes peuvent évoluer vers ce que nous voulons en faire. Le président de la République a initié le projet de Diamniadio dans l'optique de rompre avec les déficits d’urbanisation des villes sénégalaises, marquées par un manque de planification et des quartiers dortoirs sans activité économique, sans voirie ni services d'assainissement. Les villes Africaines de demain doivent être durables, résilientes et faire l’objet d’une véritable planification numérique globale au moment de leur construction pour les villes nouvelles. Pour les villes existantes, travailler sur le développement de solutions technologiques adaptées aux besoins des citoyens. Il est crucial de répondre aux idées reçues selon lesquelles l'Afrique serait ‘’en retard’’ ou incapable de réussir dans le domaine des villes intelligentes. Certains pensent qu'il suffirait de transposer des modèles étrangers pour résoudre nos défis, mais ce n'est pas la solution. Chaque ville a son propre territoire, son identité et ses besoins spécifiques. Nous devons concevoir et planifier nos villes en tenant compte de nos moyens, de nos besoins spécifiques et de nos projections futures. Il n'est pas réaliste de demander à des acteurs étrangers de résoudre nos problèmes urbains. L'initiative doit venir de nous, les Africains. Nous devons porter notre propre vision et adapter la modernité et les technologies aux réalités locales» Previous Next

  • News: World Cities Day Talk edition 4

    On November 9, 2023, the prestigious K Hotel in Douala was the vibrant scene of the fourth edition of the captivating World Cities Day Talk. < Back World Cities Day Talk edition 4 On November 9, 2023, the prestigious K Hotel in Douala was the vibrant scene of the fourth edition of the captivating World Cities Day Talk. On November 9, 2023, the K Hotel in Douala hosted the fourth edition of the World Cities Day Talk . This annual event, organized by the Africa Innovation Network (AIN) in collaboration with architecture firms NANDHAA, Focus Group and FAH'SI Group , brilliantly explored the theme of urban resilience in Cameroon, attracting nearly 50 participants to an enriching evening at the K'Hotel in Douala. It was also the ritual opportunity to unveil the new issue of the African Cities Magazine by the AIN. This vibrant magazine highlights the multiple facets of African cities, celebrating innovations and best practices in architecture, urban planning, design and urban art (download edition 4 of the magazine at: https://www.africinno.com/africancitiesmagazine?lang=fr ). The evening began with a warm welcome from the organizers, followed by a captivating recap of past editions of the World City Day Talk, providing fascinating historical insight. AIN then opened the discussions by presenting both an interactive Quiz and a video which provided an understanding of the current context of urban resilience in Cameroon, thus laying the foundations for future discussions. The interventions were dynamic and fascinating. Dr. Magloire Olinga brilliantly moderated a discussion on the key actors involved in urban resilience in Cameroon. In his speech, he presented the role and responsibilities of each actor. He insisted on the blocking points to be corrected to allow concerted intervention by each actor. The rest of his speech strongly engaged the audience who did not fail to provide contributions and questions to better understand the subject raised. The following topics brilliantly explored the challenges to achieving this resilience, while Horcel Sokeng shared key perspectives on the action levers essential to this urban resilience, including the subject of concerted urban governance for good coordination and consistency in actions that contribute to the development of cities; and also citizen participation through civic and informed acts to avoid exposing oneself to any risk in order to understand urban resilience. The practical discussions on the acquisition and security of real estate in Cameroon, led by Wisdom International, allowed participants to better understand the regulatory and security process of acquiring real estate in Cameroon; this through the presentation of each step and the key players that each person wishing to settle in a place should consult. Dongmo Justice's dynamic presentation on the importance of research and innovation in building resilient cities highlighted the crucial impact of these elements in urban transformation. An energetic conclusion closed the evening, followed by a photo and networking session, allowing participants to exchange and nourish the ideas shared. The appointment has already been made for next year for a new edition of this annual meeting which promises to be just as exciting. Previous Next

  • African Cities Insights I Le numérique: un terreau fertile à labourer pour la transformation durable de la mobilité

    < Back Le numérique: un terreau fertile à labourer pour la transformation durable de la mobilité Cet interview d'Antoine CHEVRE met en lumière les opportunités offertes par le numérique pour améliorer la mobilité urbaine durable en Afrique, tout en soulignant les défis de mise en œuvre. Il met en avant l'impact des technologies numériques sur la transformation des transports dans les villes africaines, en mettant l'accent sur des initiatives telles que l'utilisation du paiement mobile, la cartographie des réseaux de transport artisanal via des smartphones, et la mise à disposition des données de transport en open source. L'interview souligne également l'importance de la collaboration et de la normalisation des données (format GTFS) pour garantir leur interopérabilité et faciliter le développement d'applications. Enfin, elle aborde les défis majeurs, notamment la mise à jour des données et la standardisation dans un contexte de transport artisanal non planifié, tout en soulignant l'importance de divers moyens de transport pour améliorer la mobilité urbaine durable en Afrique. Les opportunités du numérique pour la mobilité urbaine durable en Afrique sont à la fois nombreuses et difficiles à mettre en œuvre Au cours des dernières décennies, l’avènement du numérique a permis de favoriser le déploiement de nouvelles solutions de mobilité à travers le monde, et plus récemment dans les villes africaines, afin d’améliorer les conditions de mobilité des citoyens. Des technologies numériques comme le paiement mobile qui est une véritable innovation en Afrique offre des opportunités pour accélérer le développement des villes africaines en sautant des étapes technologiques (leapfrogging) pour se positionner à l’avant-garde de la transformation numérique des transports. Les villes africaines se démarquent également par des pratiques qui sont réinventées à grand renfort de capital risque dans d’autres parties du monde. C’est le cas des taxis partagés qui est une pratique courante dans plusieurs villes africaines et se réinventent en occident avec Uberpool par exemple, qui propose de partager des taxis pour économiser. "Le numérique est un levier majeur à plusieurs titres. Pour mieux connaître le secteur du transport artisanal, pour le formaliser et pour mieux le réguler et pouvoir gérer la multitude d’opérateurs pour la puissance publique." , déclare Antoine CHEVRE, spécialiste de la Division transport de l’AFD. Le numérique permet d’avoir une meilleure connaissance de l’offre de transport, et particulièrement en ce qui concerne le transport artisanal qui se qui se définit par opposition aux exploitants de bus structurés et représente l’écrasante majorité de l’offre de transport dans les villes d’Afrique Subsaharienne. Ceci est rendu possible à travers la cartographie des réseaux de transport artisanal au moyen de smartphones et en utilisant des solutions open source. De telles initiatives ont été disséminées à travers les villes africaines, à l’instar de Digital Matatu à Nairobi, Accra Mobile au Ghana ou TransportforCairo en Egypte. La mise à disposition en mode ouvert des données transports non seulement auprès des décideurs mais aussi auprès des usagers, contribue à une meilleure régulation des systèmes existants et la planification des nouveaux modes. Une autre vertu du numérique étant de pouvoir s’adapter aux besoins de chacun. Toutefois, les données ne sont pas une finalité, car elles, seule, ne suffisent pas pour transformer le secteur du transport artisanal en Afrique. D’après le World Resource Institute, au moins 105 millions de personnes vivant dans les villes africaines ne disposent pas d’informations fiables sur leurs systèmes de transit. Il importe donc d’explorer les différents leviers de valorisation de la donnée transport. DigitalTransport4Africa (DT4A), un début de réponse au partage et à l’exploitation de la donnée transport L’initiative DT4A est née dans le but de mettre en réseau l’ensemble des acteurs engagés dans l’application du numérique aux objectifs d’amélioration de la mobilité. Elle s’inscrit dans une approche appelée « beyond mapping » qui vise donc à explorer les différentes solutions se basant sur les données pour transformer le secteur du transport artisanal. Dans ce cadre, DT4A a lancé un “Défi de l’innovation”, afin d’identifier et de financer des microprojets utilisant chacun un levier différent. Parmi ceux-ci, on peut citer : ewarren à Abidjan, une fintech qui aborde la formalisation du secteur et des données via le paiement mobile, addis map qui vise à développer une application voyageur en utilisant la technologie open source ; Trufi ; go metro en Afrique du sud qui produit un jeu de données sur le réseau de Stellenbosch pour étudier la faisabilité d’un passage à l’électro mobilité, Khartoum map qui vise à créer un jeu de données initiales. "Nous avons voulu à travers cette initiative poser les bases d’une culture de la donnée transport en Afrique en faisant la promotion de l’ouverture des données et de leur standardisation au format GTFS pour assurer l’interopérabilité." , précise Antoine. DT4A est un acteur engagé dans la construction de biens communs numériques tels que OpenStreetMap en ce qui concerne les données géographiques utiles à la cartographie des itinéraires et des arrêts. Cependant, au-delà de la dimension géographique, l’information sur les services de transport intègre le niveau de service (fréquence, vitesse commerciale, etc.). Dans ce sens, le standard GTFS (General Transit Feed System) joue un rôle crucial en ce sens qu’il s’agit d’un format de données standardisées. Il permet ainsi d’avoir des données interopérables, qui soient accessibles et facilement compréhensibles de tous, favorisant de ce fait le développement d’applicatifs. En outre, dans un contexte où la plupart des collectivités locales africaines n’a pas aujourd’hui les moyens techniques et financiers de créer et d’entretenir cette infrastructure de données au format GTFS, DT4A œuvre également à l’internalisation des compétences. Notamment, à travers le partage de connaissances et le renforcement des capacités sur la cartographie des réseaux entre autres. DT4A fournit aussi des solutions d’hébergement (GitLab) pour le stockage de jeu de données et le partage d’un centre de ressources. Il n’y a en effet pas de réel business model pour l’information voyageur Du point de vue des défis majeurs, deux écueils principaux se dégagent. Tout d’abord, celui de l’actualisation des données. En effet, il est souvent facile de mobiliser un budget pour réaliser le recueil initial mais il est beaucoup plus difficile de mobiliser des moyens techniques, humains et financiers récurrent pour mettre à jour ces données. D’un autre côté, dans un contexte de transport artisanal, par définition non planifié dans le détail, la question de la standardisation des données au format GTFS se pose dans la mesure où il est difficile d’arriver au niveau de granularité attendu d’un jeu de données GTFS. D’autant plus que ceux-ci sont censés être produits par des exploitants de transports professionnels et imposent que chaque bus qui circule soit identifié dans le temps et l’espace tout au long de l’année. Au mieux, il est possible de disposer des itinéraires avec des arrêts et une fréquence avec distinction heure de pointe / heure creuse. Néanmoins, dans un contexte de villes africaines avec une croissance rapide, le transport artisanal représente un atout majeur qui associé à d’autres moyens de mass transit, tels que le BRT ou le Tramway, permettrait de réduire considérablement les difficultés de mobilité. Ajouté à cela, et grâce au numérique, le développement des services de transport à la demande pour compléter le réseau de mobilité. De telles actions contribueraient à la réduction de l’usage de la voiture individuelle, tout en favorisant une mobilité urbaine durable. Previous Next

  • AIN Videos Podcasts I Décentralisation et gouvernance locle au centre du développement de la ville de Bakel

    Dr. Abdou Azis discute de la nécessité d'actualiser l'urbanisation et de renforcer l'autonomie économique des communes pour le développement local, en mettant l'accent sur l'intercommunalité. < Back Décentralisation et gouvernance locle au centre du développement de la ville de Bakel Dr. Abdou Azis Dr. Abdou Azis, directeur de l'agence régionale de développement de Tambacounda et ancien maire de Bakel, aborde les défis d'urbanisation et de développement économique. Bakel, limitée par sa géographie, doit actualiser son plan d'urbanisation pour étendre son périmètre communal, confrontée à la rigidité des structures administratives et à l'insuffisance des ressources budgétaires. La solution envisagée inclut l'intercommunalité, favorisant une gestion partagée des espaces et des ressources. Ce processus est soutenu par des réformes législatives récentes, visant à renforcer l'autonomie financière et administrative des communes, cruciale pour le développement économique local et la valorisation des entreprises locales, en particulier celles dirigées par les jeunes et les femmes.

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