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  • AFRICAN CITIES ROUND TOUR | AIN website

    AFRICAN CITIES ROUND TOUR: A DOCUMENTARY SERIES THROUGH AFRICAN CITIES African cities are home to nearly half of Africa's population, and over the next 30 years, the continent's cities will be home to more than 950 million additional people. For example, Lagos, the capital of Nigeria and one of the fastest-growing cities in the world, will reach more than 32 million people by 2050. Yet the continent's cities and urban areas face major challenges: poverty, unemployment, substandard housing, and lack of basic services. However, African cities are also lands of beauty, diversity, and opportunity that can be enhanced through resilient and sustainable innovations. Indeed, building more sustainable and resilient African cities will enable changes in urban areas through concentrated economic activities, innovation, job creation, and empowerment; this will enable city dwellers to benefit from the potential of cities through social transformation, inclusion, and integration. African Cities Round Tour is a documentary series that gives voice to the continent's actors to draw a vision of more sustainable, resilient, and inclusive African cities, especially through the potential of innovation and technological development. Urban planners, architects, designers, artists, engineers, and ordinary city dwellers, the African cities round tour aims to take stock of the urban dynamics on the continent, while taking a forward-looking look at the African cities of tomorrow. FIRST DESTINATION: CAMEROON A Central African country with an estimated population of more than 25 million in 2019, Cameroon is one of the countries with the most important urban dynamics in the sub-region. This first documentary addresses the challenges of urbanization in Cameroon and the vision for more inclusive and sustainable cities. Through the eyes of many experts in urban planning, architecture, environment, urban policies, etc., this documentary analyzes the urban dynamics in the country and draws the fundamentals for building more resilient and sustainable urban settlements in Cameroon. Share

  • African Cities Insights I Liaisons urbaines: Mettre en valeur des espaces publics de proximité dans des villes africaines

    < Back Liaisons urbaines: Mettre en valeur des espaces publics de proximité dans des villes africaines Franck Houndégla Le programme Liaisons urbaines, dédié à la mise en valeur d’espaces publics de proximité de villes africaines, fut mis en œuvre de 2012 à 2017. Il a donné lieu à des réalisations expérimentales et pérennes qui croisent aménagement urbain, design, art et patrimoine, et impliquent des habitants, municipalités, opérateurs culturels, chercheurs en sciences humaines et concepteurs locaux : designers, architectes et artistes plasticiens. Les projets ont pris place à Porto-Novo (Bénin), Ndjaména (Tchad), Casablanca (Maroc), Carthage (Tunisie) et Gorée (Sénégal).Liaisons urbaines s’est intéressé aux petits espaces de proximité, que nous nommons « espaces extérieurs d’usage commun ». L’objectif du programme était d’améliorer la qualité spatiale et esthétique et la valeur d’usage de ces lieux de pratiques citadines au moyen d’interventions concrètes, rapides et de coût raisonnable. Le programme souhaitait aussi s’inscrire dans un soutien à la société civile et aux métiers de la création. Liaisons urbaines, était destiné à impulser et accompagner des dynamiques locales mais pas à assurer le suivi du fonctionnement des sites. L’un des enjeux du programme s’est situé dans la gouvernance des sites une fois les opérations de requalifications accomplies. Ce programme expérimental, qui n’était pas destiné à se pérenniser, s’est diffusé localement. Il fut déclencheur de nouvelles initiatives de requalification d’espaces publics. Liaisons Urbaines transforms everyday places into vibrant, inclusive, and community-driven urban commons Programme Liaisons urbaines. Vue de la place vaudou Agonsa Honto, réaménagée dans le cadre du projet « Manger à Porto-Novo », Porto-Novo (Bénin), 2013. Photo : Franck Houndégla Le programme Liaisons urbaines est né d’un questionnement partagé au sein d’un groupe de camarades composé de designers, architectes, opérateurs culturels et spécialistes du patrimoine : « Pourquoi accorde-t-on si peu d’attention à l’aménagement des espaces publics des villes africaines alors qu’ils sont les plus sollicités et utilisés par les habitants » ? Nous constations que les espaces publics officiels, tels les grandes places urbaines et les aménagements végétalisés, conçus par les aménageurs publics selon des modèles importés, étaient envisagés prioritairement comme des espaces de circulation ou d’agrément visuel. Leur utilisation par les citadins, fortement encadrée et limitée par les pouvoirs municipaux, décourageait leur pleine intégration à la vie urbaine. Le contraste était marquant avec les placettes, trottoirs, terrains ouverts et espaces communautaires, qui faisaient l’objet d’une appropriation, voire d’une prise en charge par les habitants. Considéré comme informel, leur usage était néanmoins toléré par les pouvoirs publics. Le traitement spatial et matériel de ces espaces de proximité, qui jouent un rôle central dans les activités sociales, économiques et culturelles des villes africaines, semblait négligé dans un contexte de forte croissance urbaine qui privilégie la réalisation d’infrastructures, de logements et d’équipements. Plutôt que de se contenter de déplorer la situation, nous avons tenté de monter, avec des partenaires, un projet qui vise à expérimenter et à proposer d’autres façons de fabriquer l’espace public 1 . Liaisons urbaines s’est intéressé aux petits espaces de proximité, que nous nommons « espaces extérieurs d’usage commun » — car l’opposition entre espaces publics et privés n’est pas toujours pertinente pour les qualifier. En effet, certains d’entre-eux, situés sur le domaine public, suivent un fonctionnement privatif, tandis que d’autres, de propriété privée, se confondent avec le domaine public du fait d’une continuité spatiale et d’usage. L’objectif du programme était d’améliorer la qualité spatiale et esthétique et la valeur d’usage de ces espaces au moyen d’interventions concrètes, rapides et de coût raisonnable. Développées à l’échelle hyper locale, ces interventions pourraient agir de façon complémentaire aux grandes opérations publiques d’aménagement, plus onéreuses et techniquement complexes, qui se déroulent dans un temps plus long. Liaisons Urbaines allie design, connaissance du terrain et culture pour réinventer les villes africaines Programme Liaisons urbaines. Vue de la structure d’ombrage de la place Chagoua, réaménagée dans le cadre du projet « Place-Fontaine de N’Djamena », N’Djamena (Tchad), 2014. Photo : Franck Houndégla Liaisons urbaines souhaitait s’inscrire dans un soutien à la société civile et aux métiers de la création. Les opérations, qui furent menées sur des sites accueillant déjà des pratiques sociales, marchandes et culturelles quotidiennes, se sont appuyés sur les interlocuteurs locaux 2 à chaque étape du projet. Il apparaissait fondamental que ceux qui repensent ces espaces connaissent les modes de vie, les mentalités et la culture technique des milieux d’intervention. Chacun des projets participait ainsi à la construction d’une expertise locale qui pourrait un jour être sollicitée pour la maintenance ou l’adaptation du site à l’évolution des usages, voire pour prendre part à de nouveaux projets de requalification d’espaces publics. Parallèlement aux réalisations d’aménagements, Liaisons urbaines a passé commande à des photographes et des vidéastes locaux, qui ont apporté leur vision sur les différents espaces et les univers abordés. Le programme a également impliqué des chercheurs en sciences humaines, à même d’éclairer les enjeux sociaux des sites d’intervention et d’analyser la réception des projets par les destinataires : utilisateurs et gestionnaires. Programme Liaisons urbaines. Vue du mobilier conçu par Hicham Lahlou dans le cadre du projet « Jardin de jeu de Casablanca », Casablanca (Maroc), 2015. Photo : Fayssal Zaoui La programme a donné lieu à 5 réalisations d’ampleur raisonnable, qui ont investi des espaces de 400 à 3000 m2 de surface et engagé des budgets de conception et réalisation de 12 000 à 40 000 €. Dans un premier temps, le comité de pilotage a initié une phase pilote qui s’est déroulée à Porto-Novo (Bénin), Ndjaména (Tchad) et Casablanca (Maroc) 3 . Le premier volet, intitulé « Manger à Porto Novo », a porté sur le réaménagement, en 2012 et 2013, de la place vodoun Agonsa Honto, espace cultuel et de restauration populaire de 1 000 m2 géré par une collectivité familiale dédiée au culte vodoun 4 . Le deuxième volet, « Places-fontaines de N’Djamena » a donné lieu à la requalification en 2013-2014 de la place de Chagoua 5 , espace de quartier et pôle d’activités économiques et culturelles organisé autour d’activités de distribution de l’eau 6 . Le troisième volet, « Jardins de jeux à Casablanca » a pris place en 2014-2015 dans le quartier populaire de Sidi Moumen, au sein d’une opération de construction de logements collectifs en copropriété. Il a consisté en la transformation d’un terre-plein minéral en un jardin de jeux intergénérationnel 7 . Programme Liaisons urbaines. Vue du parc Hédi Chaker réaménagé, Carthage (Tunisie), 2016. Photo : agence DZETA Les résultats de cette phase pilote suscitèrent des demandes d’expertise de la part de porteurs de projets implantés dans d’autres villes africaines et qui souhaitaient engager une démarche de transformation d’un espace public. Ainsi, Liaisons urbaines se poursuivit à Carthage, en 2016, avec le réaménagement du Parc Hédi Chaker à Carthage 8 , puis sur l’île de Gorée, en 2016 et 2017, pour la requalification d’une placette accueillant des activités marchandes, nommée « place du marché des jeunes filles 9 . Ces 5 projets ont suivi des étapes de travail identiques: études spatiales et diagnostic ; projet ; travaux. Diversifiées par les sujets, les enjeux et les formes bâties, ces réalisations ont en commun d’associer renouvellement esthétique et confort d’usage. Elles intègrent par exemple des structures d’ombrage et de protection aux intempéries, des dispositifs d’écoulement des eaux et des mobiliers d’assise. Mobilisation locale et postérité des projets de liaison urbaine Chacun des projets a suscité une forte mobilisation locale. Les habitants ont apprécié que nos nombreuses discussions aboutissent rapidement à des actions concrètes. Ils ont également remarqué le soin qui avait été apporté aux réalisations. Parallèlement, les designers, architectes et artistes plasticiens ont été surpris par la reconnaissance populaire qui fut accordée à leur travail. Pour certain.e.s, c’était la première fois que des habitants modestes, et étrangers au monde artistique, les félicitaient. À Porto-Novo, le projet a permis d’améliorer le fonctionnement spatial et l’image publique de la place. À Ndjaména, les activités 10 se sont réinstallées dans un cadre plus propre et confortable. Leur cohabitation est devenue aussi plus aisée. Programme Liaisons urbaines. Vue de la place Agonsa Honto Vodoun avant et après les travaux de réaménagement, Porto-Novo (Bénin), 2013. Photo : Franck Houndégla Programme Liaisons urbaines. Vue de la place Chagoua avant et après les travaux de réaménagement, N’Djamena (Tchad), 2014. Photo : Franck Houndégla À Casablanca, le jardin de jeux a été victime de son succès. La fréquentation étant trop intense, le partenaire local du projet et gestionnaire du site — la Fondation Alliances — et certains habitants ont décidé de fermer temporairement le jardin puis de créer un accès limité pour qu’il accueille un nombre raisonnable d’enfants en même temps. L’appropriation par les destinataires des espaces requalifiés fut d’une façon générale extrêmement rapide, que ce soit pour des raisons économiques (nécessité de reprendre au plus vite une activité marchande) ou du fait que l’intervention répondait à un manque flagrant en équipements de loisir. Le programme a connu une diffusion à la fois transafricaine (dans 5 villes) et locale. Par exemple, à Porto-Novo, le travail de requalification de la place vodoun s’est ensuite diffusé dans la ville. Il a inspiré la naissance du programme Éclosions urbaines qui a permis de requalifier à ce jour une quinzaine de places vodoun de la ville 11 . La question de la diffusion des modèles est intéressante à poser concernant ces actions qui agissent à l’échelle locale. Si une initiative est perçue comme pertinente, elle pourra faire office de modèle qui sera adapté à d’autres sites. Les réplications et adaptations d’un modèle peuvent générer progressivement un maillage urbain de petits espaces publics. Un exemple remarquable est le projet mis en œuvre à Amsterdam par l’architecte néerlandais Aldo van Eyck à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il conçut un réseau d’espaces de jeux, tous différents les uns des autres, agencés à partir de structures tubulaires 12 . Programme Liaisons urbaines + Fondation Dapper. Vue des micro-architectures conçues par la designer Bibi Seck dans le cadre du réaménagement de la Place du Marché des Jeunes Filles à Gorée (Sénégal). Photo : Bibi Seck, 2017 Liaisons urbaines a connu une certaine visibilité médiatique, qui s’est manifestée par de nombreuses publications dans la presse spécialisée et de fréquentes invitations à des événements consacrés aux questions urbaines. Les limites de Liaisons urbaines se situent dans son statut de programme pilote ou de programme prototype. Destiné à impulser des dynamiques et à susciter des inspirations, il n’avait pas pour mission d’assurer le suivi du fonctionnement des sites après leur livraison, que ce soit en terme d’organisation, de maintenance ou de financement. Le rôle de la gouvernance locale fut donc crucial. Elle s’est structurée au cas par cas selon le projet et parfois de façon empirique 13 . Liaisons Urbaines a démontré que des interventions à petite échelle peuvent transformer les villes et influencer les politiques urbaines futures L’objectif de ce programme, certes modeste, était de sensibiliser les pouvoirs publics et les aménageurs au soin à apporter à la qualité d’usage et esthétique des espaces du quotidien dans un contexte de mutations urbaines rapides. Il était aussi de montrer qu’il était possible de mener des actions de terrain concrètes, rapides et peu onéreuses pour améliorer le cadre de vie urbain. Il s’agissait aussi, à travers ces projets, de valoriser la place de la création en Afrique, en faisant se rencontrer des habitants, des décideurs des villes et des concepteurs : artistes plasticiens, designers, et architectes. Le programme a permis de requalifier des sites qui accueillaient déjà des pratiques sociales. Il ne s’agissait pas en effet de créer des espaces publics ex-nihilo ni de bouleverser l’existant, mais d’accompagner le déjà-là avec les outils de la création spatiale. Nous avons tenté d’élaborer chaque projet en cohérence avec l’identité du site, les usages qu’il accueille et les nouveaux besoins exprimés par les destinataires. Ce programme pilote basé sur des expérimentations à l’échelle 1, n’avait pas pour objet de se pérenniser. La dernière opération s’est déroulée en 2017. On peut cependant constater que les principes mis en place par Liaisons urbaines se sont en partie diffusés et ont été déclencheurs d’autres projets de requalification d’espaces publics. Previous Next

  • African Cities Insights I Startup lions campus

    < Back Startup lions campus Yoel Mukalay Start-up Lions Campus, located on Lake Turkana in Kenya, is an ICT center designed to provide high-level training and international job opportunities to young entrepreneurs. The project, completed in 2021, is built on 1,416m2 and celebrates the unique morphology and natural beauty of the site. The campus is built from locally sourced quarry stone with a plaster finish, incorporating ventilation towers to cool workspaces and create a landmark in the area. Located in Kenya and home to Lake Turkana, the country’s largest landlocked body of water and the biggest desert lake in the world, Turkana county is well-known to be a large expanse of beautiful yet arid land with low bushes and occasional trees. Termite mounds, buzzing with activity and up to several metres high, are dotted around the region’s gently undulating landscape. These structures built by terminates are what captivated and inspired Francis Kéré, the Berlin-based architect born in Burkina Faso, when I was researching the area of a sustainable education campus on the lake’s banks. During the Global Africa Forum organised by the Munich Technical University in 2019, Francis Kéré met Ludwig Bayern, founder and CEO of Learning Lions, a non-profit organisation that works to empower young adults in impoverished rural areas of Eastern Africa. The pair then decided to build a higher education facility by Lake Turkana, that would offer valuable IT knowledge to the country’s youth. Start-up Lions Campus is an information and communication technology (ICT) centre, located on the shores of Lake Turkana, Kenya. The project was designed on an area of 1 416m2. Completed in 2021, the project responds to the urgent challenge of youth in the face of unemployment facing the region, as it offers high-level training and access to international jobs, allowing young entrepreneurs to prosper professionally without having to leave their place of origin. The campus will provide 100 new workstations and is the first step in an ambitious spread of ICT networks in remote areas. The project celebrates the unique morphology and natural beauty of its site. It is built on two levels, which follow the natural slope and have spacious roof terraces that offer panoramic views over Lake Turkana. The roof terraces are shaded by creeping vegetation, providing a pleasant exterior and gathering spaces where opportunities for informal exchange of ideas are provided. The campus is built out of locally sourced quarry stone with a plaster finish. In choosing which materials and construction techniques to use, ecological sustainability, cost, and availability factors were weighed to arrive at the best compromise. Collaboration with the local community was key in this decision-making process, drawing from their experience and expertise. The building is inspired by the towering mounds built by termite colonies in the region. Ventilation towers create a stack effect to naturally cool main workspaces by drawing heat upwards, while cool air is drawn in through specially designed low-level vents. This system allows the campus to withstand high temperatures and is especially suitable, since it avoids dust that can damage the equipment. In addition to their functional role, the towers create a landmark in the surroundings. The campus is built from locally sourced quarry stone with a plaster finish. Materials were carefully chosen, and construction techniques could be used, and levels of ecological sustainability, cost factors and availability were weighed. Collaboration with the local community was key in this decision-making process. Previous Next

  • ABOUT | AIN website

    WHAT IS AFRICA INNOVATION NETWORK In 2050, 70% of the world's population will be urban. The majority of this urbanization will occur in Africa with 60% of the population living in urban areas by then. While raising enormous challenges , this urbanization will generate significant needs in all areas and will have to be met. It is with this in mind that Africa Innovation Network, a research and innovation agency focused on the problems generated by urbanization on the continent , was created. Africa Innovation Network brings together experts in diverse and varied fields to offer sustainable and innovative solutions to complex problems linked to the continent's urbanization in order to improve the quality of life of all. A veritable laboratory for thinking about and implementing solutions adapted to the context of the continent, the target themes of the Africa Innovation Network cover all fields enabling sustainable and resilient societal development throughout Africa. These themes are grouped around the main axes : INCLUSIVE CITIES; INNOVATION AND TECHNOLOGY; ENVIRONMENT AND CLIMATE ACTION. Download our brochure Share

  • African Cities Insights I Le numérique: un terreau fertile à labourer pour la transformation durable de la mobilité

    < Back Le numérique: un terreau fertile à labourer pour la transformation durable de la mobilité Cet interview d'Antoine CHEVRE met en lumière les opportunités offertes par le numérique pour améliorer la mobilité urbaine durable en Afrique, tout en soulignant les défis de mise en œuvre. Il met en avant l'impact des technologies numériques sur la transformation des transports dans les villes africaines, en mettant l'accent sur des initiatives telles que l'utilisation du paiement mobile, la cartographie des réseaux de transport artisanal via des smartphones, et la mise à disposition des données de transport en open source. L'interview souligne également l'importance de la collaboration et de la normalisation des données (format GTFS) pour garantir leur interopérabilité et faciliter le développement d'applications. Enfin, elle aborde les défis majeurs, notamment la mise à jour des données et la standardisation dans un contexte de transport artisanal non planifié, tout en soulignant l'importance de divers moyens de transport pour améliorer la mobilité urbaine durable en Afrique. Les opportunités du numérique pour la mobilité urbaine durable en Afrique sont à la fois nombreuses et difficiles à mettre en œuvre Au cours des dernières décennies, l’avènement du numérique a permis de favoriser le déploiement de nouvelles solutions de mobilité à travers le monde, et plus récemment dans les villes africaines, afin d’améliorer les conditions de mobilité des citoyens. Des technologies numériques comme le paiement mobile qui est une véritable innovation en Afrique offre des opportunités pour accélérer le développement des villes africaines en sautant des étapes technologiques (leapfrogging) pour se positionner à l’avant-garde de la transformation numérique des transports. Les villes africaines se démarquent également par des pratiques qui sont réinventées à grand renfort de capital risque dans d’autres parties du monde. C’est le cas des taxis partagés qui est une pratique courante dans plusieurs villes africaines et se réinventent en occident avec Uberpool par exemple, qui propose de partager des taxis pour économiser. "Le numérique est un levier majeur à plusieurs titres. Pour mieux connaître le secteur du transport artisanal, pour le formaliser et pour mieux le réguler et pouvoir gérer la multitude d’opérateurs pour la puissance publique." , déclare Antoine CHEVRE, spécialiste de la Division transport de l’AFD. Le numérique permet d’avoir une meilleure connaissance de l’offre de transport, et particulièrement en ce qui concerne le transport artisanal qui se qui se définit par opposition aux exploitants de bus structurés et représente l’écrasante majorité de l’offre de transport dans les villes d’Afrique Subsaharienne. Ceci est rendu possible à travers la cartographie des réseaux de transport artisanal au moyen de smartphones et en utilisant des solutions open source. De telles initiatives ont été disséminées à travers les villes africaines, à l’instar de Digital Matatu à Nairobi, Accra Mobile au Ghana ou TransportforCairo en Egypte. La mise à disposition en mode ouvert des données transports non seulement auprès des décideurs mais aussi auprès des usagers, contribue à une meilleure régulation des systèmes existants et la planification des nouveaux modes. Une autre vertu du numérique étant de pouvoir s’adapter aux besoins de chacun. Toutefois, les données ne sont pas une finalité, car elles, seule, ne suffisent pas pour transformer le secteur du transport artisanal en Afrique. D’après le World Resource Institute, au moins 105 millions de personnes vivant dans les villes africaines ne disposent pas d’informations fiables sur leurs systèmes de transit. Il importe donc d’explorer les différents leviers de valorisation de la donnée transport. DigitalTransport4Africa (DT4A), un début de réponse au partage et à l’exploitation de la donnée transport L’initiative DT4A est née dans le but de mettre en réseau l’ensemble des acteurs engagés dans l’application du numérique aux objectifs d’amélioration de la mobilité. Elle s’inscrit dans une approche appelée « beyond mapping » qui vise donc à explorer les différentes solutions se basant sur les données pour transformer le secteur du transport artisanal. Dans ce cadre, DT4A a lancé un “Défi de l’innovation”, afin d’identifier et de financer des microprojets utilisant chacun un levier différent. Parmi ceux-ci, on peut citer : ewarren à Abidjan, une fintech qui aborde la formalisation du secteur et des données via le paiement mobile, addis map qui vise à développer une application voyageur en utilisant la technologie open source ; Trufi ; go metro en Afrique du sud qui produit un jeu de données sur le réseau de Stellenbosch pour étudier la faisabilité d’un passage à l’électro mobilité, Khartoum map qui vise à créer un jeu de données initiales. "Nous avons voulu à travers cette initiative poser les bases d’une culture de la donnée transport en Afrique en faisant la promotion de l’ouverture des données et de leur standardisation au format GTFS pour assurer l’interopérabilité." , précise Antoine. DT4A est un acteur engagé dans la construction de biens communs numériques tels que OpenStreetMap en ce qui concerne les données géographiques utiles à la cartographie des itinéraires et des arrêts. Cependant, au-delà de la dimension géographique, l’information sur les services de transport intègre le niveau de service (fréquence, vitesse commerciale, etc.). Dans ce sens, le standard GTFS (General Transit Feed System) joue un rôle crucial en ce sens qu’il s’agit d’un format de données standardisées. Il permet ainsi d’avoir des données interopérables, qui soient accessibles et facilement compréhensibles de tous, favorisant de ce fait le développement d’applicatifs. En outre, dans un contexte où la plupart des collectivités locales africaines n’a pas aujourd’hui les moyens techniques et financiers de créer et d’entretenir cette infrastructure de données au format GTFS, DT4A œuvre également à l’internalisation des compétences. Notamment, à travers le partage de connaissances et le renforcement des capacités sur la cartographie des réseaux entre autres. DT4A fournit aussi des solutions d’hébergement (GitLab) pour le stockage de jeu de données et le partage d’un centre de ressources. Il n’y a en effet pas de réel business model pour l’information voyageur Du point de vue des défis majeurs, deux écueils principaux se dégagent. Tout d’abord, celui de l’actualisation des données. En effet, il est souvent facile de mobiliser un budget pour réaliser le recueil initial mais il est beaucoup plus difficile de mobiliser des moyens techniques, humains et financiers récurrent pour mettre à jour ces données. D’un autre côté, dans un contexte de transport artisanal, par définition non planifié dans le détail, la question de la standardisation des données au format GTFS se pose dans la mesure où il est difficile d’arriver au niveau de granularité attendu d’un jeu de données GTFS. D’autant plus que ceux-ci sont censés être produits par des exploitants de transports professionnels et imposent que chaque bus qui circule soit identifié dans le temps et l’espace tout au long de l’année. Au mieux, il est possible de disposer des itinéraires avec des arrêts et une fréquence avec distinction heure de pointe / heure creuse. Néanmoins, dans un contexte de villes africaines avec une croissance rapide, le transport artisanal représente un atout majeur qui associé à d’autres moyens de mass transit, tels que le BRT ou le Tramway, permettrait de réduire considérablement les difficultés de mobilité. Ajouté à cela, et grâce au numérique, le développement des services de transport à la demande pour compléter le réseau de mobilité. De telles actions contribueraient à la réduction de l’usage de la voiture individuelle, tout en favorisant une mobilité urbaine durable. Previous Next

  • African Cities Insights I Talensi traditional houses in Ghana

    < Back Talensi traditional houses in Ghana Talensi traditional houses in Ghana are centered on the design and construction of homesteads, promoting their indigenous cultural identity and demonstrating the value of social ties. The construction process involves men constructing and roofing structures, with women covering them. The Talensi community combines innovation, local knowledge, and resources to create low-cost, sustainable communities. The standardized construction schedule ensures transparency and reliability, promoting sustainability and reusability of traditional materials. The traditional building of Talensi is principally centered on the design and construction of homesteads. The architectural circular form of these traditional buildings, its homogenous layout, choice of construction materials, and process promotes their indigenous cultural identity, stands as an embodiment of the value of social ties, represents a substantial projection of hierarchical relations that make up a family or clan. Talensi is an area in the Upper East region of Ghana in West Africa, culturally and administratively termed Talensis. House Building among Talensi is guided by a solid sense of kinship, characterized by a cooperative effort by the clan to which a person belongs. Tengzug village, Nothern Ghana photo by imb.org Traditionally, the homestead is identified as a Talensi man’s focus, source of interests, prime initiatives, deepest emotional connections, values, shelter, and esteem of life. Talensi’s view on house construction is that men put up structures and roof them while women cover the structures for habitation, but the contribution of women is not counted, though the entire construction process involves members of varied ages, social standing, skills, and genders. The fusion of innovation, local knowledge, and resources promotes low-cost and sustainable communities tailored to their specifications. The traditional houses of the Talensi are circular with flat roofs although in recent years there has been the introduction of rectangular forms. The buildings are constructed with mud. Wall construction usually includes hand-molding kneaded laterite into standard spherical sizes and using the balls to construct the wall layer by layer. Finishing also involves a standardized process of plastering the wall surfaces with a mixture of mud, cow dung, and juice from boiled empty locust bean tree pods. The juice acts as a stabilizer, hardener, and waterproofing. As a standard schedule, traditional Talensi construction normally happens in the dry season between December and April. This period is without rainfall and the entire construction process, from site preparation to wall and floor finishing, is planned in this period. The need to standardize the construction schedule within this period is further strengthened by the fact that most traditional construction participants are farmers and would be engaged in farming in the rainy season. The standardized scheduling in the dry season is transparent and understood by all participants, thereby enhancing the reliability of the commitment of the entire team to planned activities for projects. This tends to stabilize the flow of construction activities within the planned duration. Sustainability through the indigenous building culture of Talensi is environmentally friendly associated with less generation of waste. This fundamentally stems from the recyclability and reusability of traditional materials. Another dimension focuses on the ability of the traditional building materials to merge back into the natural environment when they are not in use. Previous Next

  • African Cities Insights I What would the architecture of African cities look like without western influence?

    < Back What would the architecture of African cities look like without western influence? Vincent Tshomba European colonialism has significantly impacted African architecture, leading to the disappearance of traditional architecture and the adoption of urban designs. This research aims to challenge the idea that African traditional architecture could have stood on its own without European influence. Colonization was driven by economic, humanitarian, prestige, and strategic reasons, with the exploitation of minerals and slavery promoting Western superiority. Postcolonial African locations and institutions often fall victim to stereotypes and inferiority, leading to a loss of identity and creativity. This dependence on Western architectural styles has led to the belief that African culture and architecture cannot be sustained independently. The town hall in Cape Town, built in 1905, is an example of European-inspired architecture in South Africa. It is an exact copy of traditional English town halls, with most materials, fixtures, and fittings imported from Europe. The town hall's large carillon, imported from England, reflects colonial domination and erases South Africa's traditional identity. Fassil Demissie believes that colonization has emphasized European superiority and perpetuated the idea of inferiority. Post-colonization has also led to Africans believing in their inferiority to Europeans. The reason why European colonialism is at the heart of this research is simply be-because it provoked the most effective changes. These changes did not just introduce new ways of life, but they also changed the national languages in most parts of Africa. Over the past two hundred years, there have been significant alterations in the African built environment, and traditional architecture began to disappear further in villages, making way for urban architecture. There is a feeling that African culture and architecture have become disconnected through colonialism. traditional African architecture represented a simple culture that was not very boastful of its riches. However, as the need for technology grew during the colonial period, the connection between both culture and architecture greatly diminished in favor of Manhattan-like architecture. This is another aspect of colonialism that this research hopes to challenge - whether African traditional architecture could have stood on its own, without European influence. It is already known that African architecture, in Ethiopia and Zimbabwe, was a great force in architecture globally, in the early centuries, therefore questioning whether colonialism helped or disturbed the development of African traditional architecture. Colonization stands at the heart of what is now a reformed Africa. The reason why colonization had to take place is down to four simple reasons which are economic, humanitarian, prestige, and strategic. It is important to remember that every single aspect of colonization has hugely influenced the way the rest of the world, and in particular Western culture, perceives Africans and their culture. Raw materials such as cotton were of great interest to colonists who saw an opportunity to boost their economies. The exploitation of minerals in Africa created extraordinary wealth for colonizing countries. Investors saw an opportunity to make personal fortunes by financing the establishment of the colonies. Through colonization came slavery, which provided cheap labor and increased profits and consequently boosted the wealth of the colonizer. The fact that many Africans were enslaved in the process seemed to show that Africans are inferior, and Westerners are superior, and this is a trend that still lingers. What colonization has done is set a standard of living that is considered normal, and due to poverty, many postcolonial African locations, as well as institutions, do not fit this category, and therefore they are not in the norms of European standards. Consequently, they fall victim to the inferiority that leads to stereotypes. However, the question stands, do Africans need to live by European standards, or can they be proud of their own heritage? An essay written by David Washburn further emphasized this view, as he acknowledged the impact of colonization by stating, “To name the world is to 'understand' it, to know it and to have control over it" (David Washburn, 1997) - this was a statement made regarding Europeans being the founders of the name Africa and shows how colonialism insinuates superiority over its colonies. Motsoko Pheko describes the condition of Africa as, “Torn away from his past, propelled into a universe fashioned from outside that suppresses his values, and dumbfounded by a cultural invasion that marginalizes him. The African is today the deformed image of others." (Motsoko Pheko, 2012). This statement shows that Africans are losing their identity by emulating their colonizers. By constantly emulating a different culture, one becomes completely dependent on it, and therefore the original history and creativity that should have stood by themselves, are lost. It is this dependence that has allowed westerners to believe that African culture and architecture cannot be sustained on their own. This is a stereotype that has been passed down for centuries, to believe that Africans are incapable of building an urban, contemporary city without the helping hand of the West and China. When the West and the Chinese get involved in the construction of African cities, it is not to accommodate the rich culture and existing architecture, it is simply a copy-and-paste design of what is known to be perfect, and that is Western architectural styles. Architecture in South Africa has been heavily inspired by European ideology and culture. A very good example of this architectural imitation is the town hall building in Cape Town. The town hall in Cape Town represents a great turning point in South African history. It was on the balcony of this building that Nelson Mandela delivered his first public speech after his release from prison. There are several aspects of this piece of architecture that show its European roots, and the interesting thing about the design is that none of it reflects South Africa or its people. It is in fact an almost exact copy of any traditional town hall seen in England. The town hall was built in 1905 by an architectural company called Reid and Green. It is located on the grand parade, which is the main public square in Cape Town, with the railway station within walking distance. The building was built in the Italian Renaissance style, which is not a style that celebrates South Africa’s culture or represents its habitants in any way. The Renaissance architectural period took place between the 15th and 17th centuries in various European regions, to revive and develop many elements of ancient Greek and Roman culture. This architectural style was imported to South Africa and does not honor South African Heritage. It is possible to say that a vast part of Cape Town tells a European story rather than a South African one. It is therefore not an example of South African architecture, but rather an imposed architectural style that is very different from South Africa’s traditional architecture. An interesting point regarding Cape Town city hall is the way it was designed. Not only is it European-styled architecture, but most of the building’s materials, fixtures, and fittings were imported from Europe to give it a completely European feel. The town hall has thirty-nine impressive bells, which makes it the largest carillon in South Africa. However, these bells were also imported from Loughborough in England by a company called Taylors Bell Foundry which is the largest working bell foundry in the world. This is another aspect of this architecture that shows colonial domination and how it has partly erased South Africa’s traditional identity. This view is also a view shared by Fassil Demissie, as he says, “Colonial architecture and urbanism carved its way through space, ordering and classifying the built environment while projecting the authority of European powers across South Africa in the name of science and progress.“ (Fassil Demissie, n.d.) This quote clearly shows his position regarding the impact of colonization in South Africa. The West aims to unify Europe and South Africa in a way that only glorifies its superiority in the name of colonialism. The biggest problem with colonization, as already established in this research, is the idea of one being superior to another. However, the biggest issue now remaining is the effect of post-colonization. Since Westerners have sought to establish their importance and superiority over Africans for years, Africans began to believe in their own inferiority to Europeans ( www.newobserveronline.com , 2013). A personal, four-week observation was carried out in an orphanage in Uganda that emphasizes this theory. In this orphanage, there were eleven white volunteers and one black volunteer. The interesting thing about this observation was the fact that the children were intrigued by white skin. Their assumption was that every white volunteer was very wealthy, and as a result, the children began begging for presents on an almost weekly basis. It was no secret that they admired Western culture more than their own. During an interview with a Ugandan teenager at the orphanage, it became obvious that their biggest dream was to live in Europe and experience European culture. This observation was crucial as it shows young children idealizing the prospect of being Europeans from an early age. These children dressed and behaved like Westerners, and this is, without doubt, an effect of colonization. Certain Africans, like the children at the orphanage, have accepted the stereotype of having an inferior culture and architecture compared to that of Westerners, and that is a huge problem in need of eradication. In order to get a different perspective and validity on this issue, a question was passed out to a group of fifty architecture students in Kampala University, in the capital of Uganda. The questionnaire simply asked the students to write in brief how much impact Western culture has had on their own architectural practice. One particular response stood out which said, “I get my inspiration mostly from previous famous and current European architects because they provide the best contemporary architecture that not many Africans can do, especially here in Uganda.” This response validates the point raised in the argument, that not only have Africans accepted the stereotypes that brand them as inferior, but they have also accepted that their own architecture is weak compared to Western designs. Cape town city hall This is also a view shared by Tom Burell, as he says in his book, “Why, despite our apparent strength, intelligence, and resourcefulness do we continue to lag behind and languish in so many aspects of American life?” (Tom Burell 2010, p.13) The same concern is also raised by Oluwaseun Idowu. In his blog, he says, “Our race has been so stigmatized with being inferior that it has affected our mentalities and perceptions about ourselves. We strongly believe that anything foreign is very superior to what we produce or what exists here in the continent.” (Oluwaseun Idowu, 2013) This quote emphasizes the effect of post-colonialism, and the way it has not only impacted the way Africans are perceived around the world but has also impacted the way Africans see themselves. They believe that their culture and intellectual ability are not to a high standard. This mentality has given support to the traditional stereotypes that the current, Western generation has in mind when mentioning Africa. The important thing here for Africans to understand is that Westerners have capitalized on their own culture and did not seek to change it in any way. Instead, they made it appealing and celebrated it on a daily basis. This is the approach that Africans must take regarding their culture and architecture, which is a heritage to be proud of. “What African architecture could look like without western influence?” Firstly, it’s important to understand the previous great African architecture, and with that understanding, we begin to get a clear picture of what uninterrupted African architecture could look like. So, this section will briefly study the Kingdom of Aksum now known as Ethiopia as the basis for imagining African futuristic architecture. This section not only seeks to disprove stereotypes and the idea of architectural inferiority but also seeks to show how African architecture could look when we take into consideration what has previously been established. The results of this chapter should therefore resurrect the confidence that was lost through many years of believing the opposite. The Kingdom of Aksum which existed approximately between the years 100-940 AD was an important trading nation in an area now known as Northern Ethiopia. Located in the north-eastern portion of Ethiopia, the Kingdom of Aksum sat on a high plateau, 7200 ft above sea level, and during the first century, the Kingdom of Aksum traded actively on the Red Sea coast. The Kingdom of Aksum began to rapidly rise in the early centuries of its existence by trading its vast agricultural resources, and gold and ivory, throughout the Red Sea network, through the port of Adulis, which was then transported to the Roman Empire. After becoming the first major empire to convert to Christianity, the Kingdom of Aksum, along with the Roman Empire, became even more powerful, which made it an even more respectable nation in the early centuries. It has become clear that this African nation was muchly respected, and was seen as an important nation, in contrast to what has been thought of any African nation. Clear that early Aksumite architecture was advanced for its time, and this is a massive contrast to what is known as traditional African architecture. When talking about traditional architecture in Africa, it is almost automatic to think of mud huts and straw shelters. Interpretation of Afrocentric Architecture, Vincent Tshomba 2020 Although it is indeed true that this form of architecture does exist, it is equally important to point out the early modern architecture that was just as good, if not better, than the European architecture of that time. This architecture only begs the question of whether colonialism was the best thing for a country that was already progressing without European influence. The Kingdom of Aksum presents some fantastic architecture, as supported by Kris Hirst, who says, “in Aksum itself, impressive structures were built,” (Kris Hirst, n.d.). It is unfortunate that Aksumite architecture is unknown to many people, and as Stuart Munro-Hay mentions in his book, “In most of the recent, general histories of Africa or of the Roman world, Aksum is either not mentioned at all, or is noted in brief summaries culled from earlier works” (Stuart Monru-Hay, 1991 pp.6). It is evident that the world is not aware of this brilliant, African architecture, which is a problem, because it leaves people with a poor image of European-colonized Africa. With this understanding, let's try to imagine what futuristic African architecture could look like. The first idea was to imagine a building that would relate to its origins, simply by using clay as a construction method. This is the same method that was used to build the great mosque of Djenné in Mali, which gave a starting point for reimagining the African architecture of the future. This method of construction can be seen throughout Africa, especially in most villages. Without Western influence, African architecture would have further developed the use of rammed earth, as it was already the main method in ancient Africa. The material is known to be environmentally friendly and has a minimal carbon footprint, which is exactly what modern architecture is looking for today. The material used has greatly influenced the result, which has irregular organic forms that almost mimic the African way of life. There is nothing regular about pure African architecture, and this design seeks to follow that concept with its irregular forms. It is obvious that without Western influence, African architecture would have a unique identity, and the cities would be in harmony with nature. Beautiful architecture is subjective, but identity is as unique as DNA. This artwork highlights the importance of finding one's identity through architecture. A building can speak for itself and describe its inhabitants with few words. The question is: can we look at a building and identify its origins? Architecture plays an essential role in how we perceive cultures, and the idea is to reimagine an Africa built with a strong sense of heritage, with the aim of evoking emotions and a sense of joy at the authenticity of the work that can take us all back to our childhood. So this is what African architecture would look like without Western influence. It would have its own identity that is undoubtedly recognizable around the world with its organic forms and sense of nature at the heart of every design. Without Western influence, African architecture would not be as generic, with some buildings looking more and more like Western cities. Ultimately, the best way to describe what African architecture might have been without Western influence, and identity would be more important. The architecture would be able to stand on its own and represent its people much better than a typical modern skyscraper can. It would contain modern technology, but without the typical materials and design style that can easily confuse an African city with a Western city. Finally, African architecture will instill a sense of pride that will lead to the creation of other great African architecture. Interpretation of Afrocentric Architecture, Vincent Tshomba 2020 The purpose of this research was to examine and look at whether colonialism has helped African culture and architecture. In order to achieve this, it was important to look at the impact of colonialism. This was very significant as the evidence allowed me to analyze some of the problems that came with colonialism. As mentioned already in this Research, colonialism has created a certain type of stereotype against African culture and architecture. This then gave room to tackle these stereotypes and disprove them. Previous Next

  • African Cities Insights I A New Shift In Affordable Housing In Africa

    < Back A New Shift In Affordable Housing In Africa Kairu Karega, Leandry JIEUTSA Africa is experiencing a rapid urbanization, leading to a surge in demand for affordable housing. Traditional approaches, often characterized by top-down planning and reliance on expensive imported materials, have struggled to meet this growing need. Africa's population is projected to double by 2050, with most of this growth occurring in urban areas. This rapid population increase directly translates into a higher demand for housing. Millions of people are moving from rural areas to cities in search of better economic opportunities, education, and healthcare. This migration has contributed significantly to the growth of urban centers and the subsequent demand for housing. However, a new wave of innovative projects is emerging, offering a glimpse into a future of sustainable, community-driven affordable housing solutions. This article explores two such case studies, showcasing the potential of these fresh approaches. The first delves into the innovative social housing project in Bamako, Mali, by Dutch architectural firm LEVS architecten. The second examines the concept of zero-carbon affordable housing being piloted in Rwanda by the Green Fund. These projects demonstrate that affordable, sustainable housing solutions can be created with collaboration, innovation, and a deep understanding of local needs and resources. Affordable and sustainable housing in Bamako: LEVS Architecten’s prototype uses earth blocks and modular design for community growth In Bamako, Mali, LEVS architecten has developed a prototype for social housing that addresses both affordability and sustainability. This project, commissioned by the Malinese Ministry of Urban Development and Housing, aims to provide 280 living spaces using hydraulically compressed earth blocks (HCEB). These blocks are a sustainable alternative to conventional building materials, offering cost savings and environmental benefits. The design of the housing units follows a fixed grid pattern, common in African urban planning, with each unit measuring 10m x 20m. This approach allows for flexibility and variation within a standardized framework. The use of HCEB, produced on-site with a mobile compression machine, reduces transportation costs and supports local employment. HCEB offers several advantages, including improved indoor climate and reduced reliance on imported materials. The project also emphasizes community involvement, with local residents participating in the construction process. This not only fosters a sense of ownership but also builds local capacity for future projects. The key to the project's success lies in its collaborative approach. Designing the houses with modular units allows residents to adapt and expand their living spaces as their families grow. The project also prioritizes community spaces, fostering social interaction and a sense of belonging. Courtyards are an integral part of the design, they provide a safe haven for children to play and residents to gather. Affordable, zero-carbon housing in Rwanda: prefabricated, locally-built units support green growth and climate resilience goals In Rwanda, the Zero Carbon Affordable Housing project aims to provide low-cost, sustainable housing solutions that align with the country’s green growth and climate resilience strategy. This initiative, supported by the Rwanda Green Fund, focuses on developing prefabricated housing units that can be mass-produced and constructed at a target cost of $250 per square meter. The project utilizes locally manufactured building materials to minimize carbon emissions and support the local economy. The prefabrication system allows for rapid construction, reducing labor costs and ensuring consistent quality. The pilot phase includes a multi-storey building with six dwelling units, showcasing the potential for scalable, high-density housing. By integrating green building practices, the project aims to reduce the carbon footprint of new housing developments. This aligns with Rwanda’s commitment to achieving net-zero carbon emissions by 2050. Additionally, the project supports job creation and skills development in the construction sector. Affordable housing projects in Bamako and Rwanda are laying the foundation for Africa’s future This approach to affordable housing goes beyond just providing shelter. They are creating a model for sustainable urban development that can be replicated across Africa. By focusing on low-carbon technologies and local materials, they are addressing both environmental and economic challenges. The Prototype Social Housing in Bamako and the Zero Carbon Affordable Housing for Rwanda represent significant strides in addressing the affordable housing crisis in Africa. These projects demonstrate that it is possible to create housing solutions that are not only cost-effective but also sustainable and culturally relevant. By leveraging local materials, innovative building techniques, and community involvement, these initiatives offer a blueprint for future housing developments across the continent. As Africa continues to urbanize, the need for affordable housing will only grow. Projects like these provide hope and inspiration, showing that with the right approach, it is possible to meet this challenge head-on. Despite the promise of these innovative approaches, several challenges remain S ecuring adequate funding for affordable housing projects remains a significant obstacle. The African Development Bank estimates that Africa faces a housing deficit of 56 million units, requiring an annual investment of $20-25 billion. Governments, international organizations, and private investors need to play a more active role in providing financial support. For instance, the Rwanda Green Fund has committed $100 million to support green housing projects. Supportive government policies are essential to create an enabling environment for affordable housing development. This includes land reform, building regulations, and incentives for private sector participation. In Kenya, the government has introduced tax incentives for developers who build affordable housing units, aiming to construct 500,000 new homes by 2022. Such policies can significantly boost the sector and attract more investment. Building the capacity of local communities, governments, and construction professionals to implement sustainable housing solutions is crucial. Training programs and workshops can equip local builders with the skills needed to use innovative materials and techniques. For example, the Prototype Social Housing project in Bamako involves local residents in the construction process, fostering a sense of ownership and building local capacity. Scaling up these innovative approaches to meet the growing demand for affordable housing requires careful planning and coordination. The Zero Carbon Affordable Housing project in Rwanda aims to develop a scalable model that can be replicated across the country and beyond. By standardizing designs and using prefabricated materials, the project can achieve economies of scale and reduce costs Addressing the affordable housing crisis in Africa requires a multifaceted approach that includes innovative design, sustainable materials, and community involvement. While challenges such as financing, policy frameworks, capacity building, and scalability remain, the success of projects like those in Bamako and Rwanda demonstrates that it is possible to create affordable, sustainable housing solutions. With continued support and collaboration, these initiatives can serve as blueprints for future developments across the continent. The future of affordable housing in Africa lies in collaboration, innovation, and a deep understanding of local needs and resources. By working together, we can build a more equitable and sustainable future for all. Previous Next

  • African Cities Insights I La géopolitique de la gouvernance urbaine – une approche innovante pour coproduire des connaissances

    < Back La géopolitique de la gouvernance urbaine – une approche innovante pour coproduire des connaissances Sina Schlimmer L'Institut français des relations internationales (Ifri) lance un programme de recherche intitulé « Gouverner la transition urbaine en Afrique » pour aborder la compétition géopolitique croissante autour des infrastructures urbaines et les approches de gouvernance innovantes pour les villes de taille moyenne en Afrique. Ce programme vise à créer des connaissances sur la gouvernance urbaine en développant des approches qui lient recherche, utilité sociale et action concrète. Lancé en 2022, il se concentrera sur des études continentales, régionales, nationales et de quartiers, abordant trois domaines clés interconnectés de la gouvernance urbaine : le foncier, la mobilité et les infrastructures. Le programme traitera également des besoins en matière de financement des infrastructures, des questions foncières et de mobilité à travers des études de cas issues de capitales et de villes de taille moyenne en Côte d'Ivoire, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et en Tanzanie. Il vise aussi à briser les frontières de la connaissance entre le « Sud global » et le « Nord global » en intégrant les perspectives des acteurs de différents secteurs professionnels liés à la gouvernance urbaine dans la conception de la recherche. Le nombre d'initiatives de recherche sur les villes africaines et sur la manière de réguler leur croissance ne cesse de croître. De nombreux acteurs contribuent à la gouvernance urbaine et beaucoup mènent leurs propres collectes de données et produisent des résultats de recherche. Cependant, les canaux et les interactions entre ces organisations et experts restent souvent limités et sous-exploités. Ce programme de recherche, lancé par l'Ifri en mai 2022, a pour objectif de fournir une plateforme permettant à ces acteurs de se rencontrer, de partager leur expertise et de coproduire des connaissances dans trois domaines clés interconnectés de la gouvernance urbaine : le foncier, la mobilité et les infrastructures. Le programme repose sur un consortium multipartite dont les membres sont des chercheurs, des décideurs locaux et nationaux, des organisations de la société civile et des fondations, des agences de développement, des organisations internationales, des corps professionnels et des acteurs du secteur privé, tous directement impliqués dans différents secteurs et activités liés à la gouvernance urbaine. Les réflexions transversales, les ateliers de recherche, les publications et des événements plus classiques, comme des webinaires et des conférences organisés dans des villes européennes et africaines, seront les principaux composants du programme. Les activités de la première année se concentreront sur les politiques de gouvernance urbaine, la concurrence géopolitique croissante autour des infrastructures urbaines et les approches de gouvernance innovantes pour les villes de taille moyenne. Au cours de la dernière décennie, la croissance urbaine en Afrique a suscité une grande attention de la communauté internationale. Plus particulièrement, depuis que l'objectif de créer des villes inclusives et durables a été inclus dans la liste des 17 Objectifs de développement durable en 2015, divers acteurs de différents secteurs (privé, agences de donateurs bilatéraux et multilatéraux, société civile et mouvements de base, municipalités, gouvernements nationaux, etc.) et à différents niveaux (local, national et international) ont développé des programmes, lancé des initiatives et construit leurs agendas autour des dynamiques d'urbanisation sur le continent. Des programmes de politiques, des projets de développement, des initiatives de diplomatie municipale, mais aussi des modèles d'investissement et de financement – tous visant à contribuer au développement urbain du continent – ont été conçus et mis en œuvre par de nombreux types d'acteurs et d'institutions. Ensemble, ils forment un réseau dense et multi-échelle d'acteurs, d'initiatives, de relations et de compétitions qui constituent et caractérisent la gouvernance urbaine (Förster, Amman, 2018; Bekker, Fourchard, 2013, Myers, 2011). ] Les initiatives de recherche traitant de la transformation des villes africaines augmentent également, mais ne sont pas récentes. Des chercheurs issus de multiples disciplines – en particulier dans les universités occidentales – produisent des connaissances, notamment depuis les années 1950. Ce corpus comprend de nombreux débats sur la nature, les acteurs et, dans une certaine mesure, la politique de la gouvernance urbaine (voir un aperçu de la littérature dans Schlimmer, 2022). Mais la production de connaissances sur les villes africaines et la gouvernance urbaine n'est pas un domaine exclusif des salles de séminaires et des revues académiques : des agences de développement, des organisations de la société civile spécialisées, des réseaux internationaux (UCGL, FMDV, etc.) et des corps professionnels ont produit des rapports contenant des informations empiriques précieuses, basées sur des collectes de données quantitatives et qualitatives ou des restitutions d’événements. En résumé : autant les acteurs impliqués dans la gouvernance des villes africaines sont nombreux, autant les initiatives de recherche créent de la sensibilisation et des données. Dans ce contexte de débats vifs et d'expertise croissante, deux grands problèmes se posent : le premier est la communication limitée et la collaboration restreinte entre les membres de cette communauté de recherche et de gouvernance urbaine. Chaque institution étant absorbée par ses propres agendas, objectifs et centres d'intérêt, il peut être difficile d'identifier des initiatives de recherche similaires menées par d'autres organisations. Deuxièmement, il est de notoriété commune qu’après leur publication, certaines données et rapports restent inexploités tandis que de nouveaux projets et initiatives de recherche sont déjà en préparation. En lien avec ce problème, certaines institutions réfléchissent à la manière d’améliorer la promotion et l’élargissement de la diffusion de leurs produits de recherche. Le programme de recherche sur « Gouverner la transition urbaine en Afrique » coordonné par l'Institut français des relations internationales (Ifri) vise à créer des connaissances sur la gouvernance urbaine en développant des approches pour aborder ces questions, qui concernent le lien entre la recherche, son utilité sociale et l’action concrète. L'architecture même du programme reflète cette approche de recherche orientée vers la résolution de problèmes : elle repose sur l’objectif de coproduire des connaissances avec différents acteurs clés impliqués dans la gouvernance urbaine, tant à l’international, qu’au niveau bilatéral et national. À partir de 2022, le projet se concentrera sur des études continentales, régionales, nationales (Côte d'Ivoire, Kenya, Nigeria, Sénégal et Tanzanie) et locales portant sur trois domaines interconnectés de la gouvernance urbaine : le foncier, la mobilité et les infrastructures. L’un des principaux sujets de la première année est l’accent croissant mis par les gouvernements, la communauté internationale, mais aussi les entreprises, sur la promotion des villes de taille moyenne et des nouvelles villes. Les publications porteront, par exemple, sur les enseignements tirés du projet de « nouvelle ville » à Diamniadio. Initialement annoncé comme une initiative pour décongestionner la capitale sénégalaise Dakar, des rapports et discours sur son caractère de ville fantôme et la viabilité limitée des créations urbaines ex nihilo se multiplient. Une autre recherche porte sur les villes de taille moyenne au Nigeria, où la recherche sur les politiques urbaines s’est largement concentrée sur la croissance exponentielle de la mégapole Lagos. Les résultats de cette recherche seront présentés et discutés lors de webinaires impliquant des décideurs et des experts des pays concernés. Le centre Afrique subsaharienne de l'Ifri organise un programme de recherche sur les grands défis des transitions urbaines en Afrique (2022-2024). Il a mis en place un consortium composé d'experts d'organisations internationales, des pays cibles de l'étude, ainsi que de la France et de l'Allemagne (et le réseau est encore en expansion), qui couvrent les domaines professionnels suivants : organisations internationales multilatérales et clés dans le domaine de la gouvernance urbaine en Afrique, agences de développement bilatérales, institutions académiques, secteur privé/entreprises impliquées dans le développement des infrastructures urbaines, maires, corps professionnels (par exemple dans les domaines du foncier et de l’urbanisme), ainsi que des fondations et des organisations de la société civile. Avant la création du consortium, une phase de consultation d'un an avec des parties prenantes basées en France, en Allemagne et au Kenya a permis de rencontrer et de discuter avec des chercheurs, des experts et des représentants de différentes institutions afin de comprendre leurs approches et définitions de la gouvernance urbaine, d’en apprendre davantage sur leurs activités et d’identifier leurs besoins en termes de production et de diffusion de connaissances de leurs propres initiatives de recherche. Sur la base de ces entretiens et de ces sessions de travail avec les membres du consortium, une carte des initiatives et données existantes a été créée, des idées pour accroître leur impact et étendre leur portée ont été développées, et un pool de domaines de recherche qui restent à aborder a été établi. Il est nécessaire de mieux comprendre les questions foncières, le financement des infrastructures et la mobilité, que ce programme abordera à travers des études de cas portant sur des capitales et des villes de taille moyenne en Côte d'Ivoire, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et en Tanzanie. La coproduction de connaissances est le concept clé de ce consortium. Elle sera mise en œuvre à travers différentes méthodes de collecte de données, d'analyse et de diffusion de la recherche. “Ateliers multi-acteurs sur différents aspects de la gouvernance urbaine” En plus des webinaires classiques et d'une conférence annuelle organisée à tour de rôle dans une ville européenne et une ville africaine, les ateliers seront des moments clés pour coproduire, partager et échanger. Les partenaires du consortium se réuniront pour discuter de sujets sélectionnés. Durant la première année du programme, les événements porteront sur le financement durable des projets de « nouvelles villes ». Basé sur l’expérience de l’Ifri en tant que think tank leader sur les relations internationales, l’événement abordera la question du financement des infrastructures urbaines en tant que terrain fertile pour la concurrence géopolitique, à mesure que le nombre de partenariats public-privé (PPP) et d’accords de financement entre les gouvernements africains et des partenaires « traditionnels » et « nouveaux » (par exemple, la Turquie, les États du Golfe, la Chine) augmente. Un autre webinaire abordera différentes approches de la gouvernance urbaine dans les villes de taille moyenne, y compris la coopération décentralisée et la diplomatie des villes. Lors de ces événements, les participants partageront leurs expériences professionnelles quotidiennes en les confrontant aux perspectives et analyses d’experts et de chercheurs. Inversement, les chercheurs et experts auront l’occasion de se rapprocher des professionnels, praticiens et décideurs impliqués dans les secteurs foncier, de la mobilité et des infrastructures de la gouvernance urbaine. L'objectif est de créer un environnement d'apprentissage constructif, où tous les participants cherchent à dépasser les frontières institutionnelles et les cloisonnements thématiques. Briser les frontières de la connaissance entre le « Sud global » et le « Nord global » L’une des principales observations de la recherche sur les villes africaines est que les outils de gouvernance et de planification, les normes et les modèles sont largement inspirés d’approches occidentales, dont certaines se sont révélées incompatibles avec les réalités de la vie urbaine sur le terrain (Lindell, 2008). Le pool de chercheurs et d’experts impliqués dans le programme a travaillé dans des institutions internationales, africaines et européennes et acquis de l’expérience dans la création de villes dans différents contextes. Ils contribueront aux discussions transversales et déconstruiront les approches dominantes. Les articles comparatifs et coécrits confrontant des études de cas et croisant des approches disciplinaires sont encouragés. Les produits de recherche se concentreront sur différentes échelles d'analyse allant du niveau continental au niveau local. “Un réseau croissant de chercheurs, d'experts et de professionnels” Le consortium et les événements qui seront organisés sont conçus comme une plateforme d'échange, d'apprentissage et de mise en réseau. Le réseau se développera au fil du temps en incluant davantage d'institutions, d'experts et en particulier de jeunes chercheurs intéressés par une recherche novatrice axée sur les politiques et les actions en matière de gouvernance urbaine. Les praticiens de différents secteurs urbains soulignent parfois les impacts limités, directs et mesurables, de la recherche sur les projets urbains et les communautés cibles. Bien que ce programme de recherche n’ait pas pour objectif de formuler des solutions fixes et compactes pour la gouvernance urbaine, sa fondation sur un consortium multi-acteurs facilitera l'accessibilité et la compréhension des résultats de la recherche par un public non académique et orienté vers l'action, augmentant ainsi sa signification. Notre approche de coproduction aidera à inclure les perspectives des parties prenantes de différents domaines professionnels liés à la gouvernance urbaine dans la conception de la recherche. Les perspectives et connaissances créées se diffuseront à travers les activités et approches du programme : Événements de restitution : La plupart des études publiées (formats longs et courts), publiées en anglais et en français, seront présentées par leurs auteurs lors de cycles de webinaires et/ou lors de la conférence annuelle ouverte au grand public. La première conférence annuelle est prévue à Dakar en 2023 et réunira des experts et de jeunes chercheurs de la région pour partager des connaissances et discuter des défis liés au foncier, aux infrastructures et à la mobilité dans les projets de nouvelles villes établis dans la région. Certaines des recherches menées seront également présentées lors de petits ateliers multi-acteurs, où les praticiens du consortium pourront directement partager leurs préoccupations quant à la pertinence et à la réutilisation des résultats de la recherche dans leur travail quotidien. Si des fonds sont disponibles, des événements de restitution régionaux et locaux permettront à la population cible de projets urbains spécifiques, ainsi qu'aux représentants de la société civile et des mouvements de base, de partager leurs commentaires et d'évaluer la signification des résultats de la recherche. Collaborations scientifiques entre différentes institutions d'apprentissage : dans la mesure où les sujets le permettent, nos chercheurs seront encouragés à coécrire leurs articles avec des collègues d’autres instituts de recherche, afin de favoriser les synergies entre les institutions d’apprentissage et d’élargir le réseau. L'Ifri collabore étroitement avec les Instituts français de recherche à l'étranger (UMIFRE), qui sont des plateformes renforçant la collaboration scientifique entre les chercheurs français et les laboratoires de recherche du monde entier. Les bureaux à Nairobi, au Kenya, et à Ibadan, au Nigeria, sont des partenaires proches qui nous aident à identifier de jeunes chercheurs et experts ainsi que des initiatives de recherche traitant de sujets liés à la gouvernance urbaine. Membres actifs du consortium représentés dans nos pays cibles d’étude : en plus des chercheurs qui mènent des travaux de terrain, le consortium de recherche est composé d'organisations internationales, d'agences de développement, de fondations et d'entreprises ayant des bureaux dans nos différents pays cibles d'étude. Ils sont concrètement impliqués dans différents aspects de la gouvernance urbaine, tels que la formulation de politiques, l’urbanisme, le financement, la conception et la mise en œuvre d’infrastructures, mais aussi le soutien aux organisations de la société civile. La présence active de nos partenaires sur le terrain, y compris des chercheurs, ONU-Habitat, la Fondation Friedrich-Ebert, l'Agence française de développement, mais aussi Bureau Veritas, Egis, Meridiam, Orange et la Société, est cruciale lors de la diffusion de nos résultats de recherche, lors de leurs propres événements et activités, mais aussi lors de la coorganisation de séminaires de restitution sur place. Ils serviront également de nœuds pour les réseaux locaux que nous entendons construire et étendre pendant le programme. Conçu comme un consortium de recherche multi-acteurs, notre programme est une initiative novatrice qui vise à exploiter l'expertise des différentes parties prenantes impliquées dans la gouvernance urbaine pour coproduire une recherche pertinente et socialement utile. Après un an de revue de la littérature, de réseautage et de plusieurs séries de réunions de consultation, le programme de recherche « Gouverner la transition urbaine en Afrique » a été lancé en mai 2022 à l’Ifri à Paris. Les membres du consortium se sont réunis pour préparer et valider la feuille de route de la première année du programme et ont décidé à la fois du programme de recherche et des événements à organiser. Le foncier, les infrastructures et la mobilité seront traités comme des domaines clés interconnectés de la gouvernance urbaine. L’évaluation de ces secteurs est particulièrement pertinente dans les villes de taille moyenne, qui reflètent certains des taux de croissance urbaine les plus élevés du continent. L'agenda de la première année met également l'accent sur la politique de la gouvernance urbaine, y compris la concurrence géopolitique croissante autour des projets d'infrastructures urbaines par des pays partenaires dits « traditionnels » et « émergents ». La fondation du consortium de recherche a été lancée, mais il ne peut vivre et se développer que si d'autres experts, chercheurs et partenaires rejoignent l’aventure et alimentent nos réflexions et débats sur la gouvernance urbaine tout au long de sa mise en œuvre. Previous Next

  • Africityshoot: Obala-Cameroon

    Obala is a city located in the Centre Region of Cameroon, positioned near the capital, Yaoundé. It serves primarily as a local administrative and trade center, vital for its surrounding agricultural communities. Known for its fertile lands, Obala supports the cultivation of various crops, contributing significantly to the regional economy. The city is characterized by a mix of traditional Cameroonian cultures and languages, reflecting the diverse ethnic composition of the area. While not a major tourist destination, Obala offers a genuine glimpse into the daily lives and practices of its inhabitants, with local markets and community events that showcase the rich cultural heritage of Cameroon. Obala-Cameroon Obala is a city located in the Centre Region of Cameroon, positioned near the capital, Yaoundé. It serves primarily as a local administrative and trade center, vital for its surrounding agricultural communities. Known for its fertile lands, Obala supports the cultivation of various crops, contributing significantly to the regional economy. The city is characterized by a mix of traditional Cameroonian cultures and languages, reflecting the diverse ethnic composition of the area. While not a major tourist destination, Obala offers a genuine glimpse into the daily lives and practices of its inhabitants, with local markets and community events that showcase the rich cultural heritage of Cameroon.

  • AFRICAN CITIES ROUND TOUR | Africa Innovation Network

    A documentary series that gives voice to the continent's actors to draw a vision of more sustainable, resilient, and inclusive African cities. The Round tour aims to take stock of the urban dynamics on the continent while taking a forward-looking look at the African cities of tomorrow. African Cities Round Tour African Cities Round Tour is a documentary series that gives voice to the continent's actors to draw a vision of more sustainable, resilient, and inclusive African cities, especially through the potential of innovation and technological development. Urban planners, architects, designers, artists, engineers, and ordinary city dwellers, the African cities round tour aims to take stock of the urban dynamics on the continent, while taking a forward-looking look at the African cities of tomorrow. Download the brochure IVORY COAST Côte d'Ivoire, officially the Republic of Côte d'Ivoire (RCI), is a state located in Africa, in the western part of the Gulf of Guinea. With an area of 322,462 km2, it has an estimated population of 28,088,455 in 2021. The urbanization rate has risen from 17.7 percent in 1960 to over 50 percent in 2018. Among African nations with more than 5 million inhabitants, Côte d'Ivoire is the third most urbanized country, behind Côte d'Ivoire and Ghana. The urban system is characterized by a predominant city of about 4.5 million inhabitants (Abidjan), a city of about 500,000 inhabitants (Bouaké), three cities of more than 200,000 inhabitants (Daloa, Korhogo and Yamoussoukro the capital), and other secondary cities of more than 100,000 inhabitants. CAMEROON A Central African country with an estimated population of more than 25 million in 2019, Cameroon is one of the countries with the most important urban dynamics in the sub-region. This first documentary addresses the challenges of urbanization in Cameroon and the vision for more inclusive and sustainable cities. Through the eyes of many experts in urban planning, architecture, environment, urban policies, etc., this documentary analyzes the urban dynamics in the country and draws the fundamentals for building more resilient and sustainable urban settlements in Cameroon.

  • African Cities Insights I Faire la ville ensemble : co-construire la ville africaine par l'apprentissage

    < Back Faire la ville ensemble : co-construire la ville africaine par l'apprentissage Stéphanie Wattrelos Rutily, Insaf Ben Othmane La tendance mondiale à l'urbanisation s'accélère, avec plus de la moitié de la population mondiale vivant en ville, une proportion qui devrait atteindre 70 % d'ici 2050. Cependant, 90 % de cette croissance se produit en Asie et en Afrique, avec 75 % concentrée dans les villes intermédiaires de moins d'un million d'habitants. Les gouvernements africains sont confrontés à d'énormes défis pour améliorer les conditions de vie et répondre aux besoins des nouveaux citadins. L'urbanisme participatif représente un changement de paradigme qui appelle à des arrangements coopératifs où les habitants et les acteurs de la ville participent au processus de planification, de conception et de gestion. Le Campus AFD, Oecumene Spaces For Dignity et Africa Innovation Network ont co-construit « Faire La Ville Ensemble » pour soutenir les acteurs de la ville dans la prise de conscience des changements de paradigme nécessaires. La structure pédagogique numérique alterne entre apprentissage en ligne et temps collaboratifs dans un atelier numérique, fondée sur des principes pédagogiques innovants. Nous vivons dans un monde en rupture, où tout change, tout s'accélère, tout devient plus complexe, plus fragile et incertain. La planète s'urbanise à un rythme sans précédent. Déjà, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville ; cette proportion atteindra 70 % d'ici 2050. Toutefois, bien que cette tendance soit mondiale, elle n'est pas uniforme : 90 % de la croissance urbaine mondiale se produit en Asie et en Afrique, avec des caractéristiques variées d'un pays à l'autre en termes de vitesse, d'échelle, de structure du tissu urbain et de couverture territoriale ; la croissance urbaine se déroule dans des mégapoles, mais 75 % de cette croissance se produit et continuera de se produire dans les villes intermédiaires de moins d'un million d'habitants. Les gouvernements africains, tant nationaux que locaux, sont confrontés à d'immenses défis pour améliorer les conditions de vie de leurs habitants et répondre aux besoins des nouveaux citadins. L'ampleur, la force et la vitesse de ces changements nous obligent à agir rapidement, à réinventer nos façons de penser et de vivre dans le monde, et surtout à replacer les habitants et les utilisateurs au cœur de la construction des villes et des territoires. « L'urbanisme participatif est un paradigme de planification qui appelle à des arrangements coopératifs dans lesquels les habitants et les acteurs de la ville sont impliqués dans le processus de planification, de conception et de gestion. Il promeut le dialogue ouvert et la collaboration fructueuse entre les parties prenantes : habitants, utilisateurs, experts, décideurs et investisseurs, permettant de renforcer la cohésion sociale et une meilleure gestion des ressources avec un engagement toujours plus grand des communautés, des institutions locales et des acteurs locaux. Cependant, l'urbanisme participatif n'est pas intuitif. Il nécessite un fort engagement des maîtres d'ouvrage et, par conséquent, des élus locaux ainsi que la participation d'une vaste gamme d'acteurs prêts à s'investir. Il requiert un investissement important en temps et en ressources, une méthodologie structurée et des efforts ciblés pour assurer le succès. Qui dit urbanisme participatif dit participation. De nouvelles compétences doivent être acquises pour mobiliser et fédérer les acteurs locaux, collaborer et co-construire. » Insaf Ben Othmane Hamrouni, Fondatrice et Directrice exécutive, Œcumene Spaces For Dignity. La construction de la ville, en Afrique comme dans le monde, ne peut plus se faire sans les habitants, les utilisateurs, les acteurs économiques, les associations, les experts et les opérateurs. Cela doit être présent à toutes les étapes du projet (de sa conception à sa mise en œuvre). Ce changement de paradigme dans la manière de penser l'urbanisme et cette reconfiguration des rôles impliquent de nouveaux « modes de faire » : « faire avec » et, surtout, « faire ensemble ». Le continent africain bénéficie de certains atouts, tels que : La puissance de l'innovation africaine combinant à la fois l'esprit du jugaad (faire mieux ou aussi bien avec moins de ressources) et le leapfrogging (capacité à faire un bond qualitatif) ; Une culture du collectif et de la fabrication informelle de la ville (une culture de l'apprentissage communautaire) ; L'émergence des communs urbains, qui prennent la forme de « lieux, publics ou privés, partagés par les habitants qui développent des usages pluriels, impliquant ainsi une multitude d'acteurs différents dans une gouvernance ouverte et mobilisant les ressources variées du territoire, matérielles et immatérielles, pour des usages destinés à différents cercles d'utilisateurs » (Françoise et al., 2022). Ces communs urbains se concrétisent de manière plus tangible par le développement de tiers-lieux culturels, de terrains de sport, de jardins partagés, de Fab labs, d'espaces de marché et de communautés d'apprentissage. En Afrique, des initiatives d'urbanisme participatif ont émergé dans le processus de fabrication du tissu urbain et prennent des formes multiples, telles que l'urbanisme tactique, l'urbanisme éphémère, l'urbanisme temporaire, l'urbanisme transitoire, etc. Véritable levier de transformation des territoires par la co-construction, le partage, la participation et l'innovation, l'urbanisme participatif offre de nombreuses opportunités pour construire des territoires plus inclusifs, résilients et durables, répondant aux besoins de leurs habitants. Pour Luc Gnacadja, la gestion et la gouvernance urbaine doivent se hisser à la hauteur des défis. Le premier facteur requis est le leadership et la qualité managériale des acteurs clés de la gouvernance publique. « Nous ne sommes pas équipés pour sortir de nos schémas mentaux et inventer de nouvelles manières de faire ; nous devons collectivement apprendre à libérer nos imaginaires et à nous affranchir de nos préjugés, à penser systématiquement et à connecter plutôt que séparer. Il ne s'agit pas d'éclipser le savoir-faire technique, mais de renforcer la capacité à identifier, mobiliser et synergiser les initiatives sur le terrain pour activer des collaborations qui mettent en valeur l'intelligence collective et partagent la connaissance, la créativité et la co-construction de solutions propres à chaque territoire. Et cela doit être appris, vécu et expérimenté plutôt que décrété. » Stéphanie Wattrelos Rutily, Urbaniste, chargée de projets pédagogiques, Campus AFD. La ville africaine durable doit être plus inclusive, libérant la créativité de chacun pour construire des solutions durables. Pour relever le défi de la ville pour tous et soutenir les acteurs de la ville dans la sensibilisation aux changements de paradigme nécessaires, le Campus AFD, Oecumene Spaces For Dignity et Africa Innovation Network ont co-construit, avec et pour ces acteurs, « Faire La Ville Ensemble » un nouveau parcours d'apprentissage immersif et collaboratif. Ses objectifs : comprendre les dynamiques complexes à l'œuvre dans les territoires urbains ; identifier les notions de participation et co-définir ensemble les concepts clés pour une participation ouverte et partagée en Afrique ; sensibiliser et initier les acteurs de la ville en Afrique aux approches et outils pour co-construire des projets urbains en s'appuyant sur l'intelligence collective et la créativité. Cette formation vise à transformer les postures et à accompagner le changement pour passer du rôle traditionnel de chef de projet à celui de facilitateur au sein de son territoire. « Ce que je retiens de mon parcours sur “Faire la ville ensemble”, ce sont ces moments intenses qui ponctuent les différentes phases de mise en œuvre de la participation comme outil essentiel à la fabrication de la ville. Cet exercice complexe et instructif nous a permis, en tant que participants, de faire face aux défis de nos villes, notamment en Afrique, où l'anarchie, la précarité et l'absence de planification stratégique en constituent le trait central. Mais à mesure que nous apprenions ces méthodes de participation, nous avons réalisé qu'il est possible de rêver de villes africaines inclusives et durables qui se construisent différemment, avec de nouvelles approches impliquant les différents acteurs dans la création d'une vision partagée de leur ville. Cela permet aux autres parties prenantes de planifier ensemble et de travailler vers un objectif commun. Ces méthodes bénéficient à l'Agence d'urbanisme du Grand Tunis, qui intervient principalement pour assister les autorités locales dans l'élaboration de leurs outils d'urbanisme, constituant une opportunité de mettre ces approches en pratique. » Jihene Ghiloufi Dahmeni, Ingénieur, Directrice de la gestion de l'information urbaine, Tunisie. La structure pédagogique numérique « Faire la Ville Ensemble », co-construite avec les acteurs locaux, alternera apprentissage en ligne et temps collaboratifs dans un atelier numérique, en s'appuyant sur des principes pédagogiques innovants, à savoir : Conçue comme un commun numérique, la plateforme « Faire la Ville Ensemble » propose du contenu éducatif dynamique et interactif (expériences de terrain, vidéos, infographies, boîtes à outils, quiz...) à découvrir à son propre rythme et en autonomie ; Et pour explorer, inventer, se mettre à la place de… et apprendre par le jeu, l'intelligence collective et la créativité, des ateliers numériques collaboratifs ponctuent tout le parcours pour ceux qui disposent de plus de temps. Plus qu'une simple formation, « Faire la Ville Ensemble » est une véritable expérience d'apprentissage qui s'appuie sur l'innovation, l'intelligence collective et la puissance du partage d'expériences. C'est avant tout une communauté d'acteurs de la ville engagés dans la volonté de replacer l'humain au cœur de la construction de la ville. Previous Next

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